Université Laval
Le fil des événements

Le journal de la communauté universitaire

actualités

Volume 48, numéro 1724 janvier 2013

Vers un campus carboneutre

L’Université se dote d’un système qui permet à ses membres de compenser volontairement leurs émissions de gaz à effet de serre
Aujourd’hui, le jeudi 24 janvier, l’Université met en marche son programme de compensation volontaire des émissions de gaz à effet de serre. Une initiative qui devrait contribuer à alléger son empreinte environnementale.

Les gaz à effet de serre (GES) sont les plus grands responsables des changements climatiques. Sur le campus, les efforts visant à réduire de telles émissions ont pris plusieurs formes au fil des ans. Pensons à l’aménagement de pistes cyclables, aux programmes d’efficacité énergétique et aux systèmes de climatisation écologiques des nouvelles infrastructures.

«Le programme de compensation volontaire représente toutefois un pas important au sens où il suscite un engagement individuel envers la carboneutralité», affirme Éric Bauce, vice-recteur exécutif et au développement.

La carboneutralité implique qu’une émission de GES se trouvera neutralisée par une action posée ailleurs. La compensation se fait par des actions écologiques comme le covoiturage ou la plantation d’arbres. Les forêts aident à absorber ces gaz en fixant le dioxyde de carbone.

Comment fonctionne le programme? Il cible en particulier les conducteurs qui utilisent leur véhicule pour venir sur le campus. Ceux-ci peuvent choisir d’acheter une vignette verte, au coût de 17$, lors du paiement annuel de leur vignette de stationnement. «Cette contribution individuelle permettra de compenser une tonne de GES annuellement, souligne le vice-recteur. Cette quantité correspond grosso modo à ce que génère un employé ou un étudiant, en une année, dans ses aller-retour vers le campus. Chaque jour, l’Université est la destination de 14 500 véhicules en moyenne.»

Le programme permet aussi aux étudiants et aux professionnels de compenser leurs déplacements à l’extérieur du pays. La personne qui prend l’avion pour faire un séjour d’étude, un stage ou participer à une conférence à l’étranger peut désormais faire une donation en ligne (www.ulaval.ca/jecompense) pour réduire son empreinte climatique. Le service est aussi offert à celle qui se déplace par transport routier pour assister à un colloque ou une réunion.

L’Université, par le Fonds de développement durable, contribuera au programme en investissant un montant équivalent à celui versé par l’adhérent. L’argent recueilli servira à financer des projets de réduction des gaz à effet de serre sur le campus et ailleurs.

«Quinze arbres seront plantés pour chaque tonne de GES compensée, indique Éric Bauce. Les plantations se feront sur le campus ou dans la forêt Montmorency. Ce type d’action est la manière la plus rapide de concrétiser le programme de compensation volontaire. Nous pourrons agir dès le printemps. Notre objectif à long terme est de reboiser à la forêt Montmorency l’équivalent en superficie de 25 terrains de football.»

D’autres initiatives sont envisagées. «On peut penser à des projets en transport écologique et à des mesures additionnelles en efficacité énergétique, explique ce dernier. Un enclos à vélos sécurisé ou des bornes de recharge pour véhicules électriques sont des possibilités. Les projets iront dans le sens de l’objectif institutionnel de faire de l’Université un campus carboneutre.»

Les sommes appariées par l’Université serviront aussi à soutenir des projets de recherche en coopération internationale ou des projets de mobilité étudiante en lien avec le développement durable. La participation au programme demeurera volontaire pour les étudiants et professeurs associés à de tels projets.
«Par exemple, poursuit Éric Bauce, il pourrait s’agir de promouvoir des fours solaires auprès de communautés en Afrique. Ces fours sont constitués d’une plaque de métal qui concentre les rayons du soleil. Le but est que les gens évitent de couper des arbres comme combustible pour la cuisson des aliments.»

Des ententes pourraient être prises avec des communautés d’Amérique du Sud désireuses de développer tel ou tel produit forestier. L’idée consisterait à planter des arbres qu’on laisserait croître pendant plus de 20 ans. Ensuite, ils seraient coupés et pourraient être vendus, par exemple, comme bois de construction. Pendant toutes leurs années de croissance, les arbres auront capté le dioxyde de carbone.

Le vice-recteur croit que la réponse des membres de la communauté universitaire au programme sera bonne. Il en veut pour preuve le succès obtenu en mars 2010 par le Défi Énergie. Plus de 1 100 personnes, dont 629 employés, avaient participé à ce concours de sensibilisation à l’efficacité énergétique. En un mois, les mesures de conservation d’énergie, donc de réduction des émissions de gaz à effet de serre, avaient permis d’économiser plus de 232 000 kWh.

En 2010, l’Université a émis 22 711 tonnes de GES, principalement pour chauffer ses bâtiments. Les déplacements des membres de la communauté universitaire, quant à eux, en ont généré plus de 15 000 tonnes.

www.ulaval.ca/jecompense
Photo
Stéphanie Lacoursière, étudiante à la maîtrise en physiothérapie, est l'une des têtes d'affiche de la campagne publicitaire qui fera connaître le nouveau programme de l'Université pour compenser les émissions de gaz à effet de serre.
Photo: Marc Robitaille

commentez

partagez

 
haut
Le fil des événements

Le journal de la communauté universitaire
Direction des communications

Questions et commentaires?
Le-Fil@dc.ulaval.ca

© 2012 Université Laval, tous droits réservés
Visitez ulaval.ca