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Volume 48, numéro 1015 novembre 2012

Quand la science fait rêver

L’astronaute Julie Payette a évoqué la magie de l’espace lors d’une conférence donnée en marge du prochain colloque de l’Acfas, qui se tiendra à l’Université en mai prochain
Il fallait voir ses yeux suivre pour la énième fois le décollage de la navette Endeavour, sur grand écran, pour constater à quel point son amour de l’espace est vivace. Malgré qu’elle ait déjà volé deux fois à bord d’une navette et qu’elle soit la première au Canada à avoir participé à une mission de construction de la Station spatiale internationale, Julie Payette garde les pieds sur terre. Et surtout: elle est toujours aussi passionnée.

Le 7 novembre dernier, l’astronaute présentait la conférence «La Terre vue de l’espace: une autre perspective» au Centre des congrès de Québec. L’événement se tenait en marge du 81e congrès de l’Acfas, dont l’Université Laval sera l’hôte ce printemps. Il a attiré plus de 1000 universitaires, amis de la recherche et représentants d’entreprises.

Aux étudiants présents qui demandaient si le métier d’astronaute était accessible, Julie Payette a répondu: «Il faut oser rêver! On veut faire quelque chose qui semble inatteignable? Avec un peu d’effort, tout est possible. Alors que si on n’essaie pas, eh bien, on n’a donc aucune chance.»

Bilan de l’exploration sur Mars, réchauffement de la planète, conflits géopolitiques: rien n’échappe à l’œil vif de cette pro qui nous fait voyager de fleuve en montagne en volcan, partout sur la planète. L’astronaute se plaît d’ailleurs à répéter que, contrairement à nos cartes géographiques, le monde ne comporte pratiquement pas de frontières quand on le contemple depuis l’espace…

«À bord d’un véhicule spatial, on voit seulement quelques caractéristiques naturelles, telles une rivière ou une chaîne de montagnes. Les frontières entre les pays sont des inventions humaines et ne sont donc pas discernables de l’espace, à moins qu’elles soient fortement illuminées comme la frontière indo-pakistanaise», précise la conférencière, titulaire d’un doctorat honorifique de l’Université Laval.

Nommée il y a environ un an déléguée scientifique du Québec à Washington, Julie Payette a pour mandat de promouvoir les forces du Québec en matière de recherche et d'innovation auprès d'interlocuteurs américains du gouvernement et de la science. Elle assure aussi la promotion et le développement d’alliances du réseau de recherche polaire ArcticNet, établi à l'Université, qui étudie l'impact des changements environnementaux dans l'Arctique canadien.

«Il y a déjà plusieurs décennies que le Québec est représenté à l’étranger sur les plans culturel, politique et commercial, note-t-elle. Mais aujourd’hui, dans une économie de savoir qui nécessite du personnel hautement qualifié, nous devons nous présenter non seulement comme des exportateurs de culture, de bois et d’électricité, mais aussi comme des exportateurs d’intelligence.»

Rappelons que le 81e congrès de l’Acfas (Association francophone pour le savoir) se tiendra du 6 au 10 mai 2013 à l’Université Laval. Autour du thème «Savoirs sans frontières», il rassemblera des milliers de chercheurs provenant d’une quarantaine de pays.
Photo
Julie Payette lors de la conférence donnée le 7 novembre au Centre des congrès de Québec.
Photo: Marc Robitaille

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