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Volume 48, numéro 2014 février 2013

Du talent à la pelle

Une équipe de trois étudiantes en arts visuels remporte deux prix à l’International de sculpture sur neige du Carnaval de Québec
«Est-ce qu’on va vers quelque chose d’abstrait ou on essaie plutôt de charmer le public?» C’est la question que se sont posée Camille Nadeau, Camille Rajotte et Catherine Le Magnan avant de commencer le travail. Ayant opté pour le second choix, cette équipe composée d’étudiantes au baccalauréat en pratique des arts visuels et médiatiques a remporté récemment le volet relève de l’International de sculpture sur neige pour leur œuvre intitulée Les p’tites bibittes mangent pas les grosses. L’équipe a également raflé la mention du public Loto-Québec, assortie d’un prix de 1000$.

Un beau doublé pour ces copines, nordiques dans l’âme, qui ont appris sur le tas, c’est le cas de le dire. «On n’a pas suivi de cours et on n’a appris aucune technique, dit la capitaine de l’équipe, Camille Nadeau. Dans un projet de ce type, il s’agit d’utiliser les bons outils, en l’occurrence une hache et des pelles très aiguisées. Si on travaille avec une pelle en plastique, ça ne marchera pas!»

La sculpture qui a fait craquer le public déambulant sur le site du Carnaval montre un petit garçon qui regarde sous son lit où se cache un monstre. Pour rendre la chose amusante, les sculpteures ont inversé les rôles habituels: c’est le monstre qui tremble sous le regard de l’enfant curieux.

Si le sujet est simple, la structure de l’œuvre s’avère plus complexe. «Nous voulions construire quelque chose qui tiendrait sur deux niveaux, explique Camille Nadeau. Le travail s’est fait à partir d’une maquette à l’échelle en plâtre et de dessins d’architecture. Il s’agissait de respecter le plan et d’être attentif aux détails.»

Travaillant à partir d’un immense bloc de neige dure, l’équipe disposait de deux jours pour réaliser son projet. Épisodes de pluie verglaçante, chute radicale de température: rien ne leur a été épargné. Malgré les aléas de la météo, les filles ont toujours gardé un bon moral. En fait, disent-elles, le pire n’est pas le froid, mais les douleurs musculaires du lendemain matin. Sans compter des poignets souffrants pour cause d’extrême sollicitation…

Cela dit, l’ambiance bon enfant qui règne sur le site aide beaucoup, explique Camille Nadeau. «Il y a de la musique, les gens s’arrêtent pour nous regarder travailler et nous encourager. Trois filles qui sculptent ensemble, le monde trouve ça sympathique!»

À la fin de ces deux jours intenses de compétition, lorsqu’a sonné l’heure de déposer les outils, l’équipe était plutôt satisfaite du résultat. «On remarquait encore des défauts, mais dans l’ensemble, c’était bien», dit la coéquipière Camille Rajotte, qui s’adonne à la sculpture dans la vie. «Comme dans d’autres domaines, il y a un moment où il faut savoir s’arrêter et se dire que c’est terminé.»
Photo
Camille Nadeau, Camille Rajotte et Catherine Le Magnan.
Photo: Marc Robitaille

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