Logo Université Laval Logo Université Laval

Volume 53, numéro 29 | 7 juin 2018

Arts

Le son de Londres vu de Québec

Des étudiants et un professeur de la Faculté de musique contribuent à rendre la musique britannique bien vivante à l'occasion de l'exposition Ici Londres, présentée actuellement au Musée de la civilisation

Par Pascale Guéricolas

Rarement un pays et une ville n’ont concentré autant de courants musicaux que le Royaume-Uni et sa capitale depuis les années 50. Les Beatles, The Who, Phil Collins, les Sex Pistols et, plus récemment, Coldplay et Adele font partie des artistes dont la carrière a pris naissance ou son essor à Londres. Dès 2015, Serge Lacasse, professeur à la Faculté de musique et spécialiste de la musique populaire, a préparé une synthèse de cette effervescence musicale pour le Musée de la civilisation, qui travaillait sur l’exposition Ici Londres. «J’ai remis un rapport sur les courants musicaux, les bands et les différentes sous-cultures des jeunes, des années 50 jusqu’à nos jours, explique ce professeur en musicologie. L’équipe du Musée a utilisé ces informations dans plusieurs textes de l’exposition. J’ai aussi donné une formation aux guides qui vont faire des visites avec le public.»

Par ailleurs, Serge Lacasse a mis cinq étudiants et diplômés de la Faculté de musique en relation avec le Musée afin de permettre au public d’entendre cette musique légendaire, avant ou après la visite de l’exposition. La cour extérieure du Musée de la civilisation va donc résonner des grands succès de Deep Purple, de Led Zeppelin et des Rolling Stones plusieurs fois par jour durant les fins de semaine de juillet et d’août. L’ensemble musical se compose d’un batteur, d’un guitariste, d’un claviériste, d’un bassiste et de deux chanteurs.

«J’ai l’impression que les gens qui marcheront dans la rue derrière le Musée vont venir voir ce qui se passe, confie en souriant Gabriel Cyr, étudiant à la maîtrise en guitare jazz. J’ai vraiment hâte de commencer, car c’est très rare d’avoir l’occasion de jouer autant de morceaux qu’on aime.» Passionné par le rock progressif britannique, le guitariste, qui sort avec son groupe Prog Story un deuxième album, se réjouit également de jouer tout l’été, d’autant plus que les six musiciens vont disposer de plusieurs semaines pour faire évoluer leur spectacle, et ce, dans des conditions techniques bien supérieures à celles des bars où ils se produisent habituellement.

Le batteur Nico Plouffe partage son enthousiasme, lui qui rêve depuis longtemps d’exécuter en public des pièces du répertoire des groupes Sex Pistols et The Who, qui l’ont initié à son instrument. «Ces morceaux-là font partie d’un répertoire musical historique, mais on n’a jamais l’occasion de les exécuter en classe, avec de vrais musiciens, explique l’étudiant à la maîtrise en didactique instrumentale. Je suis très heureux, par exemple, de jouer du King Crimson, un groupe de musique progressive britannique des années 60 que j’adore. Les pièces musicales complexes du groupe m’attirent beaucoup.»

Le grand public va d’ailleurs pouvoir en apprendre davantage sur la structure musicale qui caractérise ces grands succès de la musique populaire. Le professeur Serge Lacasse a, en effet, participé à la création d’une installation proposée par le nouveau laboratoire numérique du Musée de la civilisation. À l’aide d’instruments virtuels, les visiteurs vont jouer des compositions inspirées de morceaux des Beatles, des Spice Girls ou de Phil Collins. «Les utilisateurs pourront commencer un morceau, l’arrêter, suivre les instructions de celui ou celle qui sera désigné comme directeur musical, explique le professeur. Ce jeu permet de faire comprendre au public le concept de riff, c’est-à-dire la manière dont certains modèles mélodiques se répètent dans la musique populaire.» Cette activité à la fois ludique et pédagogique complétera à merveille la visite de l’exposition.

Plus d’information


expo-Londres-W2-Beatles-credit-Stephane-Audet--agence-Icone

Photo : Stéphane Audet / Icône

En 1964, les Beatles effectuent leurs deux premières tournées aux États-Unis et au Canada. Précédés par une importante campagne publicitaire orchestrée par Capital Records, ils attirent les foules et provoquent la Beatlemania en Amérique. The Beatles, blouson de tournée, 1964, collection privée.

MCQ-credit-Marie-Josee-Marcotte--agence-Icone

Photo : Marie-Josée Marcotte / Icône

Cinq étudiants et diplômés de la Faculté de musique feront résonner les grands succès de Deep Purple, de Led Zeppelin et des Rolling Stones plusieurs fois par jour durant les fins de semaine de juillet et d'août dans la cour extérieure du Musée de la civilisation. L'ensemble musical se compose d'un batteur, d'un guitariste, d'un claviériste, d'un bassiste et de deux chanteurs.

expo-Londres-W1-bus-credit-Stephane-Audet--agence-Icone

Dès 2015, Serge Lacasse, professeur à la Faculté de musique et spécialiste de la musique populaire, a préparé, pour le Musée de la civilisation qui travaillait sur l'exposition Ici Londres, une synthèse de l'effervescence musicale dans la capitale britannique.

Photo: Stéphane Audet / Icône

Écrivez-nous
Partagez
ULaval nouvelles