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Volume 48, numéro 197 février 2013

Un campus toujours plus vert

La communauté universitaire a mis en chantier plus d’une centaine de projets de développement durable en 2011-2012
Au Brésil, en juin dernier, se tenait la Conférence de l’ONU sur le développement durable. À cette occasion, de nombreuses universités ont signé une déclaration définissant le cadre pour implanter ce concept dans les établissements d’enseignement supérieur à travers le monde. L’Université Laval y était. «Nous avons travaillé à la rédaction de ce document, rappelle le vice-recteur exécutif et au développement, Éric Bauce. Nous faisons maintenant partie du projet pilote de l’ONU pour la mise en place d’une charte du développement durable pour les universités du monde entier. Cela démontre que notre modèle rayonne.»

Ce modèle est décrit dans le Rapport sur le développement durable 2011-2012. Le document, récemment publié, peut être consulté à l’adresse suivante: www.ulaval.ca/Dd, sous l’onglet Ressources.

Parmi les faits saillants, mentionnons la fin de la construction du stade TELUS-Université Laval à l’hiver 2012. Ce bâtiment a été construit selon les normes environnementales LEED. Autre exemple: la quantité d’eau consommée par personne équivalent à temps plein sur le campus est passée en un an de 22,8 à 20,5 mètres cubes. Et le pourcentage des achats de biens et de services, validés selon des critères de durabilité lors de la sélection des fournisseurs, a bondi de 10% à 31%.

«Le plan d’action institutionnel triennal de développement durable chemine très bien, affirme Éric Bauce. Plusieurs des cibles fixées ont été atteintes, notamment celle de l’engagement de la communauté universitaire. La Table de concertation reçoit beaucoup de projets.»

À la direction de l’Université, Éric Bauce porte le dossier du développement durable depuis presque six ans. Il insiste sur le canal de communication qui permet à l’information et aux idées de circuler.
 
«L’Université est un modèle, non seulement par ses réalisations, mais aussi par ses façons de faire et sa manière d’aborder le développement durable. Les mécanismes mis en place permettent de réaliser des projets de façon cohérente, pour ne pas qu’une action vienne détruire l’effet d’une autre.»

Au fil des ans, l’Université Laval s’est bâti une réputation enviable. «Nous sommes cités en exemple, souligne Éric Bauce. En France, nous participons à l’implantation du développement durable à l’Université de Bordeaux. Nous sommes également en discussion avec les universités de Nantes, Toulouse et Montpellier. En Espagne, nous échangeons de bonnes pratiques avec l’Université de Barcelone.»

Un certificat en développement durable verra le jour en 2013. Onze programmes d’études de baccalauréat offraient le profil en ce domaine en 2011-2012. Un nombre croissant de chaires de recherche touchent au développement durable (70 l’an dernier) ainsi que des chaires de leadership en enseignement.

Une grande initiative de recherche sur le développement durable du Nord québécois a vu le jour à l’Université Laval. L’idée est de tirer profit de l’ensemble des expertises qui touchent à ce concept. Rappelons que 150 professeurs ont collaboré à un document de réflexion destiné au gouvernement du Québec. Ils recommandent que les chantiers projetés dans le Nord respectent les principes du développement durable.

En 2010, les émissions nettes de gaz à effet de serre de l’Université avaient diminué de 18% par rapport à 2006. Les arbres ont la capacité d’absorber ces gaz, d’où l’importance de la forêt Montmorency, près de Québec, comme puits de carbone pour l’Université. «Nous travaillons à l’agrandissement de la forêt avec différents partenaires, indique Éric Bauce. Notre objectif est de faire passer la superficie de la forêt de 60 à 412 km2.»

Des critères de consommation énergétique ont été intégrés aux ententes d’acquisition d’ordinateurs. Les appareils doivent être certifiés en fonction de leur consommation d’énergie durant leur cycle de vie. Sur une année, cela représenterait une réduction globale de la consommation énergétique de 2,2 millions de kWh.

Le Fonds de développement durable finance les projets retenus par la Table de concertation. À compter de l’exercice financier 2013-2014, le fonds devrait bénéficier d’un financement permanent. «L’argent viendra d’une partie des économies récurrentes réalisées grâce à notre programme d’efficacité énergétique, souligne-t-il. C’est un bel exemple qui montre que lorsqu’on investit en environnement, cela n’a pas nécessairement un coût.»
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Photo: Marc Robitaille

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