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Volume 48, numéro 1831 janvier 2013

Quand Shakespeare rencontre Britney Spears

Les Treize dépoussièrent l’œuvre du grand Will, Mesure pour mesure, en y injectant une dose de plaisir coupable sous la forme de chansons pop
Des chansons de Lady Gaga et Madonna intégrées dans une pièce de Shakespeare? Et pourquoi pas? Si cette proposition vous amuse, ne manquez pas d’assister au prochain spectacle joué par les Treize. Pour ouvrir en grand la saison d’hiver, cette troupe de théâtre semi-professionnelle invite le public à redécouvrir le grand dramaturge anglais avec sa pièce Mesure pour mesure, adaptée musicalement façon 2013.

Écrite autour de 1604, cette pièce est dite « à problèmes». En effet, on n’a jamais trop su s’il agissait d’une comédie ou d’une tragédie. Il semble que tout dépend du point de vue qu’on choisit d’adopter sur cette histoire qui traite essentiellement de moralité et de tolérance. 

Metteur en scène de la pièce, Maxime Robin a résolument opté pour la comédie. «Nous, ce qu’on souhaite, c’est dépoussiérer un peu Shakespeare, dit ce jeune diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Québec. Son œuvre est tellement intemporelle qu’elle est toujours d’actualité. Les gens ont parfois peur que ce soit trop lourd ou inaccessible. C’est une fausse impression.»

Résumons cette histoire quelque peu rocambolesque dont l’action se déroule à Venise. En l’absence du duc, le prude Angelo est chargé de veiller sur la ville. Soucieux de préserver la moralité sexuelle de la population, il instaure une loi contre la fornication en dehors du mariage. Une des victimes de cette législation est Claudio, le frère d’Isabella, une  jeune femme pure et chaste aspirant à la vie religieuse. Ayant mis sa fiancée enceinte, Claudio est condamné à mort. Isabella, par loyauté filiale, vient plaider pour la vie de Claudio devant Angelo, qui succombe bientôt à ses charmes. Reniant ses pieux principes, Angelo propose à Isabelle de coucher avec lui pour permettre à Claudio d’avoir la vie sauve. Ouf!      

À côté de ces personnages solennels évoluent deux prostitués, une tenancière de bordel, un coureur de jupons et, enfin, un clown. «C’est complètement fou comme pièce», admet Maxime Robin qui a situé l’action… dans une église. Ne craignant pas de prendre des libertés avec le texte, il a ajouté des personnages et en a retranchés. D’autres ont été fondus en un seul. Même la fin a été modifiée. Tout ce beau monde joue avec le plus grand naturel vêtu d’une soutane, suivant en cela la volonté du metteur en scène d’abolir la barrière des sexes. «On s’amuse tellement lors des répétitions, lance-t-il. On espère que le public va embarquer.»

Pour ajouter à l’originalité du projet, les comédiens se donnent parfois la réplique en chansons, interprétant allégrement des mélodies d’artistes en vogue comme Justin Timberlake et Britney Spears. Loin de dénaturer la pièce, ces divers ajouts lui donnent du punch, estime Maxime Robin. «On invite tous les gens qui souhaitent rire un bon coup et découvrir Shakespeare sous un autre jour!» 

Du mercredi 6 au dimanche 10 février, à 20 h, à l’amphithéâtre Hydro-Québec du pavillon Alphonse-Desjardins. Les billets sont en prévente au coût de 12$ au Bureau de la vie étudiante (local 2344 du pavillon Desjardins). À la porte, l’entrée coûte 14$. www.lestreize.org
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