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Volume 43, numéro 8 | 18 octobre 2007

À la une

Du bouleau sur la planche

Myriam Drouin reçoit le prix Ressources naturelles de l’Acfas

Par Jean Hamann

Sous son écorce homogène reconnaissable entre mille, le bouleau à papier cache un bois aux mille colorations. Cette palette de couleurs n’a cependant pas l’heur de plaire aux industries parce que les produits de couleur uniforme ont la cote auprès des consommateurs. Quelles sont les causes de cette variation de teintes qui vont de la couleur crème au brun rougeâtre? Y a-t-il des façons de guider l’industrie vers des approvisionnements en bouleau à papier mieux adaptés aux spécificités de chacun de ses produits? C’est ce que tente de déterminer Myriam Drouin, étudiante-chercheuse à la Faculté de foresterie et de géomatique (FFG), et gagnante du prix Ressources naturelles de niveau doctorat 2007 attribué par l’Association francophone pour le savoir (Acfas).
   
Ce prix doté d’une bourse de 5 000 $, qui lui a été remis le 11 octobre à Montréal à l’occasion du gala des prix de l’Acfas, récompense la qualité de son projet de doctorat, qu’elle mène sous la supervision de Robert Beauregard, professeur à la FFG, et d’Isabelle Duchesne, chercheuse chez Forintek. Il reconnaît également l’excellence de son dossier scolaire. L’étudiante a maintenu une moyenne supérieure à 4 au baccalauréat et à la maîtrise, et elle a effectué un passage accéléré au doctorat. «Les bourses d’excellence que j’ai reçues au cours de mes études ont dû aider ma cause pour l’obtention du prix de l’Acfas», estime-t-elle. Et effectivement, elle en a reçu quelques-unes: bourse d’admission de l’Université Laval, bourse Excelle-Science du programme Chapeau les filles, bourses d’études Domtar et Kruger de la FFG, bourse de recherche de premier cycle du CRSNG et bourse de doctorat du CRSNG. Son implication dans le milieu de la foresterie – coordonnatrice de la Semaine des sciences forestières en 2002-2003, membre de l’exécutif de l’Association des étudiants-chercheurs de la FFG de 2005 à 2007, membre de l’exécutif de l’Institut forestier du Canada – n’a sûrement pas nui à sa candidature.
   
Originaire de Sainte-Agathe dans le comté de Lotbinière, Myriam Drouin a grandi dans une famille qui a de la sève dans les veines. Son grand-père était propriétaire d’un moulin à scie et de plusieurs terres à bois dans la région. Le moulin a été vendu, mais les terres sont maintenant aménagées et exploitées par son père et sa famille. «J’ai passé mon enfance dans les bois, ce qui a sûrement influencé mon choix d’étudier en foresterie», raconte-t-elle. Au baccalauréat, elle opte d’ailleurs pour le profil aménagement et environnement forestiers de façon à acquérir des connaissances qui pourront lui servir à la ferme forestière familiale, où elle envisage alors de faire carrière. Arrivée à la maîtrise, son intérêt pour l’architecture et le bois d’apparence la pousse vers la transformation du bois. Ce domaine, qu’elle explore plus à fond au doctorat, l’intéresse au point de reconsidérer ses plans d’avenir.
   
Au cours des prochains mois, l’étudiante-chercheuse envisage d’effectuer un séjour en Finlande ou en Suède pour étudier les solutions mises de l’avant là-bas pour composer avec le problème de coloration du bois. Si tout se déroule selon ses plans, son doctorat sera déposé en 2009. Et après? «J’aimerais travailler dans le domaine de la transformation du bois», répond la jeune femme, qui n’écarte toutefois pas l’idée de s’occuper un jour de la ferme forestière familiale. «Ce serait un beau projet de fin de carrière.»

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Myriam Drouin: «M'occuper un jour de la ferme forestière familiale, ce serait un beau projet de fin de carrière».

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