Université Laval
Le fil des événements

Le journal de la communauté universitaire

vie étudiante

Volume 48, numéro 98 novembre 2012

Une classe UL au Liban

Quinze infirmières libanaises suivent à Beyrouth une formation de l’Université Laval qui les mènera à un diplôme de maîtrise
Depuis le 10 octobre, la Faculté des sciences infirmières a intégré un groupe de 15 étudiantes à ses effectifs de deuxième cycle. Il s’agit d’infirmières déjà diplômées, qui ont décidé de parfaire leur formation à l’Université Antonine qui se trouve en banlieue de Beyrouth au… Liban! D’ici deux ans, elles recevront leur diplôme de maîtrise en sciences infirmières, délivré par l’Université Laval.

Plusieurs professeurs et chargés de cours de la Faculté vont contribuer à cette formation de 45 crédits sur deux ans à distance ou en se rendant sur place. Une professeure commence d’ailleurs cette semaine une classe qui se donne entièrement par visioconférence. Les étudiantes vont y approfondir leurs connaissances et acquérir des compétences pour mieux superviser le personnel ou mener des consultations avec des malades atteints de problèmes de santé chroniques. Des professeurs de l’Université Antonine assumeront aussi certains segments de la maîtrise.

Cela fait plusieurs années que la Faculté des sciences infirmières peaufine ce projet de formation à l’étranger avec son homologue du Pays du Cèdre. «Cette collaboration va nous permettre de participer à l’amélioration internationale de la qualité des soins infirmiers, mais aussi d’accroître le bassin de personnes susceptibles de poursuivre des études au doctorat», précise Louise Bujold, la directrice du programme de deuxième cycle.

Tout en soulignant la qualité des soins infirmiers au Liban, la professeure remarque que la réalité du monde de la santé aujourd’hui rend la profession de plus en plus complexe. Les nouvelles technologies et la diminution de temps de séjour à l’hôpital, notamment, poussent les infirmières à vouloir mettre en place des pratiques de soins encore plus efficaces.

C’est d’ailleurs l’envie d’accroître leur expertise et d’améliorer leur jugement clinique qui motive les infirmières inscrites à se lancer dans des études de deuxième cycle, tout en bénéficiant de l’appui d’une université réputée comme l’Université Laval. «Le programme enrichit mon cursus personnel et professionnel, vu la qualité mondialement reconnue de cette université. Les collègues canadiens sont considérés comme des pionniers dans le domaine des sciences infirmières», précise Rita Dagher. Cadre supérieure de soins, cette étudiante espère aussi en apprendre davantage sur la recherche et l’éthique.

«Les étudiantes ont envie aussi d’appuyer leur pratique sur les résultats de la recherche», indique Louise Bujold. Le grand public n’en est peut-être pas conscient, mais les études menées en sciences infirmières jouent un rôle important dans l’obtention de meilleurs résultats en santé. Elles améliorent la qualité de vie des patients et de leurs proches et permettent de réduire la durée des séjours hospitaliers. En nouant d’étroites collaborations avec l’Université Antonine, les professeurs de la Faculté espèrent d’ailleurs soutenir la recherche en soins infirmiers au Liban. D’autant plus que les étudiants pourront effectuer des stages avec des professeurs d’ici au cours de leur formation.
Photo
L'infirmière Rita Dagher a été attirée à l'Université Laval par son « haut niveau reconnu mondialement ». En chemise à pois blancs, elle pose ici au milieu de ses collègues de classe du Liban.

commentez

partagez

 
haut
Le fil des événements

Le journal de la communauté universitaire
Direction des communications

Questions et commentaires?
Le-Fil@dc.ulaval.ca

© 2012 Université Laval, tous droits réservés
Visitez ulaval.ca