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Volume 53, numéro 24 | 10 avril 2018

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Innovation et écoconception au menu

Le Laboratoire multidisciplinaire François-Bourgeois sur la qualité des aliments et l'écoconception des procédés est lancé

Par Jean Hamann

Peut-on fabriquer du jus de canneberge moins acide sans faire appel à des procédés chimiques? Quelles sont les molécules du lait responsables de ses vertus contre l’hypertension? Comment faut-il adapter la fabrication fromagère pour produire un cheddar santé contenant des algues ou des polyphénols? Voilà le genre de questions auxquelles s’attaquent les chercheurs du Département des sciences des aliments dans leur nouveau Laboratoire multidisciplinaire François-Bourgeois sur la qualité des aliments et l’écoconception des procédés. Inaugurée ce matin, cette plateforme multidisciplinaire construite au coût de 5,2 M$ favorisera l’innovation dans le domaine de la transformation alimentaire ainsi que la formation d’une relève spécialisée essentielle au développement de ce secteur industriel, fait valoir le responsable du projet, Laurent Bazinet.

L’industrie de la transformation des aliments et des boissons emploie 300 000 Canadiens, ce qui lui confère le deuxième rang dans le secteur manufacturier au pays. Son chiffre d’affaires annuel atteint près de 80 G$, et sa croissance rapide repose en bonne partie sur l’innovation, rappelle le professeur Bazinet. «L’industrie de la transformation alimentaire doit continuellement s’adapter pour répondre aux exigences des consommateurs et des organismes veillant à l’innocuité des aliments. En plus, elle doit innover pour améliorer ses procédés afin de réduire l’impact environnemental de ses opérations. Cela signifie notamment le recours à des technologies de production plus vertes et une meilleure utilisation des molécules à valeur ajoutée présentes dans les résidus et les coproduits des procédés alimentaires.»

Le nouveau laboratoire du Département des sciences des aliments est composé de trois unités. «La première permet de produire, à petite échelle, des ingrédients ou des composés actifs, de les incorporer dans des aliments et de s’assurer de leur qualité et de leur innocuité tout en minimisant les impacts environnementaux liés à leur production», explique Laurent Bazinet. La seconde unité est un laboratoire de formulation fonctionnelle et d’innocuité qui sert à élaborer de nouveaux aliments. Quant à la troisième unité, elle rassemble des appareils d’analyses physico-chimiques qui permettent de caractériser les matériaux alimentaires.

Ces installations sont utilisées par tous les chercheurs du Département, notamment par les équipes des trois chaires de recherche industrielle du CRSNG qu’on y trouve. «Cet équipement unique nous permet de maintenir une productivité scientifique élevée en plus de favoriser les collaborations avec l’industrie. Il nous permet aussi de former une relève compétente pour soutenir l’essor du secteur de la transformation alimentaire. Au cours des 5 dernières années, le nombre d’étudiants-chercheurs est passé de 67 à 93 dans notre département», souligne le professeur Bazinet.

La création de ce laboratoire a été rendue possible grâce à des investissements du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, de l’Université Laval, de la Fondation canadienne pour l’innovation, du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation, de fournisseurs d’équipement et de la Fondation François-Bourgeois.

«Ce laboratoire unique au Canada permettra à notre université de consolider sa position nationale et internationale de leader en recherche sur les aliments fonctionnels et, ainsi, de contribuer davantage au succès de l’industrie de la transformation alimentaire québécoise et canadienne», a souligné le doyen de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation, Jean-Claude Dufour, lors de l’inauguration officielle de la plateforme.

«Le programme annoncé aujourd’hui vient répondre aux besoins actuels et futurs de l’industrie agroalimentaire québécoise, qui pourra bénéficier d’une expertise recherchée grâce à ce nouveau laboratoire multidisciplinaire. Il s’inscrit dans le cadre de la Politique agroalimentaire 2018-2025, en visant l’augmentation de la part des entreprises agricoles et de transformation alimentaire québécoises ayant implanté des pratiques d’affaires responsables ainsi que l’amélioration de la valeur nutritive des aliments transformés au Québec», a ajouté Laurent Lessard,  ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.


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Photo : Jean Rodier

Le doyen de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation, Jean-Claude Dufour, Andrée Bourgeois, de la Fondation François Bourgeois, le ministre Laurent Lessard, Louise Bourgeois, de la fondation François Bourgeois, Muriel Subirade, directrice du Département des sciences des aliments, et le professeur Laurent Bazinet.

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Le nouveau laboratoire permet de former une relève compétente pour soutenir l'essor du secteur de la transformation alimentaire. «Au cours des 5 dernières années, le nombre d'étudiants-chercheurs est passé de 67 à 93 dans notre département», souligne le professeur Laurent Bazinet.

Photo: Jean Rodier

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