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Volume 49, numéro 419 septembre 2013

Vers une politique culturelle

Le conseiller spécial auprès du recteur croit que la culture doit «irriguer» tous les secteurs d’activité du campus
Des marionnettes géantes qui déambulent dans la cité universitaire. Une conférence sur les jeux vidéo. Une heure de poésie et de musique offerte par deux facultés. Une pièce de théâtre qui met une planète en vedette. Une projection-débat sur les soins infirmiers. Des kiosques sur des initiatives étudiantes. Ces activités et une soixantaine d’autres se tiendront du 23 au 29 septembre sur le campus et hors les murs à l’occasion de la première édition de la Semaine de la culture (www.culture.ulaval.ca).

«Nous voulons faire écho aux Journées de la culture, une initiative citoyenne très large», explique Thierry Belleguic. Ancien doyen de la Faculté des lettres, ce dernier occupe, depuis le 1er juillet 2012, le poste de conseiller spécial à la culture auprès du recteur Denis Brière. L’appuie dans sa tâche un groupe-conseil constitué de tous les corps d’emploi de l’Université.

La Semaine de la culture est le premier grand événement rassembleur du mandat du professeur Belleguic. «Ce sera l’occasion, dit-il, de faire connaître le talent des étudiants, des professeurs-chercheurs, des employés et des retraités de l’Université.» Selon lui, ces activités variées mettront en valeur la richesse culturelle de l’Université. Elles reflèteront aussi l’attachement collectif à la promotion de la culture sous toutes ses formes.

Il y a un an, dans son discours de la rentrée, le recteur annonçait son intention de doter l’Université d’un Agenda de la culture qui soit propre à l’identité institutionnelle et qui reflète l’étendue de sa diversité culturelle.

«Cette initiative s’inscrit dans le prolongement logique de la démarche de développement durable mise de l’avant depuis 2007 à l’Université Laval, affirme Thierry Belleguic. Faisant écho à la position de l’UNESCO, nous proposons de penser la culture comme une dimension structurante et transversale du développement durable qui irrigue les enjeux économique, environnemental et social.» Selon lui, la culture doit être intégrée dans tous les secteurs de vie et d’activité de l’Université, notamment en formation et en recherche.

«Nous voulons faire en sorte, dit-il, que chacun soit porteur de ce projet. C’est le projet de tous.» Depuis sa nomination, le professeur Belleguic a mené une cinquantaine de rencontres, avec les doyens, les directeurs de service, les responsables des syndicats et des associations étudiantes, mais aussi avec l’Association des retraités, et celle des diplômés. Il leur a expliqué le projet d’Agenda de la culture pour l’Université, ses enjeux, ses objectifs et son calendrier.

«La culture d’une communauté, indique-t-il, ce sont un certain nombre de pratiques, d’usages, de croyances dans lesquels les personnes vont se retrouver. Notre travail va consister à les déterminer, à les faire connaître et à les mobiliser pour la réalisation de notre mission.»

Après une série de conférences sur le thème de la culture, une participation au colloque organisé par les gouvernements québécois et français sur le thème de «Culture et développement durable», et, enfin, l’organisation d’un colloque tenu lors du congrès de l’Acfas 2013, Thierry Belleguic entamera bientôt la seconde phase de sa démarche par la tenue des Dialogues sur la culture. Dans ce but, il a demandé à tous les représentants rencontrés depuis un an de constituer, chacun dans son milieu, un groupe qu’il viendra écouter avec son équipe, ceci en prévision d’un Forum sur la culture qui doit avoir lieu en décembre prochain.

Les résultats du Forum permettront d’élaborer une proposition de politique culturelle, un Agenda 21C, qui sera remise au recteur à la fin de l’hiver. «Ce cadre de référence, souligne-t-il, mettra en évidence les valeurs et les principes qui sous-tendent la culture de notre université, et donnera les moyens aux instances compétentes de mettre en œuvre les actions nécessaires à la réalisation des objectifs identifiés.» Dans une perspective locale, régionale et même au-delà, le projet s’inscrit dans une ouverture de l’Université à la société civile la plus large possible.

Selon Thierry Belleguic, la vision de la culture qui est envisagée dans cette démarche vise à faire connaître et à valoriser la diversité des cultures du campus, leur spécificité au sein des groupes qui les constituent, leur rôle majeur dans l’affirmation du sentiment d’appartenance de la communauté universitaire et leur influence sur les façons collectives d’être et d’agir. «Notre conception de la culture est ouverte, inclusive, ancrée dans la notion d’engagement, explique-t-il. L’étudiant vient pour acquérir un savoir. Il va également acquérir un savoir-être. Pour l’ensemble de la communauté, l’Université n’est pas seulement un lieu de travail ou d’apprentissage, c’est aussi un lieu de vie et d’action citoyenne.»
Photo
Thierry Belleguic: «Notre conception de la culture est ouverte, inclusive, ancrée dans la notion d'engagement».
Photo: Marc Robitaille

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