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Volume 52, numéro 12 | 1 décembre 2016

À la une

23,7 M$ pour les neurosciences

Le gouvernement du Québec annonce son appui financier au développement du Centre de recherche de l'Institut universitaire en santé mentale de Québec

Par Jean Hamann

Le Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec (CRIUSMQ) reçoit un appui de 23,7 M$ du gouvernement du Québec pour un projet d’infrastructure qui favorisera le développement des neurosciences à l’Université Laval. L’annonce a été faite le 29 novembre par Dominique Anglade, ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Gaétan Barrette, ministre de la Santé et des Services sociaux, et François Blais, ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale.

Cette somme constitue la contribution du gouvernement du Québec à un projet de 30 M$ visant l’agrandissement et la rénovation de ce centre de recherche. Les autres partenaires financiers du projet, l’Institut universitaire en santé mentale de Québec (IUSMQ) du CIUSSS de la Capitale-Nationale et la Fondation de l’IUSMQ, versent 6 M$. «Ces fonds serviront à la rénovation des installations actuelles et à l’ajout de laboratoires, dont une grande unité d’imagerie réservée exclusivement au cerveau», précise le directeur du CRIUSMQ, Yves De Koninck.

La part du lion ira à l’achat de deux appareils d’imagerie par résonance magnétique (IRM), l’un pour l’humain et l’autre pour les petits animaux. «Jusqu’à maintenant, nos chercheurs devaient louer du temps d’imagerie sur des appareils appartenant à des cliniques privées, souligne le professeur De Koninck. L’acquisition de ces deux appareils d’IRM facilitera leur travail et elle permettra le développement de nouvelles méthodes pour l’acquisition et l’analyse des images produites par IRM.» Les chercheurs du CRIUSMQ utilisent ces images à différentes fins, notamment pour étudier les émotions, les aires du langage affectées par certaines pathologies et la détection précoce de maladies neurodégénératives comme l’alzheimer.

Ce projet d’infrastructure s’inscrit dans la foulée du plan de développement de la neurophotonique au CRIUSMQ. «Nous travaillons à la frontière de la photonique et des neurosciences pour développer de nouvelles techniques permettant de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau et les maladies mentales, explique le professeur De Koninck. La Chaire d’excellence en recherche du Canada sur la neurophotonique, qui a été lancée il y a quelques mois, est un élément-clé de ce plan. Son titulaire, Pierre Marquet, qui est ingénieur physicien et psychiatre clinicien, apporte une expertise qui permet de faire le pont entre ces deux domaines. Une partie de la subvention du gouvernement du Québec a d’ailleurs servi à l’aménagement des laboratoires de cette chaire.»

Le développement de la neurophotonique est le fruit d’un travail entrepris il y a une quinzaine d’années à l’Université Laval. Le rapprochement de la photonique et des neurosciences a commencé en 2002 par un programme de formation financé par les Instituts de recherche en santé du Canada, qui incitait des étudiants en sciences et en génie à effectuer leurs travaux de maîtrise ou de doctorat au CRIUSMQ. En 2005, une subvention FCI-gouvernement du Québec de 15 M$ permettait la mise sur pied du Centre de neurophotonique. En 2008, l’Université Laval créait les premiers programmes de maîtrise et de doctorat en biophotonique en Amérique du Nord. En 2015, la Chaire d’excellence en recherche du Canada sur la neurophotonique voyait le jour et la FCI accordait une subvention de 26 M$ à l’Université Laval, dont 12 M$ au projet d’agrandissement du CRIUSMQ. «Si on comptabilise tous les investissements que nous sommes allés chercher depuis deux ans pour le développement de la neurophotonique, le total dépasse 100 M$», estime Yves De Koninck.

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Une bonne partie de la subvention servira à l'achat de deux appareils d'imagerie par résonance magnétique. Les images produites par ces appareils sont utilisées par les chercheurs du CRIUSMQ à différentes fins, notamment pour étudier les émotions, les aires du langage affectées par certaines pathologies et les maladies neurodégénératives comme l'alzheimer.

Photo: National Institutes of Health

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