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Volume 53, numéro 11 | 23 novembre 2017

Actualités UL

L’Université en 2037

La Bibliothèque présente, jusqu'en avril 2018, une exposition sur l'avenir de notre établissement

Par Yvon Larose

«Je suis professeure à l’Université Laval depuis 2032. Je fais partie d’une équipe pédagogique interdisciplinaire en sciences des comportements humains. Je termine un cycle de cinq ans surtout concentré sur la recherche. Dès l’an prochain, je commencerai un autre cycle de cinq ans en transfert des connaissances et en développement pédagogique.»

Ce témoignage, fictif, est celui de Rachel, 55 ans. Il donne le ton à l’une des quatre stations qui constituent l’exposition Tendances – L’Université Laval en 2037. Cette exposition, sobre dans sa présentation mais substantielle dans son contenu, a démarré le 16 novembre au quatrième étage de la Bibliothèque. Elle se poursuivra jusqu’au mois d’avril 2018.

«Les stations présentent quatre scénarios de ce que pourrait être l’Université dans un horizon de 15 à 20 ans, explique la secrétaire permanente à la Commission des études et à la Commission de la recherche, Marise Ouellet. Cette vision futuriste a été élaborée à partir des travaux menés par ces deux instances, qui avaient pour mandat, entre 2015 et 2017, de réfléchir à l’avenir de la formation et de la recherche à l’Université Laval. Les membres des commissions ont mis en lumière les tendances actuelles et les indices de changement. Ils ont tenté de dégager les grands courants qui se dessinent ainsi que les valeurs préservées et celles qui pourraient être instaurées.»

La rectrice Sophie D’Amours a assisté au lancement. Selon elle, l’exposition revêt une importance particulière. «Tout notre établissement, a-t-elle déclaré, est présentement engagé et mobilisé dans une planification stratégique. Nous souhaitons rêver à notre université… de 2022. Vous nous devancez avec cette vision de 2037. Nous y trouverons probablement quelques sources d’inspiration ou idées audacieuses. Après tout, l’Université doit rêver et développer une vision à très long terme. Cet horizon pas si lointain mérite certainement qu’on y réfléchisse.»

Le scénario de l’avenir auquel est rattaché le personnage de Rachel est l’atelier d’apprentissage collaboratif. Son témoignage est sonore et peut être entendu à une borne introductive. Cinq silhouettes schématiques d’hommes ou de femmes, en découpe, occupent l’espace. Elles arborent chacune un texte de présentation. Dans cet atelier, les utilisateurs-types, ou personas, s’appellent Alexe (responsable d’une entreprise), Andrée (étudiante professionnelle), Gabriel (conseiller en formation), Karim (étudiant étranger) et Véronique (chargée de formation). Ils acquièrent leurs savoirs au moyen de contenus numériques, qu’ils peuvent mettre en commun, et développent leurs compétences dans l’interaction. On ne parle plus de la formule professeur-étudiant, mais plutôt d’une approche d’enseignement collaboratif. La mise en scène se répète dans les trois autres stations, où les membres de la communauté universitaire de demain travaillent dans un environnement de partage, au sein d’une équipe pédagogique et dans un laboratoire de recherche.

«Cette aventure futuriste regorge d’idées nouvelles, affirme Marise Ouellet. Par exemple, dans la cité universitaire de 2037, des étudiants-parents habitent sur le campus avec leur petite famille. Des retraités encadrent bénévolement des étudiants dans certains projets. Des robots mobiles de téléprésence permettent aux étudiants de l’Université Laval, où qu’ils soient dans le monde, de participer à un cours ou à un atelier. Les universités ont laissé tomber la concurrence entre elles pour faire place à la collaboration et à la complémentarité, entre autres dans l’offre de formation. Les universités unissent leurs forces en recherche afin de créer des masses critiques de chercheurs et une synergie permettant de rivaliser à l’international.»

En 2037, l’Université Laval est beaucoup plus perméable. Elle intègre la ville et la région de Québec à ses activités. Ses décisions de développement sont davantage prises en harmonie avec le milieu. Les grandes tendances sont au décloisonnement, à l’interaction et à la mutualisation des services et des ressources.

Marise Ouellet a assuré la coordination au contenu de l’exposition. Elle a accompagné les présidents et les membres des commissions dans leurs travaux. Tous ont collaboré avec les concepteurs, quatre finissants du baccalauréat en design de produits qui ont travaillé sur les scénarios et les textes. «Les étudiants, dit-elle, ont transformé en contenus artistiques, en scénarios et en personas les notions plus abstraites fournies par les commissions.» Le Laboratoire d’enquête ethnologique et multimédia a réalisé les bandes sonores des bornes introductives. Le montage de l’exposition a été confié à une équipe de la Bibliothèque. Enfin, le Bureau des services Web a élaboré un sondage virtuel auquel les visiteurs sont invités à répondre au moyen d’un écran sur place.

Pour plus d’information sur le contenu de l’exposition, le lecteur peut consulter les deux avis publiés récemment sur l’avenir de l’Université par la Commission des études et la Commission de la recherche:


expo
Au moment de l’inauguration de l’exposition, le 16 novembre: Loubna Ghaouti, directrice de la Bibliothèque, Thomas Coulombe-Morency, étudiant à la maîtrise en design, Claude Savard, vice-recteur adjoint aux études et aux affaires étudiantes, Sophie D’Amours, rectrice, Pascal Daleau, président de la Commission de la recherche, Marie Audette, présidente de la Commission des études, et Marise Ouellet, secrétaire permanente de la Commission des études et de la Commission de la recherche.
Photo: Marc Robitaille

expo

La station no 1 est consacrée à l'apprentissage collaboratif. Dans cet atelier, les utilisateurs-types acquièrent leurs savoirs au moyen de contenus numériques, qu'ils peuvent mettre en commun, et développent leurs compétences dans l'interaction.

Photo: Marc Robitaille

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