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Volume 51, numéro 3 | 10 septembre 2015

Actualités UL

Colloque sur la science ouverte

L’Association science et bien commun souhaite promouvoir l’accès à la science du nord au sud de la Francophonie

Par Renée Larochelle

Dans les universités d’Haïti et d’Afrique francophone, beaucoup d’étudiants, de professeurs et de chercheurs n’ont pas libre accès aux publications scientifiques diffusées sur Internet. Pourquoi? Entre autres, parce que les dirigeants universitaires ne sont pas toujours conscients de l’importance stratégique d’Internet pour l’accès à la science et à l’avancement des connaissances. C’est l’une des raisons que donne Florence Piron, professeure au Département d’information et de  communication, pour expliquer cette situation déplorable.

«À l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, où j’ai enseigné, je connais même un professeur qui a payé les frais d’Internet pour que sa classe soit branchée», rapporte Florence Piron, responsable de ce colloque ayant pour thème «Ouvrir la science pour mieux la partager, du nord au sud de la Francophonie», qui aura lieu le vendredi 11 septembre, de 8h30 à 16h, au Musée de la civilisation. Il sera suivi du lancement de diverses publications des Éditions science et bien commun ainsi que d’un grand spectacle de danse intitulé Ouvrir la danse pour mieux la partager, un titre qui s’inscrit en droite ligne dans le thème de ce colloque gratuit et ouvert à tous.

Au programme figurent principalement des conférences touchant la science ouverte, l’une des actions prioritaires de l’Association science et bien commun, dont Florence Piron est la présidente. À quoi pourrait ressembler cette science inclusive qui aspire à l’universalisme? Quels sont les obstacles à dépasser et les potentialités à explorer? Ce sont ces questions dont discuteront une dizaine de chercheurs provenant d’Afrique, d’Haïti et du Québec. Ils proposeront leurs réflexions et témoignages, entre autres, sur le libre-accès à la science et à ses différentes modalités, sur la science ouverte comme outil de développement durable et sur les obstacles aux pratiques scientifiques ouvertes.

«La science ouverte, c’est une autre façon de pratiquer la science et de la faire circuler librement, souligne Florence Piron, anthropologue et philosophe de formation. C’est aussi une science qui donne universellement accès à ses textes et à ses données de recherche dans tous les pays du monde, sans barrière financière, et qui favorise leur réutilisation au service du bien commun. Il faut préciser que la science ouverte refuse de s’enfermer dans une tour d’ivoire et qu’elle rejette la séparation entre les scientifiques et le reste de la population du pays, par exemple.»

Le colloque sera l’occasion de parler du projet SOHA (Science ouverte en Haïti et Afrique francophone) qui propose aux universitaires de ces pays d’expérimenter la science ouverte pour mieux la comprendre. Ce projet a notamment pour but de créer un réseau international d’étudiants et de chercheurs, hommes et femmes, qui pratiquent et enseignent la science ouverte.

Pour information sur le colloque et le projet SOHA: projetsoha.org

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La science ouverte est "une science qui donne universellement accès à ses textes et à ses données de recherche dans tous les pays du monde, sans barrière financière, et qui favorise leur réutilisation au service du bien commun", affirme Florence Piron, anthropologue et philosophe de formation.

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