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Volume 53, numéro 29 | 11 juin 2018

Actualités UL

Cap sur la transition numérique

Un investissement de 6 M$ du Conseil du trésor permet de poser le premier jalon de l'Académie des transformations numériques

Par Yvon Larose

Un projet porteur et rassembleur, un projet unique et ambitieux. C’est en ces termes que la rectrice Sophie D’Amours a qualifié la future Académie des transformations numériques (ATN), dont la création a été annoncée, le lundi 11 juin au pavillon La Laurentienne, par le président du Conseil du trésor, Pierre Arcand. Ce dernier était accompagné de son collègue Sébastien Proulx, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre de la région de la Capitale-Nationale. Le gouvernement investira 6 M$ pour contribuer à la mise en place de l’ATN. Sur cinq ans, le projet nécessitera un investissement total anticipé de 17 M$. L’ATN aura pignon sur rue dans la cité universitaire. Son mandat consistera à développer la plus importante offre de formation continue axée sur la transition numérique au Québec. Cette formation permettra de répondre aux nouveaux besoins d’acquisition de connaissances et aux nouveaux besoins de développement des compétence induits par le numérique.

«Ce projet permettra d’accompagner l’État québécois, les organisations et les entreprises du Québec dans l’acquisition des connaissances et des compétences requises pour sortir gagnants des grandes transformations qui s’annoncent», a précisé la rectrice. Selon elle, l’annonce est très significative. «Elle dit que le gouvernement reconnaît le leadership de l’Université Laval pour former sa fonction publique et la préparer aux grands défis de la transformation numérique. Des centaines de milliers de personnes seront concernées.»

Le numérique, incarné dans les technologies émergentes, a déjà amorcé de grandes évolutions et de grandes révolutions qui ne pourront que s’intensifier dans les années à venir. Son incidence sera majeure. Il touchera tous les secteurs clés de l’économie. «Selon plusieurs études, a-t-elle poursuivi, 50% à 60% des emplois seront profondément transformés au cours des prochaines années par l’arrivée notamment de l’intelligence artificielle, du traitement des données massives, de l’impression 3D, de l’autonomie des véhicules et de la robotique avancée et collaborative.»

L’hiver dernier, à Québec, Sophie D’Amours avait présidé un important symposium sur l’effet qu’aura la prochaine vague technologique sur l’emploi dans la région de la Capitale-Nationale. «Le projet d’Académie, a-t-elle souligné, répond de façon concrète et structurante à l’urgence d’agir constatée par les quelque 700 participants au symposium.»

L’Académie recevra la contribution des 17 facultés de l’Université dans le développement de son offre de formation. Elle pourra compter sur les importants développements réalisés par l’Université en matière de technopédagogie numérique, sur une formation en ligne de plus de 900 cours à distance et sur l’expertise de la Direction générale de la formation continue. Elle s’appuiera également sur l’environnement numérique d’apprentissage, une plateforme avant-gardiste de l’Université reconnue pour sa robustesse et sa convivialité. Cette plateforme peut diffuser des formations courtes et cumulables. Elle peut également proposer un dossier numérique de l’apprenant à vie.

«Notre projet est inclusif, a indiqué la rectrice. Nous déploierons les activités de l’Académie au cours des prochains mois avec l’appui d’autres partenaires et établissements d’enseignement. Notre ambition est de mettre en commun les efforts et les ressources pour co-construire un espace de partage et d’accès à la plus importante offre de formation continue au Québec.»

L’offre d’apprentissage de l’Académie sera à distance et hybride. Elle comprendra notamment un catalogue de formations connecté au réseau de l’enseignement supérieur et intégrant des formations inter-ordres. Elle offrira aussi des formations sur mesure permettant aux organisations et aux individus de bâtir leur propre parcours. L’offre d’apprentissage comprendra également des formations données par l’employeur.

«La formation proposée par l’Académie aux employés de la fonction publique, aux organisations et aux entreprises partenaires inclura l’offre de formation des établissements d’enseignement qui se joindront au projet. Même le gouvernement a des contenus de formation qu’on pourra mettre sur la plateforme. Les meilleurs contenus de formation seront offerts. Les apprenants pourront marier des contenus de différents niveaux et enrichir leurs apprentissages par des expériences en groupe et dans leur milieu de travail», a expliqué Sophie D’Amours.

Une chaire de recherche sera créée afin de soutenir l’avancement des connaissances dans le domaine du numérique. Les travaux porteront au premier chef sur les défis de la transformation numérique au sein de la fonction publique. La chaire mettra également sur pied un observatoire des transformations numériques.

«L’Académie permettra de positionner la région de Québec comme un accélérateur du développement des compétences tout au long de la vie», a conclu la rectrice.


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Photo : Direction des communications, ministère du Conseil exécutif

Lors de la conférence de presse du 11 juin: le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, la rectrice, Sophie D'Amours, le président du Conseil du trésor, Pierre Arcand, et le député libéral de Vanier-Les Rivières, Patrick Huot.

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L'Académie s'appuiera sur l'environnement numérique d'apprentissage, une plateforme avant-gardiste, robuste et conviviale conçue à l'Université.

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