Le lundi 8 mars, jour du centenaire de la Journée internationale des femmes, et à l’occasion d’une activité de la Chaire publique ÆLIES, l’Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (ÆLIES) a tenu une cérémonie spéciale à la mémoire de Marie Sirois, la première femme à recevoir, en 1904, un diplôme de l’Université Laval, soit un certificat d’études littéraires. L’événement a eu lieu au Grand Salon du pavillon Maurice-Pollack. À cette occasion, Hélène Boivin, petite-fille de Marie Sirois, a reçu un portrait peint sur toile de sa grand-mère. L’artiste Louise Jobin a réalisé l’œuvre à partir d’une photo d’archive.

«Nous avons voulu honorer la mémoire d’une pionnière de l’Université, explique Steeve Bélanger, directeur de la Chaire publique ÆLIES. Par la même occasion, Marie Sirois a été la première femme à recevoir un titre d’une université de langue française au Canada. La toile sera installée avec une plaque commémorative à l’entrée de la salle du conseil de la maison Marie-Sirois où sont les bureaux de l’ÆLIES. La salle portera désormais le nom de salle Marie-Sirois.»

Rappelons que Marie Sirois avait eu besoin d’une permission spéciale l’autorisant à s’inscrire à la Faculté des arts. Son père, un notaire, était également professeur à la Faculté de droit. Elle ne s’est pas présentée à la cérémonie de remise des diplômes parce qu’on lui avait demandé de ne pas le faire. Son diplôme, elle l’a reçu par la poste avec une lettre d’éloges du recteur de l’époque. Le 15 juin 2003, le recteur Michel Pigeon, soucieux de corriger cet impair, a remis officiellement à Hélène Boivin le diplôme de sa grand-mère à l’occasion de la collation des grades. En 2008-2009, 61 % des diplômes émis par l’Université Laval ont été remis à des femmes.