Quelles devraient être les priorités de recherche pour assurer le développement durable du Nord québécois? Des experts de la recherche en milieu nordique qui se sont penchés sur cette question livreront leurs constats et leurs recommandations lors d’un colloque qui se déroulera les 18 et 19 juin au Grand Salon du pavillon Maurice-Pollack. Cet événement est l’aboutissement d’un exercice de réflexion, amorcé l’automne dernier, auquel ont participé une cinquantaine d’experts du milieu universitaire, la majorité de l’Université Laval, ainsi que des représentants des communautés autochtones, des entreprises et du gouvernement du Québec.

Une table de concertation, dirigée par Sophie D’Amours, vice-doyenne à la recherche à la Faculté des sciences et de génie, a supervisé l’organisation de cette vaste réflexion. «C’est la première fois qu’un tel exercice est réalisé au Québec, affirme-t-elle. Des professeurs de presque toutes les facultés de l’Université ont accepté généreusement d’y participer. Ils se sont spontanément sentis responsables des enjeux.»

Les réflexions ont été menées au sein de quatre groupes thématiques: Mieux-être et développement des communautés, présidé par Caroline Desbiens (Géographie) et Thierry Rodon (Science politique), Potentiel économique du Nord, présidé par Guy Debailleul (Économie agroalimentaire et sciences de la consommation) et Martin Grenon (Génie des mines, de la métallurgie et des matériaux), Transport et communication, présidé par Michel Allard (Géographie) et Leslie Rusch (Génie électrique et génie informatique), et Protection de l’environnement, présidé par Stéphane Boudreau et Daniel Fortin (Biologie).

Lors du colloque, les présidents de chaque table livreront les fruits des discussions menées au cours des derniers mois, notamment en ce qui a trait aux priorités de recherche. Des représentants des communautés nordiques y ajouteront leurs témoignages (pour consulter le programme: www2.ulaval.ca/la-recherche/nord-durable/). Les quelque 140 professeurs de l’Université Laval actifs en recherche nordique, des étudiants-chercheurs, des représentants des communautés nordiques, des représentants gouvernementaux et des administrateurs de la recherche ont été invités au colloque.

Sophie D’Amours estime que l’exercice de réflexion mené à l’Université Laval pourrait servir de modèle à une consultation élargie dans tout le réseau universitaire québécois. «Nous estimons qu’au moins 1,5 % des 80 milliards qui seront investis par le gouvernement du Québec dans le développement du Nord devrait aller du côté de la RD et de l’innovation. Une partie de cette somme sera allouée à la recherche universitaire. Il est important d’établir les bases d’un partenariat élargi avec les autres universités afin de s’entendre sur les priorités de recherche et sur les collaborations possibles.»