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Volume 52, numéro 4 | 22 septembre 2016

À la une

Un appui important à l’innovation sociale

Trois équipes dirigées par des chercheurs de l'Université obtiennent 7,5M$ du CRSH

Par Jean Hamann

Trois professeurs de l’Université Laval sont à la tête d’équipes dont les projets ont été retenus au terme du dernier concours du programme Subventions de partenariat du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH). Ces équipes, dirigées par Fannie Lafontaine, de la Faculté de droit, Thierry Rodon, du Département de science politique, et Marie-Christine Saint-Jacques, de l’École de service social, disposeront chacune de 2,5 M$ pour mener à bien leur projet. De plus, 10 autres professeurs de l’Université sont membres d’équipes pilotées par des chercheurs d’autres universités québécoises qui ont aussi reçu un appui financier similaire du CRSH.

Les subventions de partenariat du CRSH permettent l’établissement de partenariats entre les chercheurs universitaires, les entreprises et d’autres partenaires afin d’approfondir les connaissances sur d’importantes questions sociales, économiques ou culturelles. Cette mise en commun de l’expertise renforce la capacité de recherche, d’innovation et de production de connaissances permettant des prises de décision éclairées sur des enjeux sociétaux.

Fannie Lafontaine a réuni une équipe de 15 cochercheurs, 7 collaborateurs et 11 organismes partenaires pour la réalisation de son projet portant sur les poursuites pénales contre les personnes accusées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou de génocides. Les travaux des chercheurs visent à trouver des avenues novatrices pour améliorer l’efficacité des actions menées contre ces personnes, de façon à éviter la répétition de telles atrocités tout en contribuant au processus de guérison des victimes. Julia Grignon, de la Faculté de droit, fait partie des cochercheurs associés au projet.

Thierry Rodon et une équipe de 19 cochercheurs, 11 collaborateurs et 17 organismes partenaires travailleront de concert pour réaliser un projet portant sur les impacts du développement minier sur les modes de vie des autochtones. Les projets miniers menés à travers le monde ont chacun leurs particularités, mais leurs répercussions sur le mode de vie des communautés autochtones présentent de nombreuses similitudes. Les chercheurs créeront un réseau pour échanger des informations et des études comparatives sur les conséquences des activités minières sur le mode de vie durable des communautés autochtones. Les cochercheurs de l’Université dans ce projet sont les professeurs Christopher Fletcher, Érick Duchesne, Geneviève Motard, Martin Grenon et Rosa Galvez ainsi que la professeure associée Mylène Riva.

Marie-Christine Saint-Jacques a regroupé 23 cochercheurs, 5 collaborateurs et 17 organismes autour d’un projet portant sur la séparation parentale et la recomposition familiale dans la société québécoise. Au Canada, près de 40% des familles avec enfants sont monoparentales ou recomposées. La capacité à comprendre la situation de ces familles est freinée par le manque de données empiriques les concernant. Le projet vise à pallier cette lacune en documentant les trajectoires et l’expérience des adultes et des enfants qui vivent une séparation parentale ou une recomposition familiale. Les cochercheurs de l’Université Laval associés au projet sont Claudine Parent, Dominique Goubau, Gilles Tremblay, Stéphanie Arsenault, Sylvie Drapeau et Tamarha Pierce. Amandine Baude fait partie des collaborateurs.

Par ailleurs, un projet sur l’accès au droit et à la justice dirigé par Pierre Noreau, de l’Université de Montréal, pourra compter sur six cochercheurs de l’Université Laval, soit Catherine Rossi, Christine Morin, Colette Brin, Florian Sauvageau, Georges Azzaria et Pierre Issalys. À ce groupe s’ajoutent les collaboratrices Mélanie Samson et Michelle Cumyn. Enfin, Annie Fontaine et Michel Dorais font partie de l’équipe de cochercheurs du projet sur l’inclusion et l’exclusion des personnes LGBTQ, dirigé par Lina Chamberland de l’UQAM.

«Pour l’Université Laval, il s’agit d’un résultat exceptionnel dans le domaine de l’innovation sociale, souligne le vice-recteur à la recherche et à la création, Edwin Bourget. Les professeurs Lafontaine, Saint-Jacques et Rodon ont réussi à mobiliser des équipes interuniversitaires de grande qualité autour d’enjeux importants pour la société. Ils ont développé des programmes de recherche ambitieux et ils ont démontré qu’ils avaient le potentiel pour les mener à bien. C’est sans doute ce qui explique leur succès à ce concours.»

Le vice-recteur Bourget se réjouit du fait que 3 des 17 projets financés par le CRSH à ce concours soient pilotés par des professeurs de l’Université Laval. «Réunir des équipes aussi importantes autour d’un solide programme de recherche constitue une tâche très exigeante, mais il y a des dividendes en bout de course lorsque les résultats se matérialisent. Les responsables d’équipe sont bien placés pour orienter l’évolution des projets et l’expérience qu’ils acquièrent constitue un atout indéniable quand vient le temps de demander de nouvelles subventions. Assumer le leadership de projets produit des résultats très positifs pour les chercheurs et pour l’Université.»

Marc Robitaille et Louise Leblanc

Fannie Lafontaine, de la Faculté de droit, Thierry Rodon, du Département de science politique, et Marie-Christine Saint-Jacques, de l’École de service social, sont les responsables des trois équipes interdisciplinaires qui s’attaqueront à des problèmes sociaux d’importance grâce à l’appui financier du CRSH.

Photo: Marc Robitaille et Louise Leblanc

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