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Volume 53, numéro 29 | 20 juin 2018

Actualités UL

Coup de pouce à l’exportation

Au mois de mai, 43 étudiantes et étudiants ont représenté des entreprises québécoises au Pérou, en Chine et au Japon

Par Yvon Larose

Pour leur 22e édition, les Missions commerciales de l’Université Laval ont jeté leur dévolu sur deux marchés déjà explorés, le Pérou et la Chine, ainsi que sur un nouveau marché, le Japon. En mai, 43 étudiantes et étudiants, formés comme agents de développement international, se sont envolés vers ces trois destinations, dont 16 vers «le pays du Soleil levant». Parmi ces derniers, un finissant du baccalauréat en science politique, Julien Fouquet-Asselin.

«Je voulais terminer mon baccalauréat avec une expérience concrète qui m’amènerait à me dépasser, raconte-t-il. J’ai été ébloui par la beauté de ce pays et j’ai adoré mon expérience d’agent de développement! C’est une expérience qui m’a enrichi à un point que je ne pouvais imaginer il y a seulement 8 mois. J’ai vécu à fond chaque moment de ma mission. Les Missions commerciales m’ont permis d’orienter ma future carrière, de me dépasser dans mon développement personnel, de nouer de nouvelles relations amicales et professionnelles et de m’épanouir en tant qu’étudiant. Mon baccalauréat étant maintenant terminé, je me lance à l’automne dans le MBA en gestion internationale.»

Les Missions commerciales aident les entreprises québécoises à explorer à peu de frais de nouveaux marchés à l’international. Les étudiants préalablement formés offrent un service de niveau professionnel, sur mesure et à un prix très concurrentiel. En 22 ans, quelque 700 étudiantes et étudiants ont effectué 754 mandats de représentation. Ces agents de développement international se sont rendus dans 20 pays.

Durant trois semaines, Julien Fouquet-Asselin a représenté un fabricant de bières artisanales de Jonquière, La Voie maltée. Pour la mission, l’étudiant a fait la promotion de quatre bières dont La Criminelle, un stout impérial ayant remporté, en 2016, le titre de «meilleur stout au monde» aux World Beer Awards. Une autre était La Rabat-joie, une bière blanche brassée avec des bleuets du Saguenay – Lac-Saint-Jean. Ses rencontres, il les a faites principalement à Tokyo.

«Ce pays de 126 millions d’habitants occupe le septième rang des plus grands consommateurs de bière au monde, explique l’étudiant. Ma mission représentait les premiers pas de La Voie maltée en vue d’une potentielle internationalisation de ses activités. L’objectif principal consistait à rencontrer des distributeurs et des importateurs japonais pour leur expédier éventuellement l’une ou l’autre des bières présentées. J’ai atteint mes objectifs et ceux de mon mandant dans la mesure où j’ai pu bien cerner l’industrie de la microbrasserie japonaise, cerner les possibilités pour mon entreprise et bâtir une stratégie de commercialisation efficace. Le marché japonais de la bière est saturé. Mais nos produits représentent une denrée rare au Japon et il y a un réel intérêt des consommateurs envers ce genre de produits de niche.»

L’intérêt de Julien Fouquet-Asselin pour le Japon remonte à loin. «Ce pays m’a toujours beaucoup fasciné par son histoire et sa culture des plus uniques», indique-t-il. Durant son baccalauréat, il s’inscrit à deux cours relatifs à l’Asie et aux grandes puissances. Chaque fois, il réalise un travail de recherche sur les enjeux et les perspectives du Japon à l’international. En préparation du voyage, comme l’ensemble de ses confrères et consoeurs, il suit des formations reliées à la vente, à la fiscalité internationale, au droit et aux normes internationales, et à la culture d’affaires. Au Japon, les agents de développement international ont rencontré les délégués commerciaux du Québec et du Canada à Tokyo. Ceux-ci ont démontré de l’intérêt à aider les étudiants à commercialiser leurs produits dans le pays.

Diplomatie et tact sont des qualités essentielles pour qui entend faire des affaires au Japon. «Il faut recourir à profusion à ces approches pour garantir une bonne rencontre», soutient Julien Fouquet-Asselin. En agissant ainsi, il a pu gagner la confiance de ses interlocuteurs. «Il faut, dit-il, prendre son temps, s’intéresser à l’entreprise de l’interlocuteur, lui poser des questions et toujours agir avec respect. Il faut éviter de créer des conflits ou de soulever quelque objection directe que ce soit. Faire des affaires à la manière nord-américaine est à proscrire.»

Ce qui lui a paru le plus différent dans un contexte d’affaires? «L’importance que les Japonais accordent aux manières et à la hiérarchie, répond-il. C’est strict. Nous devons impérativement respecter les codes et les normes reliés à cette culture. Un de ces codes consiste à s’incliner au lieu de serrer la main. Un autre est d’éviter de faire perdre la face.»

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À Tokyo, au dernier jour de la mission au Japon, la délégation UL a effectué le traditionnel lancer du veston devant le temple bouddhiste Zojoji. Le groupe comprenait 16 agents de développement international et 2 coordonnateurs. Julien Fouquet-Asselin est à l'arrière, le troisième à partir de la droite.

Photo: Dominique Jobin

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