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Volume 54, numéro 6 | 5 novembre 2018

Actualités UL

Cap sur la fluidité: phase deux

Le projet pilote sur l'étalement des horaires de cours passera en deuxième vitesse à compter de janvier prochain

Par Yvon Larose

Ils sont quelque 3 500. Depuis le début de la session d’automne, ces étudiants de la Faculté des sciences de l’administration (FSA) et de la Faculté des sciences sociales (FSS) commencent certains de leurs cours à 9h plutôt qu’à 8h30. Sur l’ensemble de la semaine, 61 cours sont ainsi touchés par cette mesure, prise sur une base volontaire, qui s’inscrit dans un projet pilote lancé en partenariat avec la Ville de Québec. Ce projet pourrait contribuer à réduire la congestion routière à Québec et aux environs du campus, tout en améliorant le transport collectif et actif.

«Les premiers échos que nous en avons sont très positifs, indique l’adjoint au vice-recteur exécutif, Pierre Lemay. Des échos favorables proviennent aussi des enseignants qui donnent les cours. Ceux d’entre eux qui ont de jeunes enfants ont plus de temps pour conduire leurs petits à la garderie.»

Pour évaluer la phase un du projet pilote, un questionnaire sera envoyé aux étudiants et enseignants participants. Le but de cette enquête consiste à déterminer les impacts, positifs comme négatifs, qu’a le projet pilote sur les déplacements et la gestion du temps des participants.

L’envoi du questionnaire coïncide avec l’annonce du lancement de la phase deux du projet pilote. À compter de janvier 2019, deux autres facultés s’ajouteront à la FSA et la FSS, soit la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique et la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation. Jusqu’à maintenant, les calculs indiquent que 93 cours seront touchés par le projet pilote, pour un potentiel de 4 615 étudiants.

«L’étalement des horaires de cours fait partie du panier de mesures que l’Université met en place afin de réduire la congestion, assurer la fluidité de la circulation et favoriser la mobilité durable, souligne le vice-recteur exécutif Robert Beauregard. Cette deuxième phase du projet pilote nous permettra d’évaluer, avec plus de données, les impacts de l’étalement des horaires sur les déplacements d’un plus vaste éventail de la communauté universitaire.»

En 2011, l’Université était le plus grand générateur de déplacements de la région avec plus de 30 000 par jour. L’enquête origine-destination de Transports Québec révélait également que 48% des déplacements dans la cité universitaire se faisaient en transport en commun pour les études à la période de pointe du matin.

Le 5 novembre marquera le début de la campagne d’information du référendum sur le projet de laissez-passer universitaire (LPU) dans les autobus du Réseau de transport de la Capitale et de la Société de transport de Lévis. Cette consultation de la population étudiante du campus est organisée conjointement par les deux grandes associations étudiantes, l’AELIÉS et la CADEUL. Le vote se déroulera du 19 au 21 novembre dans 13 pavillons de la cité universitaire. Chacune des deux associations aura ses bureaux de scrutin. Ils seront ouverts de 8h à 16h. Il sera également possible de voter électroniquement entre le 21 et le 26 novembre.

«Le projet de LPU s’inscrit dans les orientations mises de l’avant par l’Université Laval afin de favoriser le transport collectif, explique Robert Beauregard. Il s’agit d’un projet structurant pour l’Université et pour la région qui contribuera à favoriser la mobilité durable à Québec, à atténuer les problèmes de circulation en augmentant le nombre d’utilisateurs du transport en commun.»

Pierre Lemay rappelle qu’il a fallu beaucoup de discussions sur plusieurs années entre l’Université, les associations étudiantes et les deux sociétés de transport pour aboutir à un projet commun. «Le LPU est un exemple de solution majeur, affirme-t-il. Il s’agit d’une belle façon de donner un plus grand accès en matière de transport en commun. Et lorsqu’on change de comportement à l’Université dans un esprit de développement durable, ces nouvelles habitudes risquent de continuer plus tard sur le marché du travail.»

La formation à distance représente elle aussi une intéressante contribution de l’Université à une meilleure fluidité de la circulation routière. L’offre comprend près de 1 000 cours crédités, 227 cours hybrides et plus de 100 programmes. «Au moins un étudiant sur deux suit au moins un cours en ligne, ajoute-t-il. Nous avons la prétention de penser qu’il ne se présentera pas sur le campus aux heures de pointe. S’il ne contribue pas à la congestion routière, on vient d’avoir un grand impact sur la région.»

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En 2011, l'enquête origine-destination de Transports Québec révélait que 48% des déplacements dans la cité universitaire se faisaient en transport en commun pour les études à la période de pointe du matin.

Photo: Marc Robitaille

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