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Volume 48, numéro 1421 juin 2012

Moins de sous pour la science

Le budget des trois fonds de recherche du Québec est réduit de 17%
Le plan de dépenses 2013-2014 du gouvernement Marois réservait une bien mauvaise surprise aux trois fonds de recherche du Québec. Leur budget est réduit de 17% par rapport à l'année en cours, ce qui représente une compression de 31 M$.

Le Fonds de recherche Nature et technologies (FRQNT) est le plus durement touché avec une coupe de 15 M$, soit 30% de son budget. Le Fonds de recherche Santé (-10 M$) et le Fonds de recherche Société et culture (-6 M$) voient leur budget réduit de 13%. Pendant ce temps, les dépenses des ministères augmenteront, en moyenne, de 1,8%.

Le conseil d'administration de ces organismes subventionnaires s'est engagé à analyser la situation afin d'atténuer les répercussions de ces coupes, mais il y aura forcément des contrecoups dans les universités. «Bien que les chercheurs de l'Université Laval performent très bien dans les programmes des Fonds de recherche du Québec, nous pouvons anticiper que les montants qu'ils obtiendront seront réduits en 2013-2014, avance Sophie D'Amours, vice-rectrice à la recherche et à la création. Les répercussions seront plus ou moins grandes, selon la stratégie mise en œuvre par les Fonds pour absorber les réductions.» En 2011-2012, les chercheurs de l'Université ont obtenu 30 M$ de ces trois sources de financement.

L'ampleur des compressions budgétaires et le peu de temps pour y réagir préoccupent la vice-rectrice. «Les sommes provenant de ces trois organismes sont largement utilisées pour soutenir financièrement les étudiants inscrits aux cycles supérieurs. Ça signifie que certains devront mettre un terme à leurs études alors que d’autres abandonneront le projet d'entreprendre des études aux cycles supérieurs.»

Même son de cloche du côté de la trentaine de chercheurs en sciences naturelles, génie et technologie qui ont écrit au ministre Pierre Duchesne, le 10 décembre, pour demander le maintien du budget intégral du FRQNT. «À court terme, cette coupe toucherait l'emploi du personnel de recherche ainsi que le recrutement et les allocations des étudiants aux cycles supérieurs, écrivent les signataires de la lettre, parmi lesquels se trouvent huit chercheurs de l'Université Laval.» Une pétition mise en ligne par ce groupe avait dépassé le cap des 5000 signatures mardi midi.

Sophie D'Amours se dit extrêmement inquiète pour l’avenir de la recherche et de l’innovation au Québec «Les coupes annoncées sont tellement importantes qu’elles auront inévitablement des conséquences sur notre compétitivité en recherche.»

La vice-rectrice espère que cette décision n'est pas un avant-goût de la place qu'occupera la recherche universitaire dans la Politique nationale de la recherche et de l'innovation, que le gouvernement prévoit adopter au printemps 2013. «Le Québec doit continuer d'investir en recherche et innovation, insiste-t-elle. C’est une condition de survie dans un monde en pleine mutation où les enjeux sociaux, environnementaux et économiques sont grandissants et de plus en plus complexes.»
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Sophie D'Amours, vice-rectrice à la recherche et à la création: «Les sommes provenant de ces trois organismes sont largement utilisées pour soutenir financièrement les étudiants inscrits aux cycles supérieurs. Ça signifie que certains devront mettre un terme à leurs études alors que d'autres abandonneront le projet d'entreprendre des études aux cycles supérieurs.»
Photo: Marc Robitaille

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