Logo Université Laval Logo Université Laval

Volume 54, numéro 3 | 13 septembre 2018

À la une

Des étudiants au doctorat récompensés

Quatre étudiants ont reçu l’une des 167 bourses d’études supérieures du Canada Vanier décernées par le gouvernement fédéral

Par Pascale Guéricolas

Désireux de soutenir la prochaine génération de chercheurs d’ici, le gouvernement fédéral attribue chaque année des bourses à des étudiants au doctorat. Les récipiendaires des bourses supérieures du Canada Vanier reçoivent un montant annuel de 50 000$ pendant trois ans afin de pouvoir se consacrer entièrement à leurs recherches. Trois organismes fédéraux soutiennent ce programme, à savoir les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH).

Sonia Coppey, éducation musicale

Violoniste professionnelle qui a joué dans plus de trente pays, Sonia Coppey a croisé sur sa route nombre de jeunes musiciens épuisés par leur vie professionnelle. «La phase de transition entre la fin des études et l’arrivée sur le marché du travail est particulièrement critique, remarque la doctorante. Si l’anxiété de performance a souvent été étudiée, peu de recherches existent sur l’épuisement professionnel», note l’étudiante. Durant son doctorat, Sonia Coppey aimerait comprendre comment certains musiciens résilients parviennent à surmonter ces difficultés et quels facteurs les aident à mieux s’adapter. L’obtention de la bourse Vanier va lui permettre d’aller rencontrer des musiciens dans plusieurs pays et d’organiser des ateliers sur cette question.

Nathan Murray, histoire

Pour Nathan Murray, la bourse Vanier s’apparente à une «belle tape sur l’épaule». «C’est très rare d’avoir de la reconnaissance actuellement en sciences humaines», remarque ce passionné d’histoire. Dans ses recherches, le jeune homme se consacre à la situation à Rome pendant les deux siècles avant et après la naissance de Jésus-Christ. Plus précisément, il cherche à comprendre comment la foule a pu influencer ceux qui dirigeaient la République, puis l’Empire. Contrairement à ce que les chercheurs ont longtemps pensé, les dirigeants romains prenaient en compte parfois les démonstrations d’hostilité ou de soutien de la foule à cette époque. Bien décidé à explorer cette hypothèse, Nathan Murray va consacrer les prochains mois et les prochaines années à l’étude de textes significatifs sur l’humeur politique du peuple romain. Les transcriptions des discours du sénateur Cicéron et les biographies des empereurs vont donc nourrir sa réflexion, sans oublier les discussions qu’il aura à Paris avec son codirecteur de thèse, Frédéric Hurlet, un spécialiste de cette période historique à l’Université de Paris-Nanterre.

Audrey Picard-Lafond, chimie analytique

La contamination de l’eau et de certains poissons par le plomb et le mercure cause de graves problèmes de santé, particulièrement dans le Nord du Canada. Voilà pourquoi Audrey Picard-Lafond travaille sur une plateforme portative qui permettrait aux chercheurs de déceler rapidement la présence de ces contaminants dans l’environnement. Impliquée dans le programme de recherche Sentinelle Nord, la jeune fille a développé une nouvelle molécule qui émet de la lumière en présence de certains métaux lourds comme le plomb, le cadmium et le mercure. L’obtention de la bourse Vanier lui permettra de se consacrer à temps plein à ses recherches. «J’observe aussi déjà une belle visibilité de mon projet depuis l’obtention de cette bourse», remarque la jeune fille.

Marie-Élise Samson, sciences de la terre et du sol

Comment capter le gaz carbonique qui contribue à l’effet de serre et au réchauffement climatique? Pour Marie-Élise Samson, la réponse passe par de meilleures pratiques agricoles afin de stocker le carbone et par une meilleure utilisation de l’azote nécessaire à la croissance des plantes. Voilà pourquoi elle consacre son doctorat à l’étude des interactions entre la rotation des cultures, le travail du sol effectué par les agriculteurs et la façon dont ils utilisent ou non les résidus végétaux riches en carbone. Et la bourse Vanier dans tout ça? «J’ai le profond désir de poursuivre une carrière en recherche et cette bourse sera peut-être un beau tremplin pour m’aider à y parvenir», répond l’étudiante.

 

boursiers_Vanier_UL_2018_credit_nadia_zhen_pour_Sonia_Coppey.jpg

Nathan Murray, Marie-Élise Samson, Sonia Coppey et Audrey Picard-Lafond ont obtenu l'une des 167 bourses d'études supérieures du Canada Vanier.

Écrivez-nous
Partagez
ULaval nouvelles