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Volume 47, numéro 1122 novembre 2012

Il y a toujours un monstre sous le lit

Vampires, loups-garous et autres créatures de cauchemar s’invitent à la Bibliothèque le temps d’une conférence sur la littérature jeunesse
Dans toutes les cultures, les monstres ont toujours occupé une place de choix dans les histoires qu’on raconte aux enfants. «Et c’est tant mieux! lance Denis Jeffrey, professeur titulaire à la Faculté des sciences de l'éducation. Les monstres habitent l’imaginaire des petits dès l’âge de trois ans. Dans les contes, ils font peur, mais toujours, le héros surmonte ce sentiment en les affrontant. Autrement dit, les monstres sont nécessaires aux enfants pour leur permettre d’affronter leurs propres angoisses. C’est un apprentissage initiatique important.»

Ce passionné des créatures effrayantes – aussi expert des interactions éducatives entre enseignants et élèves – tiendra le 26 novembre une conférence dans laquelle il expliquera, exemples à l’appui, pourquoi la présence des montres est souhaitable dans la littérature jeunesse.

Les adolescents ne sont pas en reste avec des séries-cultes comme Twilight, où les vampires tiennent la vedette. Également, le jeu vidéo Resident Evil, mettant en action des hordes de morts-vivants, fait un tabac auprès des jeunes qui bénéficieraient, grâce à ces étranges figures, d’une méthode efficace pour dompter leurs angoisses.

Même les adultes trouveraient leur compte à côtoyer les monstres. À preuve, le 20 octobre dernier, plus de 5000 participants, dont plusieurs adultes, auraient pris part à la version montréalaise de l’événement annuel international La marche des zombies. Plus près de nous, le 3 novembre, une troupe de morts-vivants envahissait le campus lors d’une activité costumée de financement. «Ces créatures jouent un rôle social essentiel: elles nous permettent collectivement d’apprivoiser notre côté obscur», soutient le professeur Jeffrey.

Depuis une dizaine d’années, ce dernier note une présence accrue des zombies, vampires et autres loups-garous dans l’industrie du divertissement. Romans, bandes dessinées, cinéma et jeux vidéo leur font la part belle. Que signifie cette tendance? Selon Denis Jeffrey, elle serait une manifestation très représentative des courants sociaux actuels. «Le zombie nous ramène à la vision de la mort, désormais occultée dans nos sociétés, remarque le professeur, alors que le vampire satisfait notre recherche de jeunesse éternelle. Quant au loup-garou, il revisite la part animale de l’humain, part de laquelle notre monde hygiénique et aseptisé nous tient bien loin.»

Lundi 26 novembre de 16h à 17h, à la salle Charlotte-Guérette (local 4283) du pavillon Jean-Charles-Bonenfant.
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