Logo Université Laval Logo Université Laval

Volume 53, numéro 3 | 14 septembre 2017

Actualités UL

Pour une mobilité plus sécuritaire

L’Université se dote d’une politique sur la sécurité des séjours à l’étranger

Par Yvon Larose

Chaque année, plus d’un millier d’étudiants de l’Université poursuivent leur formation à l’étranger ou dans des régions éloignées du Canada. Le 5 juillet, leur niveau de sécurité a été haussé d’un cran avec l’adoption, par le Conseil d’administration de l’Université, d’une nouvelle politique en la matière.

«La Politique sur la sécurité des séjours à l’international ou dans les régions éloignées du Canada est placée sous la responsabilité conjointe du Vice-rectorat aux affaires externes, internationales et à la santé (VRAEIS), et du Vice-rectorat aux ressources humaines (VRRH), explique le directeur du Bureau international, Richard Poulin. Elle a ceci de particulier qu’elle s’étend, pour une première fois, aux membres du personnel et aux bénévoles qui ont à se déplacer à l’étranger ou dans les régions éloignées du Canada dans le cadre de projets ou d’activités universitaires.»

La nouvelle politique couvre tous les types de séjours de mobilité universitaire: stage, études, création, recherche et conférence. Le Registre des séjours de mobilité en constitue la pièce maîtresse. Ce registre sécurisé permet d’assurer une gestion d’urgence efficace. Toute personne inscrite peut être localisée à un moment et à un endroit précis. De plus, le Registre donne accès rapidement à des renseignements sur le séjour de mobilité de la personne.

Richard Poulin a mené une consultation auprès des différentes instances de l’Université. Son groupe de travail, composé de représentants du VRAEIS, du VRRH, du Vice-rectorat à l’administration, du Bureau du secrétaire général et du Service de sécurité et de prévention, a répertorié les bonnes pratiques en matière de sécurité internationale. Le comité a, de plus, rencontré les deux grandes associations étudiantes, la CADEUL et l’AELIÉS, la table des doyens ainsi que le Syndicat des professeurs et professeures de l’Université Laval. «Tous ont répondu favorablement au projet de politique, indique le directeur du Bureau international. L’Université, comme employeur, est responsable de la sécurité de ses employés.»

La Politique permet une meilleure gestion des risques associés aux projets et aux activités à l’international. Elle uniformise les mesures de sécurité à prendre. Elle comprend également une procédure prédépart spécifique. Celle-ci consiste principalement en l’inscription au Registre des séjours de mobilité et en une évaluation et une mitigation des risques.

L’Université reconnaît trois niveaux de risque. Les étudiants du premier cycle ne peuvent choisir que des destinations à risque faible ou à risque moyen. Ces risques ne sont pas plus importants que ceux encourus ici dans la vie quotidienne. Quant aux destinations à risque élevé ou à risque très élevé, elles nécessitent une préparation spéciale. Ainsi, l’étudiant des cycles supérieurs, l’employé ou le bénévole intéressé par un de ces pays doit remplir un formulaire de planification et de mitigation des risques. Ensuite, il doit soumettre son projet ou son activité à un comité-conseil qui se prononcera sur sa faisabilité. Enfin, une personne en autorité donnera son autorisation.

«Ces mesures visent à s’assurer que l’étudiant, l’employé ou le bénévole séjournera à l’étranger dans les conditions les plus sécuritaires possible, soutient Richard Poulin. Pour cela, il doit faire la preuve qu’il est sensibilisé au risque associé à sa destination, qu’il connaît et qu’il va appliquer les mesures qui vont lui permettre de minimiser ce risque au maximum. L’objectif de la Politique n’est pas d’empêcher les gens de voyager. C’est plutôt de nous assurer qu’ils voyageront de façon vraiment sécuritaire et que nous pourrons leur venir en aide, tout le long de leur séjour, en cas de difficulté.»

Dans certains pays considérés comme difficiles, l’étudiant, l’employé ou le bénévole est tenu d’arriver par un vol de jour lorsque c’est possible. Un arrangement doit avoir été pris avec le partenaire local pour qu’il envoie chercher le voyageur à l’aéroport. Le chauffeur doit connaître le nom de celui-ci. Le partenaire pourra lui remettre une liste d’hôtels et de restaurants reconnus comme sécuritaires pour des visiteurs étrangers. L’étudiant, l’employé ou le bénévole doit, pour sa part, s’engager à respecter ladite liste.

«Il y a quelques années, le Chili a été secoué par un tremblement de terre, raconte Richard Poulin. Nous avons appelé tous nos étudiants qui séjournaient là-bas. Tous allaient bien. Ils ont apprécié que l’on se soucie de leur sécurité.»

Consulter le texte intégral de la Politique

Bordeaux

Les destinations européennes, dont la ville de Bordeaux, en France, font partie des nombreux séjours à l’international offerts par l’Université Laval.

Écrivez-nous
Partagez