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Volume 52, numéro 27 | 19 mai 2017

Actualités UL

École de service social: 6e au Canada en recherche

Une étude indépendante met en lumière l'importance et l'influence des recherches menées à l'École de service social

Par Jean Hamann

L’École de service social de l’Université Laval se classe 6e  au Canada au chapitre des répercussions des articles de recherche publiés par son corps professoral au cours de la dernière décennie. Cette information est tirée d’une étude qui vient d’être publiée dans la revue Research on Social Work Practice par des chercheurs de l’Université de la Géorgie, de l’Université de Toronto et de l’Université de la Colombie-Britannique.

Les auteurs de l’étude ont répertorié les articles publiés entre 2006 et 2016 par 454 professeurs de 30 départements, écoles et facultés offrant un programme accrédité en service social au Canada. Pour chacun d’eux, ils ont calculé deux indicateurs reflétant à la fois la productivité scientifique – le nombre d’articles publiés – et l’importance des articles – le nombre de citations recueillies par chaque publication.

Le premier indicateur, l’indice h, est le nombre d’articles d’un chercheur ayant recueilli au moins h citations. Par exemple, un chercheur qui a publié 5 articles ayant reçu au moins 5 citations a un indice h de 5. Le second indicateur, l’indice g, reflète l’importance des articles les plus cités d’un chercheur. Ainsi, un chercheur obtient un score g de 10 si ses 10 articles les plus cités enregistrent un total d’au moins 100 citations (g2).

Les analyses effectuées par les auteurs de l’étude montrent que, pour les deux indices considérés, l’École de service social de l’Université Laval se classe 6e au Canada et 1re parmi les universités offrant un programme en français. Ses scores h et g sont respectivement de 6,1 et de 10,2, nettement au-dessus des moyennes canadiennes qui s’établissent à 4,4 et 7,7.

L’étude parue dans Research on Social Work Practice présente également la liste des 15 articles les plus cités entre 2006 et 2016. Deux articles signés par des chercheurs de l’École de service social arrivent ex aequo au 15e rang. Il s’agit d’un article de Serge Dumont (Caring for a loved one with advanced cancer: Determinants of psychological distress in family caregivers, Journal of Palliative Medicine, 2006) et d’un article d’Émilie Raymond (Inventory and analysis of definitions of social participation found in the aging literature: Proposed taxonomy of social activities, Social Science and Medicine, 2010). Les deux articles ont recueilli 176 citations depuis leur parution.

Le directeur de l’École de service social, Gilles Tremblay, ne s’étonne pas outre mesure de ces résultats. «Plusieurs de nos professeurs sont des leaders canadiens en recherche, notamment dans les domaines de la séparation et de la recomposition familiale, de la violence conjugale et familiale, des interventions psychosociales en soins palliatifs et des études sur les hommes et les masculinités, pour n’en nommer que quelques-uns. Les résultats rapportés dans l’étude reflètent cette réalité. Nous aurions probablement obtenu de meilleurs scores si les articles en français avaient été considérés parce que nos professeurs publient beaucoup dans les revues francophones. Par ailleurs, le fait que l’École de service social regroupe un programme de service social et un programme de criminologie nous confère un certain avantage sur d’autres universités.»

Ce classement est une reconnaissance de la qualité des travaux menés à l’École de service social, mais «on ne fait pas de la recherche pour publier plus d’articles et pour récolter davantage de citations», souligne le professeur Tremblay. Les retombées les plus importantes de la recherche se situent ailleurs, dans les changements de pratique qui en découlent, estime-t-il, soulignant au passage l’importance de la recherche-action et de la recherche participative à l’École de service social. «Dans notre domaine, la recherche est essentielle parce qu’il faut toujours acquérir de nouvelles connaissances sur les domaines dans lesquels nous intervenons et évaluer les pratiques, de façon à ce que les services offerts à la population soient les meilleurs possible et au diapason des données probantes.»

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Ce classement est une reconnaissance de la qualité des travaux menés à l'École de service social, mais «on ne fait pas de la recherche pour publier plus d'articles et pour récolter davantage de citations», souligne le directeur de l'École, Gilles Tremblay. Les retombées les plus importantes de la recherche se situent ailleurs, dans les changements de pratique qui en découlent.

Photo: Scott Maxwell / Lumaxart

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