Logo Université Laval Logo Université Laval

Volume , numéro | 25 septembre 2018

Actualités UL

L’interdisciplinarité à son meilleur

Le Conseil universitaire donne le feu vert à la création de deux programmes aux cycles supérieurs en sciences de la réadaptation

Par Yvon Larose

Le Département de réadaptation poursuit l’expansion de son offre de formation. Depuis sa création en 1997, cette unité administrative s’est dotée d’un microprogramme, de deux baccalauréats et de trois maîtrises professionnelles. D’ici l’hiver 2020, l’offre de formation devrait s’enrichir de deux nouveaux programmes, soit une maîtrise de recherche et un doctorat en sciences de la réadaptation. Ainsi en ont décidé les membres du Conseil universitaire réunis en séance ordinaire, le mardi 25 septembre, dans la salle du Conseil du pavillon Louis-Jacques-Casault.

«Des enjeux quantitatifs et qualitatifs sont reliés à ces deux programmes, explique la professeure Catherine Mercier, du Département de réadaptation. Les deux formations permettront d’accroître notre production de données probantes. Il y a nécessité aujourd’hui de développer les connaissances dans le domaine. Nous visons l’intégration de données probantes à nos formations. La maîtrise et le doctorat favoriseront aussi la cohérence des efforts des différents acteurs pour trouver des solutions novatrices à des problématiques complexes.»

Pour comprendre et résoudre ces problématiques, les sciences de la réadaptation font appel à au moins deux des trois grands secteurs des sciences, soit la santé, les sciences naturelles et le génie, et les sciences humaines et sociales. Les connaissances recherchées visent la compréhension de mécanismes biologiques à l’origine d’incapacités physiques ou mentales. La récupération de ces fonctions se fait dans des dimensions telles que la motricité, la perception, le langage, les émotions, les comportements ou les fonctions cognitives. La recherche porte aussi sur le développement et la validation d’outils de mesure, d’interventions ou de technologies.

«De la naissance jusqu’au grand âge, la réadaptation ratisse large, affirme Catherine Mercier. Beaucoup de nos chercheurs travaillent en réalité virtuelle immersive et en réalité augmentée. On utilise beaucoup la réalité virtuelle, par exemple pour amener des enfants à parler et à bouger davantage. Nous collaborons aussi avec différentes entreprises technologiques. L’une d’elles commercialise des bras robotisés, d’autres fabriquent des exosquelettes pour ceux qui ont de la difficulté à marcher.»

La création du Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale (CIRRIS) de l’Université Laval a contribué à dynamiser les activités de recherche au Département. «Le Département compte 43 professeurs actifs en recherche», indique celle qui est également directrice scientifique du CIRRIS et qui a occupé la présidence du comité d’élaboration des deux nouveaux programmes. «Nous avons l’un des programmes de recherche en sciences de la réadaptation parmi les plus avancés de la francophonie, poursuit-elle. Au Canada, l’Université est parmi les plus actives dans le domaine. La forte croissance de nos chercheurs reflète beaucoup l’évolution de la réadaptation au Canada. À ce chapitre, le Canada occupe une position très enviable à l’échelle internationale.»

Le Département de réadaptation se distingue par son interdisciplinarité avec des programmes en ergothérapie, en physiothérapie et en orthophonie. Les deux nouveaux programmes pourront profiter de l’expertise de chercheurs provenant de six facultés: médecine, sciences infirmières, sciences sociales, sciences et génie, musique, ainsi que foresterie, géographie et géomatique

Dans son avis déposé au Conseil universitaire, la Commission des études conclut que les deux programmes projetés sont pertinents, à la fois sur les plans socioéconomique, systémique et institutionnel. Pour la Commission, la réussite des étudiants sera favorisée par les milieux d’encadrement, l’expertise des chercheurs et leur réputation internationale. Les projets de programmes répondent aux grandes orientations du Plan stratégique 2017-2022 de l’Université Laval. Ce plan prône notamment une expérience étudiante enrichie, des milieux d’accueil favorisant l’engagement dans la société et l’excellence véhiculée par des milieux de recherche et d’enseignement interdisciplinaires et intersectoriels.

La Commission des études recommande de rattacher les deux programmes projetés à la Faculté de médecine. Elle recommande également de confier au Comité exécutif le soin de fixer la date d’implantation des programmes, à la suite des approbations usuelles du Bureau de coopération interuniversitaire et du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

 

readaptation_credit_aucun_thinkstock_486463646

Les chercheurs en réadaptation travaillent sur des dimensions telles que la motricité, la perception, le langage, les émotions, les comportements ou les fonctions cognitives.

Écrivez-nous
Partagez
ULaval nouvelles