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Volume 48, numéro 1831 janvier 2013

Du design urbain réaliste et audacieux

Des étudiants en architecture ont conçu des scénarios d’aménagement viables pour des secteurs stratégiques de Québec
L’adaptation aux changements climatiques, les préférences résidentielles de la population, la densité optimale et la mobilité durable : tous ces concepts à la fine pointe du progrès préoccupent, aujourd’hui, les experts en réaménagement des villes. L’automne dernier, ils étaient au cœur de la réflexion des étudiants de la maîtrise en architecture inscrits au Laboratoire de design urbain. La présentation finale de leurs projets a eu lieu le 19 décembre.

«Les étudiants ont réalisé des projets très stimulants pour cinq secteurs stratégiques de Québec, indique la professeure Geneviève Vachon, coresponsable du Laboratoire. Diversifiés, ces secteurs présentent aussi des défis très variés.»

Selon elle, les projets s’appuient sur des principes de réaménagement tout à fait cohérents avec ceux du Plan directeur d’aménagement et de développement de la Ville de Québec et du Plan de mobilité durable. «Les étudiants ont proposé des scénarios réalistes de consolidation et de développement urbains pour les décennies à venir.»

Un de ces projets vise le secteur Saint-David de l’arrondissement de Beauport. Anthony Bouchard et Éric Lizotte ont travaillé sur la partie nord tandis qu’Alexandre Boulianne et Antony Roy s’occupaient de la partie sud.

Anthony Bouchard et Éric Lizotte ont cherché un dialogue entre la banlieue existante, les vestiges agricoles et le nouveau tissu résidentiel. Ils ont voulu permettre à la nature de s’infiltrer jusque dans chaque unité d’habitation, que ce soit par les champs cultivés, un parc public ou des jardins privés. Ils ont imaginé un parc traversé par le ruisseau du Moulin et occupé par des bassins de rétention des eaux de pluie.

Alexandre Boulianne et Antony Roy, eux, ont voulu créer un nouveau paysage autoroutier. Ce dernier est rythmé par des immeubles de bureaux et à vocation commerciale, des Promenades Beauport restructurées et un grand bassin de captation des eaux de ruissellement. Ils ont proposé le percement des Promenades Beauport, ce qui favorise l’éclairage naturel dans les bâtiments. Ils ont aussi créé une passerelle pour piétons et cyclistes entre le nord et le sud de l’autoroute.

« Les étudiants ont été très habiles, affirme Geneviève Vachon. Ils ont su capter une ambiance de banlieue durable. Ils ont développé un tissu résidentiel, avec des maisons en rangée, des duplex et des triplex, le long de rues étroites très marchables avec beaucoup d’espaces verts. Ils ont mis en valeur un cours d’eau. Ils ont fait d’un parc l’épine dorsale du quartier qu’ils ont fait aboutir dans les Promenades Beauport. Ils ont rendu ce centre commercial agréable, avec une emprise automobile réduite. »

Ce projet en deux parties constitue, selon elle, «un beau mélange d’audace et de réalisme». La professeure décrit de la même façon le projet d’Étienne Coutu-Sarrazin, Émilie Gagné-Loranger, Jean-François Laroche et Dominique Morin-Robitaille. Ces derniers se sont penchés sur le secteur de la tête des ponts à l’ouest de Sainte-Foy, au pied de la falaise. Leur concept propose un nouveau quartier mixte en remplacement de l’actuelle gare de triage.

Le site possède un fort potentiel paysager. Les étudiants l’ont structuré avec un parc récréotouristique d’envergure. Ce parc linéaire relie la base de plein air de Sainte-Foy à la promenade Samuel-De Champlain. Au cœur de ce nouveau parc se trouve l’actuelle gare de triage. D’importantes variations topographiques ont constitué le principal défi. Le quartier résidentiel proposé comprend une grande quantité de bâtiments de faible hauteur. Cela permet l’ensoleillement d’un maximum de logements. Les espaces publics, au centre du quartier, favorisent l’interaction et les rencontres.

«Les étudiants ont démontré une grande sensibilité aux dimensions paysagères du site, explique Geneviève Vachon. Ils ont tenu compte de la vue sur les ponts, du contact avec le fleuve, de la falaise. Ils ont aussi saisi à bras le corps le patrimoine ferroviaire de l’endroit.» Selon elle, ils ont jonglé avec une série de variables, comme l’orientation des vents et du soleil, la gestion des eaux de ruissellement et la proximité d’une autoroute.

«Les étudiants ont relevé le défi d’imaginer un quartier durable bien arrimé à la ville, soutient-elle. Le long de la voie ferrée se trouvent de très beaux espaces publics transformables. Le quartier résidentiel est en dialogue constant avec la nature. Les types de logements pour les familles viennent avec cour et jardin. Les stationnements sont étagés. Les conducteurs marchent jusqu’à leur résidence par des rues moins envahies par l’automobile.»

Un comité interdisciplinaire d’experts et de professionnels a accompagné les étudiants et les responsables du Laboratoire tout au long de la session. Ensemble, ils ont identifié les secteurs sur lesquels intervenir. À quatre reprises les étudiants ont présenté leurs idées au comité. Les membres du comité provenaient notamment de la Ville de Québec, du Réseau de transport de la Capitale et du ministère des Affaires municipales.
Photo
Un aperçu de la zone résidentielle nord du secteur Saint-David de Beauport, l'hiver.

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