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Volume 53, numéro 23 | 29 mars 2018

À la une

Les Chantiers d’avenir démarrent

Les parcours d'apprentissage qui verront le jour auront comme objectif commun de former des agents de changement capables de contribuer concrètement aux grands défis de la société de demain

Par Yvon Larose

Fin février, le plan stratégique de l’Université était déposé au Conseil d’administration. Les Chantiers d’avenir, l’une des initiatives les plus attendues de ce plan, sont sur le point de se mettre en marche. Le lundi 9 avril à midi, au Cercle du pavillon Alphonse-Desjardins, le vice-recteur adjoint aux études et aux affaires étudiantes, Claude Savard, animera une première séance d’échanges avec des professeurs dans le but d’expliquer les Chantiers d’avenir.

«Les Chantiers d’avenir sont un projet assez audacieux, dit-il. Ils visent à développer rapidement des programmes de formation qui intègrent de la recherche, sur le modèle des programmes sur mesure. Ces parcours d’apprentissage originaux viendront enrichir l’offre globale de l’Université Laval. Ils seront avant-gardistes, car ils seront destinés à résoudre de grands enjeux sociétaux, des problématiques complexes pour lesquelles les formations actuelles ne suffisent pas.»

Claude Savard rappelle que les Chantiers d’avenir faisaient partie, l’an dernier, du programme de la candidate au rectorat Sophie D’Amours. «Il s’agit d’un projet prioritaire pour la haute direction, ajoute-t-il. La forte présence du comité de direction de l’Université dans le comité d’évaluation des propositions de chantiers démontre toute l’importance qu’attache la haute direction à ces projets.» Dans une précédente entrevue, la rectrice qualifiait les Chantiers d’avenir de «projet phare, car on se donne le droit d’expérimenter ce que pourrait être l’université de demain. On aura un cadre qui nous permettra de faire ça. C’est très excitant!»

Le vice-recteur adjoint insiste sur la notion de laboratoire. «Le Chantier d’avenir sera un lieu où l’on expérimente, un lieu de création et d’élaboration, souligne-t-il. Nous allons innover en réalisant les projets de formation à l’extérieur de l’Université, dans le milieu, avec la collaboration de partenaires externes. Ces partenaires seront de tous ordres: ministères comme entreprises privées, organismes à but non lucratif ou bien simples citoyens. Ils devront s’impliquer dans la formation des étudiants.»

Toutes les thématiques seront possibles, mais aucune ne sera déterminée au départ pour éviter d’orienter les choix qui seront faits. Des thèmes aussi larges que la ville intelligente, l’engagement citoyen et l’intégration culturelle en seraient des exemples. «Ingénieurs ou économistes, designers ou sociologues, ces experts, seuls, ne pensent pas s’attaquer à telle ou telle problématique, mais, en collaboration avec d’autres experts, tout devient possible, explique Claude Savard. Les Chantiers d’avenir interpelleront plusieurs disciplines. Nous voulons faire travailler nos experts ensemble sur des projets concrets.»

En moyenne, chacun des chantiers comptera entre trois et cinq professeurs et plusieurs partenaires externes. Le nombre d’étudiants devra être suffisant pour permettre la viabilité du programme de formation. Ils proviendront de l’un ou l’autre des trois cycles d’enseignement. Les projets soumis devront réunir plusieurs conditions. La problématique ou thématique sociétale proposée devra répondre à des besoins urgents de formation. Les projets devront présenter un fort potentiel de retombées de la recherche. L’équipe de professeurs et de partenaires devra offrir expérience et complémentarité pour faire du chantier une réussite.

«Nous voulons former des citoyens de l’avenir, des leaders en résolution de problématiques complexes qui ne peuvent être formés par les programmes de formation actuels, souligne Claude Savard. Nous sommes en train de déterminer les compétences d’avenir que nous chercherons à inculquer aux étudiants participants et que l’on trouve dans la littérature scientifique. Ce sont notamment l’adaptabilité, la capacité à provoquer le changement, la pensée créative, le jugement critique et le leadership.»

Chacun des petits groupes formés présentera un projet de chantier. Après évaluation, trois propositions seront retenues pour la phase suivante. Pour ses travaux d’idéation et de conception, chaque groupe pourra utiliser le portail de cours ENA comme espace collaboratif numérique. Il pourra également recevoir l’appui d’un conseiller pédagogique et d’un conseiller en développement de la recherche. À la fin, un projet sera retenu pour l’année 2018-2019. Le comité de chantier sera accompagné dans l’élaboration et l’implantation des activités d’enseignement et de recherche. Une première cohorte d’étudiants sera constituée. Il est prévu que les premières activités débuteront le 1er octobre 2018.

La première étape des Chantiers d’avenir consistera en deux séances d’échanges avec des professeurs. Ces séances auront lieu le 9 avril et le 17 avril, à midi, respectivement au Cercle du pavillon Alphonse-Desjardins et à la salle Jean-Paul-Tardif du pavillon La Laurentienne. Pour information: ulaval.ca/chantiersdavenir ou chantiersdavenir@ulaval.ca


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Les Chantiers d’avenir visent à développer rapidement des programmes de formation qui intègrent de la recherche, sur le modèle des programmes sur mesure.

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Les nouveaux programmes de formation seront destinés à résoudre de grands enjeux sociétaux, des problématiques complexes pour lesquelles les formations actuelles ne suffisent pas.
Photo: Marc Robitaille

ensemble

Les Chantiers d'avenir interpelleront plusieurs disciplines. En moyenne, chacun des chantiers comptera entre trois et cinq professeurs et plusieurs partenaires externes.

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