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Volume 48, numéro 254 avril 2013

Des bibliothèques à la page

Dans son nouveau livre, l’architecte Jacques Plante invite le lecteur à découvrir les lieux de connaissance du Québec
L’année 2013 s’annonce faste pour les lecteurs québécois. À Montréal, on inaugurera notamment la bibliothèque Saul-Bellow. La municipalité de Varennes, sur la Rive-Sud de la métropole, ouvrira la bibliothèque Jacques-Lemoyne-de-Sainte-Marie. À Québec, les résidents de l’arrondissement de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge pourront profiter de la toute nouvelle bibliothèque Monique-Corriveau.

Ces trois lieux de savoir figurent en bonne place dans Architectures de la connaissance au Québec. L’ouvrage de Jacques Plante, professeur à l’École d’architecture, sera lancé le 10 avril, à l’ouverture du Salon international du livre de Québec. Le beau document de 267 pages est édité par Les Publications du Québec. De Gatineau à Matane, l’auteur accompagne le lecteur dans la découverte de 33 bibliothèques et centres d’archives surprenants et novateurs.

Jacques Plante rappelle qu’un nombre impressionnant de concours d’architecture ont été lancés au Québec depuis une dizaine d’années, en particulier pour de nouvelles bibliothèques. «On voit une diversité d’approches, d’intentions, de fonctions, dit-il. La bibliothèque est plus qu’un contenant à livres. Elle est devenue un milieu de vie. On a pu le remarquer avec l’extraordinaire transformation du quatrième étage de la Bibliothèque de l’Université Laval. On peut y faire des recherches, écouter de la musique, se réunir avec d’autres dans des salles.»

Ce type d’établissement culturel a connu une transformation spatiale et fonctionnelle spectaculaire au cours des 30 dernières années. La bibliothèque Gabrielle-Roy à Québec et la Grande Bibliothèque à Montréal incarnent bien cette métamorphose. La première a le mérite d’avoir parti le bal et d’avoir servi d’inspiration aux projets subséquents. Leur succès découle, entre autres, de leur situation géographique. «La Grande Bibliothèque est située au croisement de deux lignes de métro et de circuits d’autobus, sur une artère importante et à côté d’une université, explique Jacques Plante. La bibliothèque devient un lieu de transit où on peut aller voir une exposition, chercher un livre ou écouter de la musique.»

Bref, la bibliothèque d’aujourd’hui est un équipement de proximité qui permet aux gens de socialiser. Elle est ancrée dans son milieu et contribue à un renouveau urbain et culturel. «Chaque quartier d’une grande ville, chaque arrondissement veulent avoir la sienne», soutient-il.

En plus de 33 textes de présentation, tous écrits par l’auteur, l’ouvrage contient 16 textes inédits, principalement des essais et des témoignages. Trois professeurs de l’Université Laval, Jean Désy, François Dufaux et Marc Grignon, se commettent respectivement sur la bibliothérapie, la bibliothèque de l’Assemblée nationale et l’histoire et la signification de l’architecture des bibliothèques. «Mon ouvrage s’adresse d’abord au grand public, mais il peut aussi être très technique», précise-t-il.

Les textes de Jacques Plante ont une facture impressionniste. «J’explique les choses à partir de mes perceptions, de ce que j’ai ressenti. J’ai eu plaisir à écrire sur chacune des bibliothèques parce que je les aime.» L’ouvrage contient 450 photographies et illustrations ainsi que 140 dessins en plan et en coupe. Tous faits à la même échelle, les dessins peuvent être comparés.

Dans ce projet de longue haleine, cinq étudiants en architecture ont prêté main-forte à leur professeur. Ce dernier a visité des bibliothèques et des centres d’archives. Il a aussi interviewé les architectes de projets en cours de réalisation. «J’ai fait des découvertes sensationnelles, dit-il. Je suis très admiratif du travail de mes collègues.» Les architectes ont porté une attention particulière à l’aspect esthétique des lieux. «La poésie architecturale s’exprime par la lumière, le choix des matériaux, les couleurs et les percées visuelles qu’on peut avoir d’un espace à l’autre. Cela crée l’ambiance.»

Jacques Plante a eu un coup de cœur pour le Centre d’archives de Montréal. L’endroit, construit au début du 20e siècle, a fait l’objet d’un réaménagement à la fin des années 1990 afin de combler les besoins en espace et en conditions ambiantes contrôlées. «La visite de cet endroit m’a bouleversé, raconte-t-il. Les lieux sont d’une grande beauté avec le rez-de-chaussée surmonté de trois galeries périmétriques supportées par des colonnes en fonte. Le plancher de dalle de verre translucide est unique à Montréal. C’est inouï!»

Le professeur ne tarit pas non plus d’éloges sur la bibliothèque Raymond-Lévesque, à Longueuil. «Il s’agit d’un projet architectural exceptionnel que tout le monde devrait visiter, affirme-t-il. C’est un lieu renversant de poésie par sa luminosité et ses matériaux.» La bibliothèque possède de nombreuses particularités architecturales et spatiales. Elle se démarque aussi par ses innovations liées au développement durable.

Une exposition sur le livre Architectures de la connaissance au Québec se tiendra en avril à l’École d’architecture. Elle comprendra 35 panneaux et de courts textes explicatifs.

Du 8 au 17 avril, dans le corridor principal du premier niveau de l’édifice du Vieux-Séminaire (1, côte de la Fabrique). Renseignements: 418 656-2543.
Photo
La bibliothèque Jacques-Lemoyne-de-Sainte-Marie à Varennes a été conçue par Labbé architecte et Vincent Leclerc + Associés Architectes.
Photo: laroche et gagné architecture et design

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