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Volume 48, numéro 2314 mars 2013

Ils ont dit...

Yv Bonnier-Viger, Esther Déom et Suzanne G. Chartrand sur les coupes à l'aide sociale, l'équité salariale et l'enseignement du français

Sur les coupes dans les prestations d’aide sociale

Le gouvernement de Pauline Marois projette de réduire les prestations d’aide sociale des gens âgés de 55 à 58 ans, des familles avec enfants de moins de 5 ans et des bénéficiaires de services en toxicomanie. Yv Bonnier-Viger, directeur du Département de médecine sociale et préventive, dit ne pas connaître d’études démontrant que couper dans l’aide aux plus démunis aidera ceux-ci à trouver du travail et à sortir de la pauvreté. «Réduire les inégalités n'est vraiment pas simple ni facile. Cependant, toute décision qui augmente les inégalités est certainement une mauvaise décision. J’invite le gouvernement du Québec à y réfléchir et à revenir sur cette décision manifestement inéquitable et dommageable pour tous les citoyens et citoyennes de ce pays.»

Le Devoir, 5 mars

Sur l’application de l’équité salariale chez les cols blancs de Montréal

Dans la foulée de la Loi sur l’équité salariale adoptée en 1996, la Ville de Montréal a annoncé récemment à ses cols blancs que les hausses de salaire ne seront accordées qu’aux employés ayant atteint l’échelon maximal. Cette interprétation de la loi aura pour effet de léser plus de 2 500 employés, essentiellement des femmes occupant des postes de secrétaire, bibliothécaire, commis et répartitrice. Esther Déom, professeure au Département des relations industrielles  et spécialiste de l’équité salariale, y voit une injustice flagrante. «Ça me renverse, ça me dépasse. L’interprétation de la Ville n’a jamais été dans l’esprit de la loi. Il y a quelqu’un quelque part qui a pris le dossier et qui ne l’a pas compris.»

La Presse, 7 mars

Sur les effets de la réforme scolaire et l’enseignement du français

«Il n’y a rien qui a changé à cause des idéaux pédagogiques de la réforme. On a fait beaucoup de bruit pour pas grand-chose.» Malgré les chambardements qu’a connus le réseau scolaire, l’enseignement du français n’a pas évolué depuis plus de 25 ans, croit Suzanne G. Chartrand, professeure au Département d’études sur l’enseignement et l’apprentissage et coresponsable d’une étude réalisée auprès d’élèves et d’enseignants de 4e et 5e secondaire. Ainsi, il y aurait peu de place accordée au travail d’équipe, et le professeur se contente de transmettre la matière à ses élèves, comme c’était le cas en 1985.

Le Soleil, 10 mars

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