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Volume 48, numéro 98 novembre 2012

À l'avant-garde avec GéoIndex+

La Bibliothèque remporte un prix des services documentaires du Québec pour son nouvel outil de traitement des données géospatiales
GéoIndex+ est une plateforme de découverte, de consultation et d’extraction de données géospatiales lancée il y a quelques mois à l’Université Laval. Elle combine la recherche spatiale et textuelle en utilisant des technologies récentes, principalement des logiciels libres. Puissante et novatrice, elle permet un repérage et un accès grandement simplifiés aux données géospatiales. Et elle a remporté le prix Innovation 2012 des services documentaires du Québec, le 31 octobre à Montréal, lors du Congrès des milieux documentaires du Québec.

«Il ne fait aucun doute que l’Université se situe maintenant à l’avant-garde des bibliothèques universitaires nord-américaines quant aux méthodes de diffusion et de gestion des données géospatiales», affirme le bibliothécaire Stéfano Biondo.

Ce spécialiste des données géospatiales et des documents cartographiques est rattaché au Centre d’information géographique et statistique, ou Centre GéoStat. Il est l’un des concepteurs de la plateforme GéoIndex+. L’autre est Martin Ouellet, un analyste de l’informatique et spécialiste en géomatique rattaché à la section Recherche et développements numériques de la Bibliothèque.

Les données géospatiales proviennent notamment de cartes topographiques numériques, de points GPS, de photographies aériennes numériques et d’images satellites. Ces données représentent des objets ou des événements de même nature sur un territoire défini. Il peut s’agir, entre autres, d’un réseau routier, de cours d’eau ou de la représentation géographique de la concentration d’industries. Les données de même nature sont regroupées pour former une couche d’information géographique proprement dite. L’usager a la possibilité de poser ces différentes couches les unes sur les autres dans le but de comprendre visuellement l’évolution de certains phénomènes.

«L’usager, explique Stéfano Biondo, peut visualiser une couche d’information, ensuite l’extraire et la transférer dans son propre logiciel de cartographie pour la traiter. S’il intègre les données à des logiciels très puissants, il peut faire des requêtes telles que: montrez-moi tous les bâtiments à deux étages construits avant 1955 et situés à moins d’un kilomètre de l’autoroute Félix-Leclerc à la hauteur de Québec.»

Autrefois réservées à une clientèle experte, les données géospatiales se sont démocratisées avec l’apparition du GPS, de la cartographie de masse du type Google Maps et des appareils mobiles intelligents. Architecture, biologie, archéologie, génie du bois ou service social, les domaines d’études utilisant les données géospatiales sont maintenant très diversifiés.

GéoIndex+ est actuellement la seule plateforme d’accès aux données géospatiales en Amérique du Nord à combiner un puissant moteur de recherche textuelle sémantique à un moteur de recherche spatiale performant. Le système est doté d’une interface Web cartographique à la fois interactive et conviviale où se côtoient une carte de base, qui sert de fond cartographique, et les résultats de la recherche.

«Notre objectif, souligne Stéfano Biondo, est de faciliter la vie de l’étudiant, du chercheur et du professeur en leur disant: voici un outil qui peut repérer rapidement vos données et les extraire, pour que vous puissiez passer plus de temps à les exploiter et à les analyser.» Le système permet aussi un accès à distance aux données.

À l’heure actuelle, GéoIndex+ donne accès à quatre téraoctets d’espace disque de données géospatiales. Cette masse d’informations concerne principalement le territoire québécois. «Le système donne aussi une seconde vie au patrimoine cartographique imprimé de la Bibliothèque, dit-il. Quelque 4000 cartes géographiques imprimées que l’on a préalablement numérisées, sur 120 000, sont désormais disponibles par GéoIndex+.»
Photo
En mauve, les bâtiments du campus en 2011. Cet affichage se superpose à une mosaïque de photographies aériennes remontant à 1948. On y voit la forêt et les champs cultivés à l'époque, ainsi que l'ancien chemin Gomin.

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