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Volume 48, numéro 1413 décembre 2012

Du chœur à l'ouvrage

Le ténor Guillaume Boulay entame des études en pédagogie musicale dans le but de développer une expertise inusitée: l’enseignement de la direction de chœur
Rares sont ceux qui dirigent une chorale à l’âge de 17 ans. Guillaume Boulay l’a fait. «J’ai commencé à chanter dans la chorale d’enfants de la paroisse Sainte-Ursule, à Sainte-Foy, à l’âge de 4 ans. Treize ans plus tard, alors que j’étais toujours choriste, on m’a offert de remplacer la directrice», raconte-t-il. C’est ainsi que commence sa carrière de chef de chœur. Après deux ans passés à la tête de cet ensemble, il dirige la Chorale Famille de la même paroisse jusqu’en juin dernier.

La musique a toujours tenu une place importante dans la vie de Guillaume Boulay. À 4 ans, il commençait à jouer du violon. Au secondaire, il prenait des cours privés en chant. Pas étonnant qu’il ait décroché un DEC en chant au Cégep de Sainte-Foy. Ensuite, direction conservatoire pour un autre diplôme dans cette discipline. Il a entre autres suivi des cours de composition et d’écriture musicales ainsi que de direction d’orchestre.

Diriger une chorale d’amateurs la fin de semaine lui était d’une grande utilité. «J’avais mon instrument à portée de la main! Ça me permettait de valider et de mettre en pratique tout de suite ce que j’apprenais dans mes cours. En plus, j’obtenais une rétroaction réelle et presque instantanée», explique-t-il.

Après son passage au Conservatoire de Québec, il est entré à l’Université Laval, en 2010, pour commencer un baccalauréat en interprétation du chant. En plus d’accepter des contrats en tant que chanteur soliste et choriste professionnel, il est devenu auxiliaire d’enseignement dans le cours de Josée Vaillancourt, la professeure de chant choral à la Faculté de musique. C’est alors que l’idée de poursuivre à la maîtrise a commencé à germer dans la tête du ténor.

«J’ai toujours été un peu showman dans ma vie, reconnaît-il. Ce que j’aime, c’est être sur scène. Mais le rythme de vie d’un chanteur d’opéra n’est pas facile. Tu es toujours parti. En étant directeur de chœur, j’ai quand même le plaisir d’être devant un public. C’est juste que je porte moins de costume et de maquillage!»

Pendant sa maîtrise en pédagogie musicale avec mémoire, qu’il commencera en 2013, Guillaume Boulay se penchera sur l’enseignement de la technique vocale pour des chorales. Une réalité qu’il connaît bien. «Je veux faire l’inventaire des différentes grandes techniques d’enseignement qui existent puis élaborer une façon de faire plus complète et rapide. Les choristes amateurs ne font pas partie d’une chorale pour avoir des cours de chant. Ils sont là pour partager leur plaisir de chanter en groupe.»

Le défi du directeur de chœur est imposant. Il doit régler des problèmes d’ordre technique (gestion de l’air et de la respiration, pose de la voix, égalité du timbre, musicalité…) sans que les choristes ne s’en rendent vraiment compte. «Par mes recherches, je veux cibler des exercices qui permettront aux chefs de chœur de travailler plusieurs problèmes vocaux en même temps, de synthétiser la théorie le plus clairement et le plus vite possible», poursuit-il.

Le but de Guillaume Boulay est d’enseigner la direction de chœur au cégep ou à l’université dans quelques années. Cette idée est très récente. Du moins, de ce côté-ci de l’Atlantique. «En Angleterre, la tradition chorale est très avancée par rapport à ce qui se fait ici. Pour l’instant, au Québec, seule l’Université de Sherbrooke offre une maîtrise en direction chorale.»

Même s’il se sent appelé par la direction de chœur, le musicien ne délaissera pas les cours de chant pour autant. «Je ne peux pas arrêter d’utiliser mon instrument et faire travailler celui des autres! Je me dois de maîtriser ma voix pour que les choristes que je dirige maîtrisent la leur», formule-t-il.

En attendant d’être devant SA classe, Guillaume Boulay continue de travailler en tant qu’auxiliaire d’enseignement à la Faculté de musique en plus d’occuper les fonctions de directeur musical à la paroisse Notre-Dame de Québec dans le Vieux-Québec. On lui a récemment annoncé qu’une nouvelle chorale permanente serait formée dans cette paroisse en janvier. Il ne pouvait pas rêver d’un plus beau cadeau de Noël!

Guillaume Boulay chante-t-il dans la douche? S’il avait la possibilité de se produire avec le chanteur ou la chanteuse de ses rêves, qui choisirait-il? Quelles villes du monde l’ont le plus envoûté? Pour avoir les réponses, il faut visiter le blogue de Julie sur le campus!
www.juliesurlecampus.ulaval.ca/le-chant-a-coeur/
Photo
Guillaume Boulay en train de pratiquer la direction de choeur auprès d'élèves de la Faculté de musique.
Photo: Marc Robitaille

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