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28 octobre 2004

   

Université Laval

Un Dow Jones régional

La région Québec Chaudière-Appalaches a désormais son indice boursier

par Yvon Larose

Chaque jour, dans les pages économiques du quotidien Le Soleil, on peut prendre connaissance de l'Indice boursier régional de Québec (IBR-Q) et suivre la performance de vingt entreprises de la région Québec Chaudière-Appalaches cotées à la Bourse de Toronto. "Le concept d'indice boursier régional est assez unique en Amérique du Nord, explique le gestionnaire de l'Indice, Frédérick Tremblay, un diplômé en finances de l'Université Laval, aujourd'hui conseiller en développement ­ risque de taux d'intérêt au Mouvement Desjardins. L'idée derrière l'IBR-Q consiste à donner une base de comparaison sur le plan boursier aux gens d'affaires de la région par rapport aux autres régions dans le but d'affermir la conscience économique régionale et la concurrence avec d'autres régions."

Les sociétés regroupées dans l'Indice sont actives dans de nombreux secteurs, notamment dans l'industrie manufacturière, les biotechnologies et les services financiers. L'IBR-Q donne, entre autres, le prix de vente de l'action à la fermeture des marchés le jour précédent, ainsi que le changement survenu dans la valeur de l'action. Mais surtout, le lecteur peut voir l'évolution, mise à jour, de l'indice. Le 10 septembre, à la fermeture de la Bourse de Toronto, l'Indice valait 2 175, 36 points. Il était en baisse de 4,47 % points, ou 0,21 % sur la journée précédente.

Une valeur de référence de 2 000 points
Les origines du projet remontent à 2001. À l'initiative du magazine en ligne Commercemonde.com, des gens d'affaires rencontrent le professeur Guy Charest au Département de finance et assurance de l'Université Laval. L'idée de créer un indice boursier régional inspiré de l'indice américain Dow Jones Industrial Average est adoptée. Selon ce modèle, l'indice est calculé à partir de la valeur relative du cours boursier de chacun des titres. Vingt entreprises sont sélectionnées sur la base de la capitalisation boursière et du chiffre d'affaires. Le démarrage du projet est assuré par le professeur Charest, assisté de deux étudiants à la maîtrise en finance, Frédérick Tremblay et Frédéric Lavoie. "La connaissance de l'informatique qu'avaient les étudiants a permis une mise en place rapide de l'Indice et assuré la continuité de l'initiative", indique Guy Charest.

Même s'il a été créé en 2001, l'IBR-Q a comme point de départ le 1er janvier 2000. Dix des entreprises sélectionnées font toujours partie de l'Indice, dont Le Groupe Canam Manac, R.P.M. Tech et Mines d'Or Virginia. La valeur de référence de l'Indice avait été fixée à 2 000 points. Le 20 octobre dernier, l'Indice valait 2 210, 27 points. Du 1er janvier au 20 octobre 2004, les actions affichaient un rendement global de 6,05 %. Selon Guy Charest, l'Indice a fonctionné comme prévu. Il révèle une similitude réelle entre ce qui se passe sur le plan boursier dans la région de Québec et dans l'ensemble du Canada. "Québec, dit-il, se comporte comme l'ensemble canadien sur le plan boursier." Le principal commanditaire de l'Indice est l'organisme de promotion économique Pôle Québec Chaudière-Appalaches.