Donnez carte blanche à des artistes de la relève issus des différentes écoles d’art de Québec, brassez leurs idées et vous avez un aperçu de ce qu’est le BAM. Cette initiative – BAM pour «Bouillon d’art multi» – consiste à créer des maillages entre les disciplines.

Chaque année, l’événement réunit des étudiants de l’Université Laval, de l’École de danse, de l’École de cirque et des conservatoires de musique et d’art dramatique de Québec pour une fin de semaine de création intensive. Divisés en petites équipes et encadrés par des professionnels de divers milieux artistiques, ils sont invités à mettre sur pied des performances sur un thème préétabli. Le résultat est ensuite présenté au public à l’occasion d’une soirée festive.

Après le complexe Méduse, le pavillon Pierre-Lassonde et la Maison pour la danse, c’est au tour de la Maison de la littérature d’accueillir l’événement. Les 23 et 24 février, 24 artistes ont mis en commun leurs idées et leurs réflexions sur le thème du vertige. Leurs mentors étaient la chorégraphe Julia-Maude Cloutier, l’écrivaine Anne Peyrouse, le performeur Richard Martel, le compositeur Symon Henry et la créatrice culinaire Héloïse Leclerc.

Multidisciplinarité oblige, Anne Peyrouse, enseignante en création littéraire, a été jumelée avec deux étudiants en théâtre et deux autres en danse. «C’était incroyable comme expérience! D’une équipe à l’autre, les participants ont accepté de sortir de leur art. Les étudiants en création littéraire, habituellement figés sur leur chaise pour écrire, ont dansé, ont bougé, se sont ouverts aux possibilités des autres disciplines. Rapidement, une complicité s’est installée.»

Catherine Lagacé Mc Maniman, étudiante au baccalauréat en théâtre, est de ces passionnés qui ont vécu l’aventure à fond. «Le BAM est un espace-temps qui est particulier; en une fin de semaine, tout ce que tu as à faire, c’est de créer en compagnie d’autres artistes. C’est un immense privilège de pouvoir participer à ce genre d’activité», dit-elle.

Sous l’égide de Richard Martel, pilier de l’art actuel au Québec, son équipe a préparé une performance qui s’annonce haute en couleur. Déjà, le titre, Actualisation d’un vrombissement jaune, pique la curiosité. «Ce sera une performance évolutive et très corporelle, promet Catherine Lagacé Mc Maniman. Normalement, dans une bibliothèque, on lit, on chuchote, on est calme, mais là, on va confronter ce lieu en faisant tout le contraire!»

«D’une équipe à l’autre, les résultats de la fin de semaine de création sont très variés, observe Anne Peyrouse. Dans certains cas, les performances sont ludiques, dans d’autres cas elles sont dramatiques. Certaines sont plus lentes, plus existentielles. Chaque équipe s’est vu attribuer un espace de la Maison de la littérature, ce qui a mené à des formes de création fort différentes.»

Curieux? C’est un rendez-vous le 7 mars, de 20h à 23h. L’entrée est libre.

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