La Chaire de recherche du Canada en patrimoine religieux bâti de l’Université Laval et le laboratoire rural Produire la santé ensemble présentaient cet été une exposition de projets d’avenir pour Val-d’Espoir, l’un des derniers villages agricoles de l’arrière-pays gaspésien. Portant sur l’avenir de l’ancienne d’agriculture du village, qui a fermé ses portes en 1961 et dont il ne subsiste aujourd’hui que des ruines, l’exposition était le fruit des recherches menées durant trois semaines en mai entre la communauté de ce village d’environ 400 personnes et les participants du cours Patrimoine bâti et paysages culturels in situ, sous la direction de Tania Martin, professeure à l’École d’architecture. Elle se déroulait aux Bio-Jardins Rocher-Percé, un centre d’interprétation et de formation agroécologique.
    
«L’endroit s’annonce prometteur pour tout ce qui touche l’agriculture biologique. En d’autres termes, le terrain est fertile pour le bio, répond Tania Martin, quand on lui demande de parler de l’avenir de ce village abritant les Bio-Jardins Rocher-Percé. Nous avons décidé d’aller dans la même direction que certains décideurs qui souhaitent remettre des champs en production. Évidemment, l’école ne sera pas reconstruite, mais nous avons proposé de lui redonner vie à travers certains espaces rappelant son passé agricole.»
Étudiant dans des domaines aussi divers que l’aménagement et le développement du territoire, la géographie, l’histoire et les sciences politiques, les 15 participants à ce cours d’été intensif ont, durant une vingtaine de jours, effectué des relevés architecturaux et photographiques, fait des plans du site étudié, en plus de recueillir des récits oraux de la part des habitants du village. Ils ont également examiné des documents d’archives et des artéfacts significatifs. Soulignons que ce cours vise la formation de professionnels capables de développer l’étude, la mise en valeur et l’animation de paysages culturels régionaux. «À travers les conversations que nous avons eues avec les habitants du village, nous avons saisi qu’ils étaient fiers de leur région et qu’ils étaient heureux de prendre davantage connaissance de leur patrimoine, dit Tania Martin. L’école d’agriculture ne revivra pas, mais elle pourrait laisser des traces de son passé, dans les divers lieux de rassemblement et d’échanges que nous avons proposés.»