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Volume 52, numéro 22 | 23 mars 2017

Vie étudiante

Futurs architectes tournés vers l’avenir

Plus que jamais, la relève québécoise en architecture est mobilisée, comme le démontre le colloque étudiant «Ouss qu'on s'en va?»

Par Matthieu Dessureault

Artiste et architecte, Richard Cloutier passe d’un univers à l’autre avec aisance. Le chargé de cours à l’École d’architecture s’inspire des codes et des procédés graphiques de l’architecture pour réaliser des tableaux abstraits. Il déjoue la logique constructive des formes, créant des structures qui semblent flotter dans l’espace. «Mon rapport aux arts visuels est définitivement teinté par mon vécu d’architecte, de la même manière que ma vision de l’architecture est influencée par mes études en arts. La zone commune entre ces deux univers m’intéresse énormément», dit celui dont les toiles ont été exposées aux États-Unis et en France.

Il remarque, d’ailleurs, que la frontière entre ces deux secteurs tend à changer. «De plus en plus d’oeuvres en arts visuels viennent recouper le travail de l’architecte, et vice-versa. On peut penser à l’installation, une pratique artistique qui se rapproche parfois de l’architecture. Est-ce que la ligne s’amincit entre ces deux univers? Je n’en suis pas sûr, mais, chose certaine, elle se déplace. On sent un décloisonnement chez les jeunes, qui veulent être plus libres dans leur pratique.»

Le samedi 1er avril, au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), Richard Cloutier abordera plus en détail les liens entre art et architecture. Il sera accompagné pour l’occasion de l’architecte Claude Provencher et des artistes Jean-Pierre Morin et Samuel Roy-Bois. Cette activité s’inscrit dans la programmation du septième colloque annuel «Ouss qu’on s’en va?». Du 31 mars au 2 avril, l’événement rassemblera 150 étudiants issus des trois écoles d’architecture au Québec, soit celles de l’Université Laval, de l’Université McGill et de l’Université de Montréal, ainsi que plusieurs professeurs et praticiens, pour discuter de l’avenir de la profession.

En plus de l’activité au MNBAQ, ouverte à tous, le colloque comprend trois tables rondes, réservées cette fois aux étudiants. On y parlera de pratiques émergentes, de critique architecturale et de patrimoine moderne. En tout, une vingtaine d’étudiants de l’Université Laval ont préparé la programmation de cet événement. Leur but: susciter des réflexions et des occasions de réseautage avec leurs homologues des autres universités. «D’une école à l’autre, nous nous doutons que nous avons les mêmes défis et les mêmes questionnements par rapport à la pratique, mais les occasions d’en discuter sont rares. L’architecture étant un petit milieu, nous avons avantage à mieux nous connaître afin de mieux travailler ensemble», souligne Julien Landry, étudiant à la maîtrise simultanée en architecture et en design urbain.

Autre activité grand public, une exposition a été mise sur pied à l’École d’architecture. Elle présente certains projets de firmes qui participeront au colloque, dont Quinzhee, APPAREIL architecture et ADHOC. À voir jusqu’au 7 avril.

Plus d’information

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Depuis sa création, le colloque «Ouss qu'on s'en va?» est organisé tour à tour par les étudiants des trois universités participantes. Cette année, il aura lieu à l'Université Laval, qui a vu naître l'initiative.

Photo: Laurence Gaudette

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