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Volume 52, numéro 20b | 2 mars 2017

L’École d’été de Percé est de retour

Après deux ans d'absence, et sur de nouvelles bases, l'Université Laval reprend ses activités d'enseignement en Gaspésie

Par Yvon Larose

La nouvelle a de quoi réjouir. L’Université Laval, après deux ans d’absence dus à des compressions budgétaires, revient en force en Gaspésie avec la réouverture de l’École d’été de Percé. Dans la pittoresque villa Frederick-James, construite au 19e siècle et située au sommet du cap Canon, offrant un point de vue spectaculaire sur le rocher Percé et le golfe du Saint-Laurent, l’Université donnera six formations spécialisées et intensives entre le 2 juillet et le 26 août. Deux de ces cours porteront sur l’illustration, plus précisément sur l’affiche et l’image mémoire. Les autres formations toucheront à la végétation des habitats de la région de Percé, à la calligraphie, à l’image poétique en philosophie ainsi qu’à la compréhension scientifique et à l’expression picturale du corps humain.

«L’École d’été de Percé a désormais une vocation institutionnelle, elle n’est plus réservée à la Faculté d’aménagement, d’architecture, d’art et de design, faculté fondatrice de l’École en 2002, explique la vice-rectrice adjointe aux études et aux activités internationales, Nicole Lacasse. L’École est ouverte à l’ensemble des facultés de l’Université Laval. Celles qui ont des projets de formation intensive, avec une orientation qui se veut «classe de maître», sont invitées à déposer leurs projets.»

De 2002 à 2014, l’École d’été de Percé, cet équipement régional de prestige, a dispensé plus de 100 cours et a accueilli pas moins de 2 000 étudiants et professionnels. En juillet 2002, onze personnes avaient suivi la toute première activité tenue à cet endroit, soit un cours de perfectionnement de deuxième cycle en arts visuels axé sur les différentes notions de paysage. En 2007, l’Université se portait acquéreur de la villa Frederick-James. Au fil des ans, l’École a accueilli des experts de réputation internationale. L’un d’eux est le designer graphique autrichien Stefan Sagmeister. «En 2008, l’École a reçu quelque 200 demandes de personnes intéressées à suivre sa classe de maître, souligne l’adjointe au vice-recteur au Vice-rectorat aux études et aux activités internationales, également responsable des écoles d’été, Marie-Andrée Doran. L’École se prête bien à des classes de maître, offertes par des experts internationaux.»

Les deux années d’arrêt ont permis une réflexion poussée sur le devenir de l’École. Un comité de développement, en lien avec le milieu régional, a vu le jour en 2016 à l’Université. Il regroupe trois vice-rectorats, représentés par Pierre Lemay, du Vice-rectorat exécutif et au développement, Martin Ayotte, du Vice-rectorat à l’administration et aux finances, et Marie-Andrée Doran. «Dans les prochaines semaines, ce comité tiendra une rencontre de travail avec les représentants de la région, indique Marie-Andrée Doran. On leur soumettra un projet de nature philanthropique. L’objectif est de solliciter l’aide financière des gouvernements pour la préservation des lieux et la relance des activités de formation.»

En octobre dernier, le comité a tenu une journée de réflexion, à Percé, avec les instances régionales. Il y avait, entre autres, le maire de Percé, le préfet de la MRC, des organismes comme la Sépaq ainsi que des partenaires du secteur privé. «Notre discours était clair, rappelle Nicole Lacasse, qui présidait la rencontre. Nous disions vouloir revenir à Percé dans des conditions différentes. Nous avons dit avoir besoin d’un ancrage régional fort et de l’engagement des instances régionales parce que gérer une telle infrastructure à partir de Québec est difficile. Notre point de vue a été reçu très positivement. Nous en sommes ressortis en nous disant partenaires. Un premier exemple de cet ancrage est le cours d’écologie végétale des habitats de la région qui sera offert cet été.»

Assurer un avenir à la villa Frederick-James, avec la collaboration étroite de la région, dans le respect de la vocation éducative et culturelle de l’École d’été, tel est l’objectif envisagé par l’Université. Pour celle-ci, le partenariat avec des institutions et des organismes locaux et régionaux pourrait déboucher sur des formations adaptées aux demandes et aux besoins régionaux, comme en santé publique et en tourisme durable, en plus du domaine artistique que les partenaires régionaux jugent important de maintenir. L’École pourrait également offrir des formations en lien avec les cégeps de la région, ou avec les universités à Rimouski et à Moncton. Et pourquoi pas des formations continues sur mesure pour les entreprises régionales?

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Lieu unique et inspirant, situé au coeur de la carte postale de la Gaspésie, la villa Frederick-James accueillera à nouveau les activités d'enseignement de l'Université Laval à compter de cet été.

Photo: Marie-Andrée Doran

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