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Volume 52, numéro 7 | 13 octobre 2016

À la une

Les grands acteurs du Nord réunis

Le gouvernement du Québec, ArcticNet et les membres de l'Institut nordique du Québec ont participé à la 4e assemblée annuelle de l'Arctic Circle, en Islande

Par Claudine Magny

Près de 2 000 participants, principalement des leaders politiques et des chercheurs provenant d’une cinquantaine de pays préoccupés par l’avenir et le développement des contrées nordiques, s’étaient donné rendez-vous du 6 au 9 octobre, à Reykjavik, en Islande, dans le cadre de la conférence Arctic Circle 2016.

Le Québec y était représenté par le premier ministre du Québec, Philippe Couillard – qui a prononcé une allocution à la séance plénière d’ouverture officielle – ainsi que par une délégation formée d’une vingtaine de chercheurs et d’universitaires versés dans les questions nordiques et qui souhaitent partager l’expertise québécoise acquise en ce domaine. Parmi eux, Brigitte Bigue, directrice de projet à l’Institut nordique du Québec (INQ), Yves Bégin, vice-recteur à la recherche à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), Louis Fortier, directeur scientifique d’ArcticNet, chef scientifique du NGCC Amundsen et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la réponse des écosystèmes marins arctiques au réchauffement climatique, Suzanne Lalonde, chercheuse au réseau ArcticNet et René Therrien, professeur au Département de géologie et génie géologique de l’Université Laval.

Dans son allocution, Philippe Couillard a réaffirmé au nouveau gouvernement islandais l’intention du gouvernement du Québec de renforcer les relations entre le Québec et l’Islande, amorcées par leurs prédécesseurs. Il a d’ailleurs rappelé l’importance du travail des chercheurs québécois sur le plan international.

«Le Québec et l’Islande se ressemblent sur de nombreux points. C’est pourquoi je suis convaincu que nous avons tout à gagner à accroître nos collaborations dans des domaines tels que le tourisme, les énergies renouvelables, le développement économique et la lutte contre les changements climatiques», a déclaré le premier ministre.

Aux yeux de Louis Fortier, directeur scientifique d’ArcticNet et professeur à l’Université Laval, ce forum est devenu un rendez-vous incontournable pour débattre des grands enjeux de la transformation actuelle du monde arctique. «Le gouvernement du Québec et les chercheurs québécois spécialistes du Nord y sont très présents. Les sessions d’information permettent aux différents pays de présenter leur vision de l’évolution des pôles. Cependant, au sein de ce jet-set arctique, ce sont les discussions informelles qui mènent souvent à des réalignements politiques et à de nouveaux projets internationaux ambitieux, précise-t-il. Forts d’une expertise intersectorielle unique, qu’ils appliquent au développement durable du Nord québécois et de l’Arctique canadien, les chercheurs de l’Université Laval, leurs partenaires de l’INRS et des communautés nordiques du Québec sont au coeur de ce débat crucial pour l’avenir de la planète. Leur participation soutenue à l’Arctic Circle contribue directement à positionner le Québec comme leader international en développement du Nord.»

Une entente de collaboration entre huit centres de recherche nordiques québécois et islandais a d’ailleurs été signée en présence du premier ministre. Les chercheurs des deux pays pourront ainsi accentuer le partage des connaissances sur des projets d’intérêt commun. L’Université Laval, en partenariat avec l’INRS, l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ), le consortium Ouranos, l’Université d’Islande, l’Université de Reykjavik, la Société nationale d’énergie de l’Islande (Landsvirkjun) et le Bureau météorologique islandais ont conclu cette entente. «Les partenaires ont confirmé leur intérêt à collaborer au développement des énergies renouvelables pour les communautés éloignées, incluant les communautés nordiques et arctiques, indique le professeur René Therrien. Cette entente prévoit la mobilité d’étudiants et de chercheurs, la mise sur pied de programmes de formation conjoints ainsi que l’élaboration de projets de recherche».

Par ailleurs, l’Institut nordique du Québec a tenu un atelier scientifique sur l’impact des changements climatiques sur les écosystèmes, l’économie et les communautés nordiques. Plusieurs chercheurs québécois ont été invités à faire état de leurs recherches sur ces sujets, dont le professeur Louis Fortier.

Parmi les grands noms qui étaient également présents à cette importante conférence internationale sur la nordicité: le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon, le président et le premier ministre de l’Islande, Guðni Thorlacius Jóhannesson et Sigurður Ingi Jóhannsson, ainsi que la première ministre de l’Écosse, Nicola Sturgeon.

Philippe Couillard en a d’ailleurs profité pour rappeler la tenue du prochain forum de l’Arctic Circle, qui se tiendra au Centre des congrès de Québec, du 11 au 13 décembre, sur le thème «Le développement durable des régions nordiques: une approche intégrée et partenariale». De nombreux représentants gouvernementaux, du milieu universitaire, des populations nordiques, y compris des Premières Nations, ainsi que du monde des affaires sont attendus. Plusieurs conférenciers de marque ont déjà confirmé leur présence, dont le président de l’Arctic Circle, Ólafur Ragnar Grímsson, Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco, le président et chef de la direction du Fonds mondial pour la nature (WWF) Canada, David Miller, ainsi que le Grand Chef du Grand Conseil des Cris (Eeyou Istchee) et président du Gouvernement régional d’Eeyou Istchee Baie-James, Matthew Coon Come.

Plus d’information sur:
•    L’assemblée annuelle de l’Arctic Circle (PDF)
•    Le Forum de Québec de l’Arctic Circle (PDF)

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Photo: Arctic Circle

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