19 septembre 2002

 Élection au rectorat

Pour un recentrage de la fonction universitaire

Martin Maltais, chercheur-étudiant, propose sa vision de l'Université

C'est un Martin Maltais confiant en ses moyens qui s'est présenté devant les journalistes, le mercredi 18 septembre, au resto-bar Le Pub du pavillon Alphonse-Desjardins, pour faire connaître les grandes lignes de la vision de l'Université qu'il entend défendre pendant la course au rectorat qui vient de démarrer pour de bon.

"Advenant une élection qui me serait favorable, j'ai l'intime conviction d'avoir une vision suffisamment claire de l'université québécoise et de sa dynamique pour assurer à l'Université Laval un développement prometteur à la hauteur des aspirations de tous les groupes qui forment sa communauté, a-t-il lancé. Mais quel que soit le résultat de cette élection, il doit y avoir un débat qui recentre la mission de l'Université Laval dans une société de plus en plus dépendante de ses experts et des enjeux internationaux."

Le chercheur-étudiant, qui prépare un doctorat en administration et évaluation en éducation à l'Université Laval (sur l'avenir des universités) tout en complétant une maîtrise sur l'administration des établissements de formation à distance à la Télé-université, a eu l'occasion, au fil des dernières années, comme il le signale, de se construire une "vision de l'Université, de son rôle social et de ce qu'elle doit devenir dans notre société, pour remplir ce rôle".

 

Photo Marc Robitaille

Il a, entre autres, représenté les étudiants de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) au sein de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et rempli deux mandats au Conseil des études de l'Université du Québec.

Contribution réflexive
Le projet qu'il propose aujourd'hui à la communauté universitaire, c'est celui d'un "recentrage de la fonction universitaire vers les besoins des membres de sa communauté, d'une "réappropriation" complète de ses murs et d'un appel de toute la collectivité intellectuelle universitaire à la poursuite du déploiement et du positionnement de l'Université sur la scène internationale".

Une Université Laval recentrée sur sa mission sera notamment celle, selon lui, qui mettra en place des mécanismes de transfert de connaissances tacites, d'une part entre les professeurs et les chercheurs en place et, d'autre part, entre ces derniers et les étudiants-chercheurs en formation; celle qui maintiendra le nombre de professeurs; celle qui considérera, consultera et intégrera les étudiants dans tous les processus décisionnels et dans la gestion de certaines de ses activités; celle qui assurera à tous les membres de la communauté un logement de qualité sur le campus; celle qui assurera, en collaboration avec les étudiants de l'Université, des haltes-garderies et des Centres de la petite enfance pour tous les enfants de la communauté.

Dans l'esprit de Martin Maltais, la "réappropriation" de l'Université passe par une renégociation de certaines particularités du contrat de performance signé avec le ministère de l'Éducation du Québec, et ce, afin d'obtenir un financement adéquat et équitable; par le retrait de la politique des frais afférents aux étudiants; et par la résorption du déficit de l'Université Laval. Par ailleurs, le candidat au rectorat préconise, en matière d'internationalisation, la poursuite de la politique d'augmentation du nombre d'étudiants possédant un profil international, l'augmentation du nombre d'étudiants étrangers, la traduction en plusieurs langues du site Web de l'Université et l'offre gratuite de cours de francisation aux étudiants-chercheurs provenant de l'étranger.

Martin Maltais rendra public, dans le courant de la semaine prochaine, le contenu de son programme électoral, lequel se veut une vision contributive venant "consolider la réflexion sur l'avenir de l'Université Laval".

GABRIEL CÔTÉ