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Volume 52, numéro 30 | 26 juin 2017

Vie étudiante

Mon projet nordique!

Deux doctorantes de l'Université Laval remportent un séjour à Reykjavik, en Islande, où elles iront présenter leurs travaux de recherche

Par Brigitte Trudel

C’est le 6 juin, à l’issue de la Journée de la science 2017 de l’Institut nordique du Québec (INQ), que Barbara Vuillaume et Julie Ducrocq ont appris la bonne nouvelle. Ce jour-là, toutes deux, ainsi que 21 représentants et représentantes de partout dans la province, dont 13 de l’Université Laval, prenaient part à la finale du concours Mon projet nordique mené dans le cadre de l’événement.

Tenue au Musée de la civilisation, la compétition était ouverte à tous les doctorants et doctorantes du Québec dont les études portent sur le domaine de la recherche nordique. Elle consistait pour les participants à présenter publiquement et devant jury leur projet de recherche en cinq minutes, appuyés par un maximum de 10 diapositives. À la suite des délibérations, six gagnants ont été retenus, parmi lesquels les deux représentantes du campus.

Ces gagnants prendront part en octobre prochain, à Reykjavik, en Islande, à l’assemblée annuelle d’Arctic Circle. Cette organisation internationale représente la plus importante plateforme d’échanges et de collaboration en ce qui a trait à l’avenir de l’Arctique. Durant ce rendez-vous, les étudiants sélectionnés présenteront leur thèse aux côtés de six doctorants scandinaves. Des activités de réseautage seront également organisées.

«Je suis très heureuse, c’est un rêve de petite fille d’aller dans ce pays!, s’est exclamé Barbara Vuillaume à l’annonce de sa victoire. La jeune femme d’origine française qui, depuis deux ans, poursuit des études de doctorat en biologie a choisi l’Université Laval pour asseoir ses recherches. Plus spécifiquement, elle désirait se joindre à l’équipe du professeur Steeve Côté, titulaire du programme Caribou Ungava qui se spécialise dans l’étude et l’observation du caribou migrateur. La thèse de Barbara Vuillaume porte sur la survie des faons dans cette population et sur les déterminants de la survie annuelle des caribous selon l’âge et le sexe. «Le caribou est un animal fascinant, presque mythique, relate-t-elle pour expliquer son intérêt. De plus, sa présence a de fortes répercussions sur les habitants des régions nordiques.»

Celle à qui il tardait de contacter sa famille de l’autre côté de l’Atlantique pour partager son enthousiasme considère que le concours et ses exigences représentaient une très belle expérience de pratique pour se préparer à d’autres activités de présentation et à d’éventuelles conférences. «Quant à la perspective d’aller en tant qu’étudiante représenter devant une assemblée scientifique un organisme du calibre de l’INQ, ce n’est pas rien. Je suis touchée qu’on nous fasse confiance», confie-t-elle.

La seconde lauréate de l’Université, Julie Ducrocq, a, pour sa part, déjà séjourné en Islande. L’étudiante en deuxième année du doctorat en épidémiologie était ravie à l’idée de retourner dans ce lieu dont elle garde un excellent souvenir. «Mais surtout, j’apprécie d’avoir été choisie pour la visibilité que cela procure à l’équipe dont je fais partie», estime-t-elle. Julie Ducrocq est liée à la Chaire de recherche Nasivvik en approches écosystémiques de la santé nordique, dont la titulaire est la professeure Mélanie Lemire du Département de médecine sociale et préventive. La jeune chercheuse étudie les maladies infectieuses et parasitaires en lien avec certaines pratiques traditionnelles inuites comme la manipulation des carcasses animales et l’alimentation à base de viande crue ou peu cuite. «L’idée n’est surtout pas de remettre en question ces pratiques, précise-t-elle. Notre approche est basée avant tout sur les besoins locaux.  Nous visons la santé et le mieux-être des populations nordiques sans rien imposer, mais en fonctionnant plutôt à partir de leurs besoins et de leurs demandes. L’aspect participatif est essentiel dans nos travaux.»  Cette vision de la recherche – celle liée à une science qui répond aux attentes des populations plutôt qu’aux prérogatives des laboratoires –, la doctorante y croit et se dit emballée d’aller la mettre en valeur à l’international. «Nous avons au Québec des pratiques innovantes qui valent la peine d’être partagées à plus large échelle», assure-t-elle.

montage-INQ

Barbara Vuillaume et Julie Ducrocq.

Photo: INQ / Amélie Breton

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