Trois cents trois millions de dollars: c’est le montant total que les chercheurs et les chercheuses de l’Université ont amassé en subventions et contrats en 2012. Ce résultat plaçait Laval au septième rang des grandes universités de recherche au Canada pour l’année budgétaire 2012-2013. Au cours de la même période, l’Université Laval occupait le sixième rang national pour le financement qu’elle a obtenu des trois grands organismes subventionnaires fédéraux que sont le CRSNG (sciences naturelles et génie), le CRSH (sciences humaines) et les IRSC (santé).

Ce positionnement est perçu on ne peut plus positivement par la vice-rectrice à la recherche et à la création, Sophie D’Amours. «Être septièmes au Canada est une excellente nouvelle, affirme-t-elle, dans un contexte où le financement est difficile et la concurrence forte.»

Le 19 février, devant les membres du Conseil d’administration réunis en séance ordinaire, la vice-rectrice a déposé le Rapport annuel 2012-2013 du Vice-rectorat à la recherche et à la création. Au nombre des faits saillants du rapport, on peut mentionner la création d’un fonds de soutien à l’innovation sociale de 300 000$, ainsi que l’obtention de deux nouveaux projets de recherche avec Génome Québec financés à la hauteur de 21,8 M$. À l’international, il y a eu, entre autres, la signature de l’Alliance Bordeaux-Laval. Ce nouveau partenariat international de recherche et d’innovation a permis la création de trois réseaux de recherche sur l’eau, la forêt et l’optique-photonique et laser.

En 2012, 46% du financement total de la recherche est allé aux sciences de la santé. Venaient ensuite les sciences naturelles et le génie (39%) ainsi que les sciences humaines, sociales, arts et lettres (15%). «En sciences de la santé, indique Sophie D’Amours, les chercheurs ont des besoins en infrastructures plus importants et plus coûteux que les chercheurs de sciences sociales. Ce n’est pas parce que 46% du financement va aux sciences de la santé que les chercheurs des autres secteurs ne sont pas, eux aussi, performants.»

En juin 2013, le portefeuille de chaires de l’Université comprenait 168 chaires de recherche, de création et d’enseignement. Parmi celles-ci, 46 chaires de recherche en partenariat et 84 chaires de recherche du Canada. En tout, les 168 chaires qui composent le portefeuille de l’Université Laval représentent un investissement de plus de 238 M$.

Huit chaires se sont ajoutées au portefeuille de l’Université depuis l’été dernier. L’une d’elles est la Chaire de recherche et d’innovation Goldcorp en droit des ressources naturelles et de l’énergie. Des partenaires en ont renouvelé deux autres, dont la Chaire de recherche industrielle CRSNG en conception optique.

Selon Sophie D’Amours, un des enjeux de l’année 2013-2014 sera la diminution des fonds disponibles provenant des organismes subventionnaires. «Les fonds, explique-t-elle, ne suivent pas la croissance de l’économie. Par ailleurs, de plus en plus de demandes de financement leur sont adressées. Les jeunes professeurs nous arrivent tous avec une expertise en recherche et un projet de recherche. Les fonds ne suivent pas au même rythme.»

Le Vice-rectorat comprend trois bureaux, dont le Bureau de liaison université-milieu (BLUM). En 2012-2013, le BLUM a traité 50 nouvelles déclarations d’invention et de droits d’auteur. Il a également accordé 19 nouvelles licences d’utilisation ou d’exploitation commerciale. Par ailleurs, 24 nouvelles technologies ont été protégées par brevet. Enfin, une entreprise dérivée a vu le jour pour exploiter une licence relative à un système de communication «intelligent». «Notre équipe est très performante, souligne Sophie D’Amours. Nous sommes rendus avec un portefeuille de propriété intellectuelle de plus de 600 brevets actifs. Mais la grande nouvelle est que la mission du BLUM a été élargie pour inclure les innovations sociales issues des activités de transfert de connaissances.»

Le rapport 2012-2013 du Vice-rectorat à la recherche et à la création peut être consulté sur son site Web.