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Volume 52, numéro 13 | 13 décembre 2016

À la une

Lieu phare pour les experts du Nord

Le gouvernement du Québec confirme son appui au projet de construction du pavillon principal de recherche de l'Institut nordique du Québec

Par Matthieu Dessureault

Tout indique que le projet de pavillon de l’Institut nordique du Québec (INQ) sur le campus de l’Université Laval est en voie de se concrétiser. Le ministre responsable du Plan Nord, Pierre Arcand, a profité du 4e Forum de l’Arctic Circle, qui se tenait jusqu’au 13 décembre au Centre des congrès de Québec, pour annoncer une contribution de 10,8 millions$ de la Société du Plan Nord. Cette somme servira à financer l’élaboration des plans et des devis relatifs à la construction du nouveau complexe scientifique.

En tout, Québec s’est engagé à verser jusqu’à 30 millions$ pour ce projet, dont le coût est estimé à 90 millions$. Le projet bénéficiera également de contributions financières des trois établissements fondateurs de l’INQ, soit l’Université Laval, l’Institut national de recherche scientifique (INRS) et l’Université McGill, en plus de recevoir le soutien de la Ville de Québec. «Je me réjouis de voir notre gouvernement, l’Université Laval ainsi que la Ville de Québec donner ensemble une nouvelle impulsion à l’INQ. Notre volonté est claire: accélérer l’avancement de ce projet prioritaire. Nous souhaitons maintenant que le gouvernement fédéral se joigne à nous pour concrétiser la mise en place de l’INQ et poursuivre le développement de connaissances scientifiques multidisciplinaires au nord du 49e parallèle», a déclaré le ministre Arcand au cours d’une conférence de presse.

L’INQ, rappelons-le, vise à fournir aux gouvernements, aux entreprises et aux communautés nordiques les connaissances scientifiques et le savoir-faire technique nécessaires au développement durable du Nord du Québec et de l’Arctique canadien. Il réunit plusieurs centres de recherche couvrant des secteurs aussi variés que les ressources naturelles, la santé, le génie et les sciences sociales et humaines. «Les données de recherche essentielles qui seront recueillies sur l’immense territoire nordique québécois convergeront vers Québec. La Capitale-Nationale agira donc comme un point central stratégique, au pays et à l’étranger», a souligné le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, François Blais.

Le nouveau bâtiment comprendra des laboratoires, des entrepôts et des ateliers d’innovation technologique et de préparation des missions nordiques en milieux terrestres et marins. Il y aura également une salle de visioconférence pour assurer les communications avec les communautés nordiques et les autres partenaires de même que des espaces affectés aux cours à distance pour les résidents du Nord.

Plus de 200 chercheurs réguliers, chercheurs en résidence, professionnels et étudiants aux cycles supérieurs profiteront de ces installations. «Ce pavillon concrétise la vision de l’Institut nordique du Québec, celle de cristalliser l’expertise de pointe en recherche nordique dans un lieu phare. Cette convergence des savoirs permettra aux chercheurs de tout horizon de générer des retombées de recherche multiples, d’assurer un développement durable du Nord et d’accentuer nos partenariats avec les communautés autochtones», a dit le directeur de la science et de l’innovation de l’INQ, Louis Fortier.

Pour le recteur de l’Université Laval, Denis Brière, «ce pavillon rayonnera à travers le monde et deviendra la référence incontournable en matière de développement durable du Nord. Ce projet historique pour l’Université Laval consolidera également les partenariats cruciaux développés avec les nations autochtones et les deux autres membres fondateurs de l’INQ, l’INRS et l’Université McGill.»

Également présent au Forum de l’Arctic Circle, le maire Régis Labeaume s’est réjoui de voir le gouvernement donner son aval à ce projet. «Ce financement tant attendu confirme enfin la réalisation de l’Institut nordique du Québec, qui constituera un facteur d’attraction des meilleurs talents, une source d’innovation technologique et sociale et un levier économique incontestable qui renforcera la position de Québec et du Canada sur l’échiquier international de la recherche nordique. De longue date, l’Université Laval s’est démarquée par la qualité de sa recherche et de ses initiatives en lien avec le Nord et l’Arctique. Pensons au Centre d’études nordiques, au réseau de centres d’excellence ArcticNet et aux expéditions sur le navire Amundsen

Le Forum de l’Arctic Circle regroupait quelque 250 experts, scientifiques et représentants des populations nordiques, des nations autochtones et du milieu des affaires. Des membres de l’INQ ont eu l’occasion de partager leurs expériences avec les participants. Lundi, Louis Fortier a donné une présentation sur la planification du développement durable des régions arctiques et nordiques. Robert Sauvé, président-directeur général de la Société du Plan Nord, Stéphan Van Dine, sous-ministre adjoint au ministère des Affaires autochtones et du Nord du Canada, et Anne Kari Hansen Ovind, ambassadrice de Norvège au Canada, ont également participé à cette rencontre.


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Le concept architectural du nouveau complexe scientifique mettra en valeur le bois et la lumière naturelle.
Photo: INQ

Marc Robitaille
Le Forum de l’Arctic Circle, qui avait lieu du 11 au 13 décembre, a permis aux experts du Nord de partager leurs expériences. Lundi, le directeur de la science et de l’innovation de l’INQ, Louis Fortier, a donné une présentation sur la planification du développement durable des régions arctiques et nordiques
Photo: Marc Robitaille

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De gauche à droite: Pierre Arcand, ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable du Plan Nord, Éric Bauce, vice-recteur exécutif et au développement, Robert Sauvé, président-directeur général de la Société du Plan Nord, Régis Labeaume, maire de Québec, Louis Fortier, directeur de la science et de l'innovation de l'INQ, Edwin Bourget, l'un des initiateurs du projet de l'INQ et ex-vice-recteur à la recherche et à la création, Denis Brière, recteur de l'Université Laval, et Claude Arbour, recteur par intérim de l'INRS.

Photo: Marc Robitaille

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