Université Laval
Le fil des événements

Le journal de la communauté universitaire

actualités

Volume 48, numéro 2014 février 2013

Conseils à un jeune globe-trotter

Étudier à l’étranger vous tente, les questions se bousculent au portillon? Le nouveau site Contact Cosmopolite donne accès aux témoignages d’étudiants qui ont vécu l’expérience
Chaque année, environ 900 étudiants du campus séjournent à l’étranger dans le cadre de leurs études. Avant de partir, la plupart formulent ce souhait: parler à quelqu’un qui l’a déjà fait. «C’est LA demande populaire des étudiants à nos séances d’information, raconte Catherine St-Onge, responsable des communications au Bureau international. On a conçu ce projet pour répondre à leurs besoins.»

Lancé en janvier dernier, le portail Contact Cosmopolite contient plus de 200 rapports (le chiffre augmente chaque jour) déposés par des jeunes du campus qui ont récemment vécu des stages à l’étranger. À une évaluation détaillée de leur expérience, ils ajoutent une foule de renseignements «terrain». Cartes bancaires, demande de visas, recherche de logement, choix de cours: comment ça fonctionne? Également de nombreuses suggestions de visites ou de restos, des astuces sur la sécurité, les essentiels à ne pas oublier. Certains joignent même des photos!

Contact Cosmopolite veut multiplier les occasions de réseautage. D’abord en permettant aux étudiants globe-trotters de demeurer en lien les uns avec les autres. Puis en accueillant les rapports (plus de 100 jusqu’à maintenant) d’étudiants étrangers qui sont passés par l’Université Laval. «Un jeune qui se prépare à partir pour l’Allemagne peut trouver d’autres renseignements auprès d’un Allemand qui a étudié ici», illustre Catherine St-Onge.

Si le portail n’a pas de prétention scientifique, la responsable croit qu’il peut tout de même aider le Bureau international à mieux ajuster ses services aux attentes de sa clientèle. Celle qui a travaillé de près à l’élaboration du projet en s’inspirant de diverses initiatives du genre dans le monde a pu évaluer sa portée à l’occasion de la journée portes ouvertes à l’Université Laval, le 2 février dernier. «Les cégépiens étaient curieux d’aller fureter sur le site et les parents… rassurés de savoir qu’il existe!»

Dans les prochains mois, l’outil sera doté de fonctions plus interactives. «On veut rendre le portail vivant», promet Catherine St-Onge. www.contactcosmopolite.ulaval.ca

Élise Bourret – 24 ans – médecine

1-Sucre, Bolivie
Fundación Intercultural Nor Sud
Juin à août 2011

2-Buenos Aires et Posadas, Argentine
El Instituto Universitario Escuela de Medicina del Hospital Italiano
Août à novembre 2012

¿Habla español, doctor?
Aide internationale? Élise Bourret avait failli s’engager après le cégep. À l’Université, elle n’allait pas manquer sa chance. D’abord en Bolivie, pour accompagner un médecin local auprès de populations autochtones: un projet touchant la santé, l’accès à l’eau potable, l’éducation. Elle a été hébergée dans une sympathique famille, et son séjour l’a enchantée. Pour sa deuxième année d’externat, elle n’a pas hésité à repartir, en Argentine cette fois. Obstétrique, dermato, urgentologie dans deux hôpitaux. «Le matériel n’étant pas de pointe comme ici, j’ai développé beaucoup de débrouillardise technique», raconte Élise, qui a aussi appris sur le plan humain en palliant les différences culturelles. La jeune femme est persuadée que ses acquis l’aident à se démarquer auprès de ses patients. «J’ai soigné ici des immigrants dont la langue maternelle était l’espagnol. Ils étaient heureux de le parler, et moi de le pratiquer.» Son expérience l’a aussi ouverte aux médecines douces qui font partie des mœurs là-bas. Par-dessus tout, elle ressent moins de stress, plus de confiance. Celle qui se spécialisera en médecine familiale ou en obstétrique a l’intention de multiplier les expériences de travail humanitaire dans l’avenir.

Plus beau souvenir
En Bolivie, la beauté des enfants. «Leur émerveillement lorsqu’ils voyaient leur image dans mon appareil photo. C’était magique.»

Conseils
-    Étudier à l’étranger ne nuira jamais à votre cursus scolaire.
-    Une bonne base dans la langue du pays, c’est un gros atout.
-    Multipliez les sources de renseignement avant votre départ.

Geneviève Drouin – 24 ans – baccalauréat en sciences sociales

Conceptión, Chili
Universidad de Conceptión
Août à décembre 2011

Vive les imprévus!
Grève générale étudiante, accès bloqué à l’université, imbroglio avec le logement: Geneviève avait beau compter des voyages humanitaires sur sa feuille de route, ses débuts au Chili l’ont déstabilisée. «Mais ne craignez pas les imprévus, assure-t-elle. Ils tournent souvent à notre avantage.» Dans son cas, l’enseignement magistral a été remplacé par un cours privé donné par sa superviseure dans son milieu de travail. Une formation complémentaire à son stage réalisé à l’organisme Un toit pour le Chili. À raison de 32 heures par semaine, l’étudiante, dont la formation était axée sur les politiques gouvernementales pour contrer la pauvreté, travaillait à améliorer les conditions d’habitation d’une petite communauté. Cette chance qu’elle a eue de conjuguer théorie et pratique l’impressionne encore. De même que l’accueil chaleureux des personnes rencontrées. «Ça vous change à jamais.» Diplômée, la jeune femme occupe maintenant un emploi d’intervenante sociale à l’Association des grands brûlés. «Dans mon travail, je fais souvent appel à mon petit côté chilien. Je ne cherche pas à tout contrôler, je laisse la magie des relations humaines opérer.» Depuis 2011, elle est retournée au Chili, où elle songe à faire carrière. C’est qu’au rayon des imprévus, Geneviève a aussi trouvé là-bas… un amoureux.

Plus beau souvenir
La motivation des équipes de travail et la reconnaissance des communautés. Pas de mot pour décrire cette ambiance.

Conseil
-    Imprégnez-vous de la culture locale. Au Chili, pas d’ordre du jour, et c’est parfait ainsi!
-    Sautez sur chaque occasion de vous impliquer là-bas.
-    Renseignez-vous sur la température. Le froid m’a surprise!

Gabriel-Alexandre Gosselin – 26 ans – baccalauréat en lettres avec concentration politique

Montevideo, Uruguay
Universidad ORT Uruguay
Mars à décembre 2012

Dans la peau d’un latino
Le retour aux études de Gabriel-Alexandre tenait à une condition: réaliser des stages à l’étranger. Après avoir travaillé au Costa Rica, ce technicien en art et technologie des médias voulait structurer ses connaissances de l’histoire et de la culture latino-américaines sans perdre contact avec le terrain. Pari réussi en intégrant directement les classes des étudiants là-bas. En fraternisant avec les gens de son quartier aussi. Colocation, séjour prolongé, ça aide. «Côtoyer des gens qui sont des livres d’histoire, illustre-t-il, quoi de mieux pour comprendre des événements comme le coup d’État de 1973 en Uruguay?» Celui qui a même rencontré des guérilleros lors d’un projet scolaire a été surpris du degré d’avancement de sa société d’accueil, couplé à son côté plus conservateur. «Durant mon séjour, on légiférait sur la dépénalisation de l’avortement en même temps que pour la légalisation de la marijuana. Réfléchir à ces questions avec des latinos de mon âge, ça me donnait accès à des points de vue très diversifiés.» Lorsqu’il terminera son baccalauréat à l’automne 2013, Gabriel-Alexandre entend pratiquer le journalisme en Amérique latine. Maintenant que l’espagnol n’a plus de secret pour lui, il ira parfaire sa maîtrise du portugais au Brésil.

Plus beau souvenir
Une longue fin de semaine à Cabo Polonio, la plage avec une bande d’amis, dans un coin de paradis que seuls les locaux peuvent connaître.

Conseils
-    Résistez à l’envie de vous entourer de gens de votre culture.
-    Le cadre scolaire est idéal pour un premier voyage.
-    Il n’y a pas de profil type. Les études internationales, c’est pour tout le monde.

Caroline Prévost-Levac – 21 ans – baccalauréat en lettres, études anglaises

1-Changsha, province du Hunan, Chine
Programme d’échange avec l’Université de Changsha
Été 2011

2-Landau, Allemagne
Universität Koblenz-Landau
Mars à août 2012

Quand une fois devient coutume
Caroline n’avait jamais séjourné à l’étranger. Quand la possibilité lui a été offerte d’aller apprendre le mandarin en Chine, à l’été 2011, par un échange de groupe proposé par son département, elle s’est lancée sans réfléchir! Nouvelle langue, culture fascinante: l’expérience l’a convaincue. Moins d’un an plus tard, la jeune femme repartait, seule cette fois, faire une session en Allemagne. Destination aux antipodes de la première, mais tout aussi captivante. La ponctualité l’a marquée… de même que la facilité à nouer des liens. «Moi qui suis plutôt timide, j’ai été surprise de voir combien je m’intégrais facilement.» Caroline a trouvé particulièrement enrichissant d’avoir accès à une perspective différente de la littérature anglaise. Aussi de pouvoir choisir des cours qui ne sont pas offerts ici, dont un sur la bande dessinée. Plus globalement, celle qui habitait en résidence estime avoir beaucoup appris sur la valeur de l’argent. «Je gère beaucoup mieux mon budget depuis», dit-elle. Justement, grâce à ses économies, l’étudiante, qui est aussi bénévole auprès de l’organisation AIESEC (expériences de leadership internationales), prévoit repartir en Europe cet été saluer des amis avant de reprendre ses études.

Plus beaux souvenirs
En Chine, les paysages à couper le souffle de Guilin et Yangshuo. En Allemagne, les moments passés avec ses amis.

Conseils
-    En Europe, profitez du covoiturage et des vols à petits prix.
-    Prévoyez le retour des manuels achetés là-bas. Lourds dans les bagages!
-    Une demande de visa peut se faire sur place. Mais avant qu’elle soit traitée, vous ne pouvez sortir du pays.

Caroline Richard – 23 ans – baccalauréat en sciences de la consommation

Roskilde, Danemark
Roskilde Universitet
Janvier à juin 2012

Froids, les Danois?
Dès qu’elle a mis les pieds sur le campus, Caroline savait qu’elle voulait étudier à l’étranger. Voyageuse aguerrie, elle n’avait pourtant jamais été en Europe du Nord. Son département ne proposait pas cette destination? Pas grave: épaulée par sa direction de programme et le Bureau international, l’étudiante a travaillé ferme pour mettre sur pied un partenariat avec une université de son choix. Là-bas, la méthode d’enseignement, fort différente, lui a plu: sept semaines de cours, puis deux examens rédigés en 24 à 48 heures à la maison. Enfin, un projet terrain supervisé, suivi d’une centaine de pages à rédiger et à présenter oralement, le tout dans un anglais qu’elle a vraiment amélioré. La société scandinave a épaté la jeune femme. «Deux jours après mon arrivée, j’avais mon médecin de famille. Le jour où j’ai appelé pour un rendez-vous, on m’attendait dans la demi-heure…» Et les Danois, sont-ils vraiment si distants? «Les premiers pas franchis, ils deviennent vos meilleurs amis!» Présentement inscrite au deuxième cycle en administration, Caroline, qui est aussi agente de développement international à l’Université Laval, envisage fortement un autre séjour à l’étranger.

Plus beau souvenir
Ses déplacements en train entre Roskilde et Copenhague : la beauté du paysage, les petits villages qui défilaient.

Conseils
-    Connaissez à l’avance le coût de la vie.
-    Évitez les démarches de dernière minute.
-    N’ayez pas d’attentes, de toute manière, elles seront dépassées!


AVIS DE MODIFICATION
15 février 2013
Une coquille s'était glissée dans l'orthographe de l'organisation internationale estudiantine AIESEC (et non AIESAC), qui promeut l'apprentissage du leadership.
Photo

commentez

partagez

 
haut
Le fil des événements

Le journal de la communauté universitaire
Direction des communications

Questions et commentaires?
Le-Fil@dc.ulaval.ca

© 2012 Université Laval, tous droits réservés
Visitez ulaval.ca