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Volume 52, numéro 27 | 18 mai 2017

Société

Ils ont dit

François Anctil, Alison Munson et Catherine Rossi sur les inondations et les changements climatiques, la disparition des caribous et le programme de traitement non judiciaire du DPCP

Sur les inondations et les changements climatiques

Même si les inondations qui viennent de frapper le Québec résultent d’une combinaison de facteurs, il est probable que d’autres crises du genre surviendront dans l’avenir en raison du réchauffement climatique. «Avec des températures plus élevées, l’atmosphère peut contenir plus de vapeur d’eau, donc les chances d’assister à des événements plus violents sont plus importantes», rappelle François Anctil. Comme il est difficile d’en prévoir avec précision les répercussions sur le régime de précipitations, le professeur estime qu’il faut mieux planifier le développement territorial.

François Anctil, Département de génie civil et de génie des eaux
Le Devoir, 9 mai

Sur la disparition des caribous

Les caribous forestiers sont plus que jamais soumis aux pressions de l’activité humaine. Des experts soutiennent que leur habitat est menacé si la récolte de bois ainsi que les mesures de protection et d’aménagement actuelles se poursuivent. «Est-ce que leur disparition va nous hanter? C’est la question qu’on doit tous se poser. […] Nous devons essentiellement chercher dans nos cœurs, chercher une émotion pour une espèce en voie de disparition directement à cause de nos activités forestières industrielles. C’est notre emblème du nord, ou ce ne l’est pas», dit Alison Munson.

Alison Munson, Département des sciences du bois et de la forêt
Le Soleil, 12 mai

Sur le programme de traitement non judiciaire du DPCP

En 2016-2017, au Québec, les auteurs de 5 116 infractions mineures ont réglé leur dossier hors cour grâce au programme de traitement non judiciaire du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). La possession simple de cannabis est le crime le plus fréquemment non judiciarisé. Les fautifs ne peuvent être des récidivistes. Ils doivent aussi accepter de payer un juste dédommagement à leur victime. «C’est une bonne façon de rendre un message responsabilisant aux auteurs de crimes moins graves sans encombrer un système judiciaire déjà sous pression», soutient Catherine Rossi.

Catherine Rossi, École de service social
Le Journal de Montréal, 15 mai

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