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Volume 48, numéro 1510 janvier 2013

Cases de contagion

Deux étudiants lancent une bande dessinée fantastique mettant en vedette la ville de Québec, où les citoyens du futur doivent combattre une terrible pandémie
La fin du monde n’a pas eu lieu, mais ne vous réjouissez pas trop vite! Une invasion de morts-vivants se prépare. Pour août 2024, plus précisément. Du moins selon la bande dessinée Cul Sec!, première d’une série de 39 tomes intitulée Bulle.

Jean-Philippe Bergeron et Damien Berger, respectivement étudiants en enseignement et en création littéraire, arrivent tout sourire au rendez-vous. C’est ici, dans ce petit café du centre-ville, qu’ils ont écrit les aventures d’une panoplie de personnages condamnés à évoluer dans un monde en proie aux zombies.

Le projet, inspiré du jeu vidéo Resident Evil, était à l’origine destiné à devenir une télésérie. Ils ont fait appel à Marie Lamonde pour réaliser des portraits de personnages afin d’intéresser les producteurs. L’illustratrice a su capter l’univers avec brio, à tel point que les deux créateurs ont changé leur fusil d’épaule, s’orientant vers le neuvième art. «Le support s’est imposé de lui-même quand on a vu les dessins de Marie. Son style se mariait parfaitement à notre histoire. On ne pouvait pas passer à côté de la bande dessinée», s’exclame Jean-Philippe Bergeron, issu du milieu du théâtre.

La principale intéressée admet avoir eu le coup de foudre à la lecture du scénario. «J’ai tripé! À l’époque, je commençais à peine à lire des BD. Je me suis inspirée des séries Walking Dead et Fables en développant une nouvelle technique de dessin», explique-t-elle.

Bulle est truffée d’images aux ambiances cinématographiques, comme ce laboratoire pharmaceutique plus blanc que blanc, source de la pandémie. À la manière d’un film, l’œuvre jongle entre passé, présent et futur. «On s’est amusés dans la chronologie. Il a fallu être très minutieux dans l’écriture du scénario pour ne pas se perdre», reconnaît Damien Berger, rappelant qu’il ne ferme pas la porte à une éventuelle adaptation pour la télévision.

Comme décor, le trio a opté pour la ville de Québec, qui tient un rôle névralgique dans le récit. Avant de mettre en lumière les charmes de la capitale, Marie Lamonde a effectué plusieurs rondes de repérage. Les lecteurs se plairont à reconnaître l’édifice Price, «l’un des joyaux art déco du Vieux-Québec», ou encore le château Saint-Louis, l'immeuble de Grande-Allée où vit l’un des personnages. «Il y a dans cet édifice quelque chose de chic et lugubre qui concorde parfaitement avec l’histoire», se réjouit-elle.

Les prochains tomes nous transporteront de l’autre côté du fleuve Saint-Laurent, à Lévis, mais aussi sur la Côte-Nord et dans la région de Charlevoix. Mais inutile de tenter d’en savoir davantage, les auteurs se font avares de commentaires. Les curieux devront patienter jusqu’en septembre pour la publication du second tome… en relisant le premier. «Certaines cases foisonnent de détails. On y trouve plein de pistes nous permettant de savoir où on s’en va», conclut Jean-Philippe Bergeron, sous le regard amusé de ses deux acolytes.


AVIS DE MODIFICATION
16 janvier 2013
Cet article a été modifié pour corriger une erreur due à l'édition. Le château Saint-Louis dont il est question dans ce texte n'est pas le palais historique incendié en 1834, mais un immeuble locatif situé sur Grande-Allée.
Photo
Avant de créer Cul Sec!, Marie Lamonde, Jean-Philippe Bergeron et Damien Berger se sont documentés sur les cas soi-disant confirmés de zombies dans le monde.
Photo: Matthieu Dessureault

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