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Volume 52, numéro 9 | 10 novembre 2016

Recherche

Hausse de 2% des fonds de recherche

L'Université Laval se classe au 7e rang des universités canadiennes au chapitre des fonds de recherche obtenus en 2015

Par Jean Hamann

Selon les données compilées par la firme torontoise Research Infosource, l’Université Laval vient au 7e rang des universités canadiennes au chapitre des fonds de recherche obtenus en 2015. Les chercheurs de l’Université ont récolté 332 M$, une hausse de 7 M$ par rapport à 2014. Research Infosource établit le classement des 50 plus importantes universités canadiennes à partir de renseignements provenant de sa propre banque de données, de Statistique Canada et des universités elles-mêmes.

Cette hausse de 2% survient dans un contexte difficile où les universités québécoises ont enregistré une baisse globale de 1,5% des fonds de recherche et où l’ensemble des universités canadiennes a connu une hausse modeste de 0,6%. Les deux autres grandes universités québécoises en recherche, l’Université de Montréal et l’Université McGill, ont subi des baisses de 3% et de 1% respectivement. «Ces données indiquent que l’Université Laval s’en tire bien et qu’elle dispose de moyens intéressants pour maintenir un environnement de recherche stimulant», commente Marie Audette, vice-rectrice adjointe à la recherche et à la création.

Il y a maintenant 15 ans que Research Infosource dresse le portrait du financement de la recherche dans les universités canadiennes. En 2001, l’Université Laval avait obtenu 187 M$. Depuis, au-delà des inévitables soubresauts annuels, le financement de la recherche a connu une progression régulière qui s’est traduite par une augmentation de 77% de l’enveloppe annuelle. «Cette progression s’explique d’abord par la qualité, la créativité et l’inventivité des chercheurs de l’Université Laval», souligne la vice-rectrice adjointe.

La stratégie de diversification des sources de financement adoptée par l’Université pour pallier le plafonnement des investissements gouvernementaux a aussi contribué à maintenir un taux respectable de croissance même en périodes difficiles, poursuit Marie Audette. Mentionnons à ce chapitre la mise sur pied en 2008 du programme PAIR visant la création de chaires de recherche financées par des partenaires de l’Université, la création en 2011 du programme de chaires de leadership en enseignement (qui comporte un volet de recherche) ainsi que la croissance des projets de recherche en partenariat et des contrats de recherche. «De plus, l’Université a encouragé le regroupement multidisciplinaire des chercheurs et les partenariats internationaux, notamment les Unités mixtes internationales et les Laboratoires internationaux associés, afin de regrouper des expertises qui accroissent les possibilités de financement aux concours des organismes subventionnaires. Il faut aussi mentionner l’obtention de quatre Chaires d’excellence en recherche du Canada qui ont contribué à consolider des pôles d’excellence de l’Université en plus de favoriser des synergies à l’international.»

Les classements comme celui de Research Infosource offrent l’avantage de nous situer sur le plan du financement de la recherche par rapport aux autres universités, mais il ne s’agit pas d’un paramètre absolu de la qualité de la recherche dans une université, estime Marie Audette. «Bien sûr, le financement est important parce qu’il crée les conditions qui favorisent l’avancement des connaissances, mais il ne faut pas oublier que la recherche universitaire a aussi pour mission la formation des personnes dans des programmes spécialisés. La qualité de la formation, de l’encadrement et du soutien que reçoivent les étudiants des cycles supérieurs est donc très importante. Le résultat de la dernière Enquête canadienne auprès des étudiants à la maîtrise et au doctorat, qui indique un taux de satisfaction de 92% à l’Université Laval, est aussi un élément très révélateur de la qualité de la recherche dans une université.»

Bureau de soutien à l'enseignement

Le financement de la recherche est important parce qu'il crée des conditions qui favorisent l'avancement des connaissances, mais la qualité de la recherche dans une université dépend aussi de l'encadrement et du soutien que reçoivent les étudiants des cycles supérieurs. Ici, Roxane Pouliot, professeure à la Faculté de pharmacie et lauréate du Prix d'excellence en enseignement 2016, catégorie Encadrement aux cycles supérieurs, en réunion de travail avec ses étudiants au Centre de recherche en organogénèse expérimentale.

Photo: Bureau de soutien à l'enseignement

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