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Volume 47, numéro 209 février 2012

Profession: médecin de famille

Enseignants à la Faculté de médecine, Marianne De Grâce et François Aumond participent à Soins intensifs, une nouvelle série documentaire de Télé-Québec
À quoi ressemble le travail d’un médecin de famille au quotidien? Tel est le sujet de l’épisode de la nouvelle série documentaire Soins intensifs portant sur le système de santé qui a été diffusé le 6 février à Télé-Québec. La caméra a suivi dans leurs activités professionnelles Marianne De Grâce et François Aumond, respectivement chargée de sessions cliniques et professeur adjoint de clinique au Département de médecine familiale et préventive. Marianne De Grâce partage son temps entre un CLSC et un centre d’hébergement pour personnes âgées en perte d’autonomie de Québec, tandis que François Aumond dirige l’Unité de médecine familiale Saint-Romuald, en tant que gestionnaire. Dans la jeune quarantaine, ils forment un couple et sont parents de quatre enfants.

Des hauts et des bas

«La médecine familiale s’est imposée tout naturellement à moi», répond Marianne De Grâce quand on lui demande d’expliquer son choix de carrière. «J’aime le fait de pouvoir réfléchir sur un problème de santé chez une personne et je ne me voyais pas travailler à l’urgence d’un hôpital», dit-elle. Demeurant dans le même secteur que la clinique où elle travaille, Marianne De Grâce raconte que ses courses à l’épicerie sont souvent entrecoupées de demandes de la part de parents inquiets qui veulent savoir comment traiter le rhume du petit dernier, par exemple. Même chose lorsqu’elle accompagne ses propres enfants à la garderie. Loin de la déranger, ces interventions lui font plaisir. «J’ai toujours eu de l’admiration pour la profession de médecin de famille», souligne-t-elle.

L’équipe de tournage de Soins intensifs a aussi suivi Marianne De Grâce au centre d’hébergement de soins de longue durée (CHLSD) de Charlesbourg où elle travaille quelques heures par semaine. Près de 90 % des patients qu’elle soigne souffrent de démence. «En raison de leurs maladies, ce sont des personnes qui ont lâché prise, dit la femme médecin. Elles nous font donc entièrement confiance et c’est très gratifiant.» Cela dit, être médecin de famille au Québec a des hauts mais aussi des bas, comme le fait de devoir rencontrer beaucoup de patients en une journée pour faire ses frais et ceux de la clinique. Si elle dénonce la chose, Marianne De Grâce n’y est cependant pas confrontée, ayant choisie d’être rémunérée à l’heure plutôt qu’à l’acte. «J’ai assez de temps pour voir mes patients, parce que je prends le temps de le faire», conclut-elle.

La série Soins intensifs se poursuit jusqu’au 26 mars. L’épisode portant sur la médecine familiale sera rediffusé le 12 février à 15 h.
        
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Marianne De Grâce: «J'ai assez de temps pour voir mes patients, parce que je prends le temps de le faire».

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