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Volume 48, numéro 2121 février 2013

Le savoir comme levier économique

Le monde des affaires de Québec s’est allié à l’Université Laval pour réfléchir au rôle économique que jouent les établissements d’enseignement et de recherche
Gens de l’industrie et du milieu universitaire étaient réunis au Centre des congrès de Québec jeudi dernier pour discuter des mythes et réalités de l’enseignement supérieur, à l’approche du Sommet de l’éducation des 25 et 26 février.

La Chambre de commerce et d’industrie de Québec, la Chambre de commerce de Lévis ainsi que la Jeune Chambre de commerce de Québec présentaient cette rencontre en collaboration avec l’Université Laval.

D’emblée, on a voulu déboulonner le mythe que la formation universitaire était déconnectée des besoins de la société. Yvon Charest, PDG de l’Industrielle Alliance, a parlé de l’importance de former une main-d’œuvre qualifiée. «Il faut investir dans l’éducation. La capacité de formation des universités est un des critères dominants qui assurera la bonne qualité de la main-d’œuvre et attirera les gens d’ailleurs», a-t-il dit.

Michel G. Bergeron, directeur du Centre de recherche en infectiologie, a qualifié l’Université Laval de «bastion d’excellence en recherche et en formation, d’avancées scientifiques majeures, de transferts technologiques et de création d’emplois». Il estime que les retombées socioéconomiques de la recherche effectuée par son groupe sont majeures dans la région.

Une des compagnies de la région qui a bien profité de l’expertise universitaire, c’est Creaform, basée à Lévis. L’entreprise commercialise des technologies portables 3D. «À sa fondation, en 2002, deux choix s’offraient à nous : partir de zéro ou utiliser des travaux de recherche universitaires. On a opté pour le deuxième choix, ce qui nous a permis de développer une étroite collaboration avec le Laboratoire de vision et systèmes numériques de l’Université Laval», a expliqué Marco St-Pierre, vice-président innovation et technologies chez Creaform.

Ce partenariat s’est avéré très positif pour l’entreprise. «Le transfert technologique a contribué de près à la croissance de la compagnie. De plus, on a recruté du personnel spécialisé : 21 des 24 employés de la division recherche et développement de Creaform sont des diplômés de l’Université Laval», poursuit le gestionnaire. La création de la Chaire de recherche industrielle CRSNG-Creaform sur la numérisation 3D, l’an dernier, démontre jusqu’où la collaboration entre une entreprise privée et l’université peut aller.

Les autres participants à cette journée de réflexion ont aussi défendu l’idée selon laquelle les universités jouent un rôle crucial dans le développement économique et social.

«Pour avoir des universités en santé, il faut investir. Il est précieux d’avoir des diplômés bien formés, avec une bonne rigueur intellectuelle. Si le monde est compétitif, soyons-le aussi!» a plaidé François Bélanger, avocat chez Jolicoeur Lacasse.

John Porter, président du Conseil d’administration de l’Université Laval, a précisé que gérer un établissement d’enseignement supérieur pose des défis particuliers. «Il y a une méconnaissance de la gestion des universités, qui ne sont pas des entreprises. On parle beaucoup, mais on écoute peu.» Il espère que le sommet de la semaine prochaine permettra aux universités d’être mieux reconnues pour ce qu’elles sont.
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Un bel exemple de partenariat entreprise-université : l'appareil pour numériser les objets commercialisé par Creaform. Cette entreprise a contribué à lancer à l'Université Laval la Chaire de recherche industrielle CRSNG-Creaform sur la numérisation 3D.
Photo: Julie Picard

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