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Volume 54, numéro 6 | 7 novembre 2018

Vie étudiante

Fini, le syndrome de la page blanche!

Retraites de rédaction et conférences s’offrent aux étudiants désireux de faire avancer leur projet de thèse ou de mémoire

Par Matthieu Dessureault

L’auteur de ces lignes, tout comme plusieurs autres diplômés, est passé par là: la rédaction d’un mémoire de maîtrise ou d’une thèse de doctorat comprend son lot de défis. Dans bien des cas, cette activité génère stress et remise en question. Le manque de motivation, la procrastination et l’anxiété de la page blanche figurent aussi parmi les embûches souvent rencontrées.

C’est pour aider les étudiants à surmonter ces défis que la Faculté des études supérieures et postdoctorales et l’AELIÉS ont mis sur pied les retraites de rédaction «Et si on rédigeait!». Une fois par mois, pendant une journée, les étudiants inscrits aux cycles supérieurs, peu importe leur discipline, sont invités à se réunir dans un local pour travailler sur leur projet. «Le but est d’amener les étudiants à atteindre leurs objectifs de rédaction en leur donnant un espace structuré où ils peuvent se concentrer et se mettre à la tâche», explique Andy Dimitri Veilleux, chargé d’enseignement à la Faculté des études supérieures et postdoctorales.

L’écriture étant un acte solitaire, cette activité de groupe permet de contrer le sentiment d’isolement que peuvent ressentir certains étudiants. «Les pauses et l’heure du dîner des périodes de rédaction représentent des occasions pour les participants de parler des défis que représente leur expérience de rédaction. Le perfectionnisme, l’isolement, le sentiment d’échec ou de faire du surplace dans la rédaction: tout cela fait partie de l’expérience de plusieurs étudiants, ce qui peut mener au découragement, à l’insatisfaction ou à la démotivation. Le fait d’offrir un contexte facilitant leur permet de constater qu’ils ne sont pas seuls à rencontrer ces défis», souligne Andy Dimitri Veilleux.

En plus de cette activité, la Faculté et l’AELIÉS proposent une série de conférences pour aider les étudiants à développer des compétences pour mener à bien leur projet d’écriture. Ces présentations, qui précèdent chaque période de rédaction, sont offertes par des experts de divers milieux.

Le 26 octobre, Victor Thibaudeau, professeur à la Faculté de philosophie, a lancé le bal avec une communication intitulée «Trouver une idée directrice». «Ma conférence s’adressait aux étudiants qui ont fait leurs recherches, qui ont beaucoup lu et réfléchi sur leur sujet, qui ont plein d’idées, mais qui ont de la difficulté à avancer dans leur écriture. Tout est mélangé dans leur tête, un peu comme s’ils étaient dans un labyrinthe. Pour avancer, il faut prendre du recul et se demander: “qu’est-ce que je veux écrire?”»

Son conseil est d’écrire une phrase, tout simplement, pour résumer sa pensée. De là viendront d’autres idées, qui permettront d’élaborer un plan de travail plus précis. «Cet exercice permet aux étudiants d’exprimer ce qui les préoccupe, compte tenu du travail de recherche qu’ils ont fait et de toutes les informations qu’ils ont amassées. Il ne faut pas hésiter à réécrire les phrases, les virer à l’envers, les reformuler. Ainsi, peu à peu, on construit une ossature logique qui nous permettra de savoir où l’on va», dit le professeur, qui prépare d’ailleurs un ouvrage sur le sujet.

Les prochaines conférences seront données par Sara Mathieu-Chartier, cofondatrice et directrice de l’organisme Thèsez-vous? (23 novembre), Geneviève Belleville, professeure à l’École de psychologie et auteure du livre Assieds-toi et écris ta thèse! (14 décembre), Marie Aude Carrica (25 janvier) et Brigitte Dagneau (25 février), toutes deux conseillères d’orientation au Centre d’aide aux étudiants, ainsi que Sule Tomkinson, professeure au Département de science politique (29 mars).

La participation aux retraites de rédaction est gratuite. L’inscription est nécessaire.

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