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Volume 52, numéro 20b | 2 mars 2017

Arts

De petits bijoux de design

Le concours annuel L'Objet est de retour avec une panoplie d'oeuvres originales, fruits de l'imagination débridée d'étudiants en architecture

Par Matthieu Dessureault

Il y a des tables, des lampes, un miroir, des jeux de société, des pots à fleurs, un arrosoir, un porte-téléphone. Tous ces objets, entièrement conçus et fabriqués par des étudiants en architecture, sont exposés dans les vitrines du magasin Simons du Vieux-Québec. Si la plupart ont une fonction utilitaire, ils détonnent surtout par leur style éclaté. Tantôt graciles, tantôt robustes, ils ne manqueront pas de faire le bonheur des amateurs de design, qui pourront se les procurer lors d’un encan au Musée de la civilisation.

En tout, une centaine d’étudiants ont produit plus de 50 objets. De mémoire d’homme, il s’agit du plus haut taux de participation depuis les débuts du concours, il y a de cela 25 ans. Outre une popularité croissante, Gregory Taillon, finissant à la maîtrise en architecture et coprésident du comité d’organisation, remarque une plus grande qualité dans les propositions. «D’une année à l’autre, le niveau de qualité des objets augmente. Les outils numériques permettent d’obtenir un résultat très professionnel, avec une précision dans les formes», dit-il.

Si la découpeuse laser et l’imprimante 3D ont la cote, plusieurs préfèrent encore le contact direct avec la matière. C’est le cas de Basma Bouhout, Laurie Desmarais, Jessica Bunker et Benjamin Hamel, quatre étudiants au baccalauréat en architecture, qui ont recyclé une vieille luge pour la transformer en penderie modulable. Dans les ateliers de menuiserie de l’École d’architecture, ils ont passé plusieurs heures à modifier ses pièces de métal et à travailler le bois. «On voulait faire un objet qui soit fonctionnel et pas seulement agréable à contempler, explique Basma Bouhout. L’oeuvre fait référence au thème du concours, qui est «L’Objet mis à nu». Elle sert à déposer son chapeau ou sa veste quand on arrive à la maison, mais dès qu’on repart, elle redevient un objet décoratif.»

De leur côté, Maude Baupré et Jérémie Parent, étudiants à la maîtrise, ont opté pour un infuseur de café. La conception de cet objet au design épuré a représenté tout un défi. «Ce projet nous a permis de manipuler des matériaux avec lesquels nous ne travaillons pas souvent. Nous avons appris comment courber des languettes de métal. Le récipient en plastique pour le filtre à café a été créé avec une imprimante 3D. Il a fallu tester différents types de plastique pour trouver celui qui est le plus résistant à l’eau chaude», raconte Jérémie Parent.

On doit également à son équipe un magnifique chandelier. La structure en bois est transpercée de tiges de métal qui servent à soutenir les chandelles. De la cire de chandelle a été sculptée pour décorer le tout. «En plus du bois et du métal, on avait envie de travailler la cire, un matériau normalement considéré comme un résidu. Avec le numérique, on a créé des formes organiques dans le bois qui viennent recueillir cette cire et ainsi, en quelque sorte, marier le contenant et le contenu», dit Marc-Antoine Juneau.

Les créations seront exposées dans les vitrines du magasin Simons jusqu’au 12 mars, puis au Musée de la civilisation du 14 au 19 mars. Quant à l’encan, il se déroulera le 17 mars, à 18h30. Cette soirée-là, des prix seront remis par un jury composé de professeurs, de commanditaires et de professionnels de l’architecture et du design.

Plus d’information.

Laurie Desmarais

Accroche-toi (penderie), de Laurie Desmarais, Benjamin Hamel, Jessica Bunker et Basma Bouhout

Photo: Laurie Desmarais

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