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Volume 53, numéro 10 | 16 novembre 2017

Actualités UL

Il était une fois… l’Université Laval

Les racines de l'Université plongent jusqu'au 17e siècle

Par Renée Larochelle

On connaît mal les débuts de l’enseignement supérieur à Québec. Il est, en effet, tentant de situer la naissance de cette grande aventure en 1852, lors de la fondation officielle de l’Université Laval. Toutefois, c’est presque deux siècles plus tôt, en 1665, qu’est introduit l’enseignement supérieur dans notre ville. Les premières disciplines sont la philosophie et la théologie (1667), puis l’hydrographie (1671), qui regroupe les sciences utiles à la navigation comme les mathématiques, l’astronomie et la physique.

En fait, toutes ces disciplines représentent le germe de ce que deviendra l’Université Laval, explique Gilles Routhier, doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses et commissaire de l’exposition GENÈSE – Il était une fois… l’Université Laval, présentée jusqu’au 14 janvier au 1er étage de la Bibliothèque. Professeur à la même faculté, Patrice Bergeron est, lui aussi, commissaire de cette exposition organisée par la Bibliothèque, en collaboration avec la Faculté de théologie et de sciences religieuses. Cette activité a lieu à l’occasion du 350e anniversaire de l’enseignement de la théologie à Québec.

«Jusqu’en 1659, le Collège de Québec n’offrait que l’enseignement primaire», dit Gilles Routhier. Cette année-là sont introduites les humanités gréco-latines et la rhétorique, soit l’équivalent de l’enseignement secondaire. Les cours dispensés par les jésuites se comparent alors à ceux qui sont donnés en France; c’est le même cursus de formation.»

L’histoire de l’enseignement supérieur à Québec est donc en marche… et rien ne l’arrêtera. En 1663, François de Montmorency-Laval établit le Séminaire de Québec et commence à y rassembler des séminaristes. Une ombre au tableau: le Séminaire ne compte alors aucun professeur, un problème qui se réglera avec l’arrivée du père jésuite Claude Pijart. Cinq candidats travailleront sous sa direction, dont nul autre que Louis Jolliet, qui deviendra un célèbre explorateur. Les études sont basées sur la Somme théologique de Thomas d’Aquin et ses nombreux commentaires. En 1760, à la suite de la Conquête, le Collège de Québec, réquisitionné par l’armée britannique, devient une caserne. Le Séminaire de Québec prend alors le relais de l’enseignement supérieur. En 1852, l’Université Laval est constituée de quatre facultés: théologie, médecine, droit et arts.

L’exposition souligne également les 350 ans de l’enseignement supérieur de la théologie à Québec, une discipline qui a grandement évolué à l’Université au fil des ans, rappelle Gilles Routhier. «Jusqu’en 1959 environ, il n’y avait encore que de futurs prêtres qui étudiaient à la Faculté de théologie, dit-il. Progressivement, les laïcs et les femmes vont commencer à y étudier. Aujourd’hui, la Faculté de théologie et de sciences religieuses accueille une clientèle diversifiée, dont beaucoup d’étudiants internationaux et des personnes au mitan de la vie qui viennent y chercher un approfondissement de la question religieuse. D’autres encore étudient en vue d’occuper un emploi d’agent de pastorale dans les centres de détention ou au sein des Forces armées canadiennes, par exemple.»

L’exposition rassemble de très rares ouvrages, qui raviront les amoureux de beaux livres anciens. Pour compléter le contenu de cette exposition, Louis Painchaud, professeur retraité de la Faculté de théologie et de sciences religieuses, brossera le portrait de l’enseignement supérieur à Québec au 17e siècle lors d’une conférence qui aura lieu le mercredi 22 novembre, à 11 h, au local 4285 du pavillon Jean-Charles-Bonenfant.

Plus d’information sur l’exposition GENÈSE – Il était une fois… l’Université Laval. Plus d’information sur la conférence.

college Quebec 1760

Le collège de Québec en 1760.

Photo: Gravure ancienne. Archives de la Compagnie de Jésus, province du Canada français et d'Haïti

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